Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Institution :

Usager en libre accès

Études internationales

Volume 43, numéro 3, septembre 2012, p. 461-463

Raymond Aron et les relations internationales : 50 ans après Paix et guerre entre les nations

Sous la direction de Jean-Vincent Holeindre

Direction : Louis Bélanger (directeur) et Richard Ouellet (directeur adjoint)

Rédaction : Pauline Curien (rédactrice en chef)

Éditeur : Institut québécois des hautes études internationales

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/1012816ar

ei
< PrécédentSuivant >

Abonnement requis!

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Toutes les archives des revues diffusées sur Érudit sont en accès libre (barrière mobile de 2 ou 3 ans). Pour plus d’information, consulter la page Abonnements et politique d’accès.

Pour abonner votre institution : erudit-abonnements@umontreal.ca.
En cas de problème d’accès : erudit@umontreal.ca.

Connexion (abonné individuel)

Compte rendu

A Whole New World. Reinventing International Studies for the Post-Western World, Pierre P. Lizée, 2011, New York, Palgrave Macmillan, 250 p.

Luc Sindjoun

Université de Yaoundé II

Résumé | Extrait

L’ouvrage de Pierre Lizée est d’une ambition épistémologique manifeste, annoncée et affichée par son titre, notamment par le sous-titre « Réinventer les études internationales dans le monde post-occidental ». Tout est clair et net : les relations internationales en tant que savoir sont confrontées à une crise de connaissance et d’explication du monde qui s’est émancipé totalement ou partiellement de l’hégémonie occidentale. En d’autres termes, dans cette perspective, les concepts et les méthodes utilisés jusqu’à présent dans la science des relations internationales étaient liés à la stabilité de l’Occident et à son ascension au statut de puissance régulant le monde. La science des relations internationales est ainsi contestée dans son statut épistémologique de savoir universel, tant ses concepts et ses méthodes sont socialement et historiquement situés ; elle participe d’un langage en phase avec le logiciel de la domination occidentale du monde. Dans ce contexte, en revendiquant sa complicité intellectuelle avec Fareed Zakaria, Pierre Lizée souligne la transformation du monde du fait de l’émergence des puissances non occidentales comme la Chine et l’Inde ; émergence corrélative du déclin relatif des puissances occidentales. Il s’agit donc d’un monde nouveau dont la connaissance et l’explication ne peuvent découler que d’un relais des paradigmes, mieux d’une révolution paradigmatique, au sens de Thomas Kuhn. Ainsi se présente le domaine de définition et de validité de l’ouvrage de Pierre Lizée.

A Whole New World. Reinventing International Studies for the Post-Western World est un ouvrage qui repose sur une structure de démonstration ternaire.

La démonstration initiale est en fait un questionnement sur l’universalité des principaux paradigmes des relations internationales. Il s’agit notamment du réalisme et du libéralisme, qui ont la prétention de rapporter et d’expliquer les comportements des acteurs politiques où qu’ils se trouvent.

La deuxième démonstration de l’ouvrage de Pierre Lizée renvoie à la construction du « monde non occidental » comme étant un monde spécifique. Cette opération intellectuelle est menée par et dans la critique du néoréalisme et du libéralisme dans leur inaptitude à comprendre la spécificité de la violence dans le « monde non occidental » ainsi que le refus « structurel » de la construction de l’État. Dans le même ordre d’idées, mention est faite, d’une part, de l’inadaptation au « monde non occidental » de la notion d’individu telle qu’elle est développée dans les analyses libérales et néolibérales des relations internationales et, d’autre part, de la nécessité à prendre en compte la différence dans les relations internationales.

La troisième et dernière démonstration qui clôt l’ouvrage porte sur la réinvention des relations internationales. Au terme d’un parcours polémique marqué par la déconstruction du réalisme, du libéralisme et du ...

Auteur : Luc Sindjoun
Ouvrage recensé : A Whole New World. Reinventing International Studies for the Post-Western World, Pierre P. Lizée, 2011, New York, Palgrave Macmillan, 250 p.
Revue : Études internationales, Volume 43, numéro 3, septembre 2012, p. 461-463
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1012816ar
DOI : 10.7202/1012816ar

Tous droits réservés © Études internationales, 2012

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2014