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Études internationales

Volume 43, numéro 3, septembre 2012, p. 473-475

Raymond Aron et les relations internationales : 50 ans après Paix et guerre entre les nations

Sous la direction de Jean-Vincent Holeindre

Direction : Louis Bélanger (directeur) et Richard Ouellet (directeur adjoint)

Rédaction : Pauline Curien (rédactrice en chef)

Éditeur : Institut québécois des hautes études internationales

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/1012822ar

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Compte rendu

The World Food Programme in Global Politics, Sandy Ross, 2011, Londres, FirstForumPress, 308 p.

Noémie Latendresse-Desmarais

Université du Québec à Montréal

Résumé | Extrait

Cet ouvrage, rédigé par Sandy Ross, chercheur associé à l’école des sciences sociales et des sciences politiques à l’université de Melbourne, trouve son origine dans la question actuelle des problèmes transnationaux auxquels nous devons faire face. En effet, l’intérêt de cet ouvrage réside dans le fait que l’auteur s’interroge d’emblée sur l’efficience de la gouvernance mondiale pour répondre à ce type de problèmes transnationaux, tels que les catastrophes liées au changement climatique ainsi que les crises économiques ou humanitaires. Comme son titre nous l’annonce, ce livre cherche à savoir comment s’articule le Programme alimentaire mondial (pam) dans la politique mondiale, s’inscrivant ainsi dans le champ des relations internationales. Précisément, Ross se questionne sur l’existence d’une gouvernance mondiale fructueuse et crédible. Plus encore, s’il y a existence d’une telle gouvernance, quelles en sont les caractéristiques politiques, et, surtout, avons-nous espoir d’être en mesure de créer des relations, des alliances et de développer des organisations internationales avec ces caractéristiques ?

Séparé en sept chapitres, cet ouvrage vise à comprendre comment il est possible d’améliorer la gouvernance mondiale par un examen institutionnel de la légitimité du Programme alimentaire mondial. En ce sens, cet ouvrage vient enrichir la littérature actuelle entourant le pam. Il permet une réflexion à plus grande échelle relativement à l’interdépendance des normes et des intérêts dans la constitution d’une relation. En effet, tout au long de la lecture de cet ouvrage, nous serons témoins de la tension qui existe entre les États-Unis et les Nations Unies. Particulièrement, le noeud du problème réside dans le fait que le Programme alimentaire mondial est une organisation faisant partie des Nations Unies, au regard de laquelle les États-Unis jouent un rôle qualifié d’hégémonique et de prédominant. Or, comme le souligne Ross, les États-Unis bâtissent la légitimité du système des Nations Unies, tout en minant cette légitimité par l’assouvissement de leurs intérêts nationaux ainsi que par leur rôle clé dans le système international.

La prémisse sur laquelle repose cet ouvrage est la suivante : le contexte international, dans lequel gravitent des institutions sociales ainsi que des régimes internationaux qui jouent un rôle essentiel dans la relation entre les normes et les intérêts, est socialement complexe. Ainsi, le régime international d’aide alimentaire vient fournir un contexte institutionnel dans lequel prend place le Programme alimentaire mondial. Si le premier chapitre détaille le cadre théorique de l’ouvrage – basé sur deux distinctions précises, soit les concepts d’inclusion et de responsabilisation ainsi que sur les concepts d’efficacité relative et absolue –, le deuxième chapitre se penche sur la norme « Feed-The-Hungry », qui joue un rôle fort important dans la façon dont les États-Unis...

Auteur : Noémie Latendresse-Desmarais
Ouvrage recensé : The World Food Programme in Global Politics, Sandy Ross, 2011, Londres, FirstForumPress, 308 p.
Revue : Études internationales, Volume 43, numéro 3, septembre 2012, p. 473-475
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1012822ar
DOI : 10.7202/1012822ar

Tous droits réservés © Études internationales, 2012

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