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Études internationales

Volume 43, numéro 3, septembre 2012, p. 476-478

Raymond Aron et les relations internationales : 50 ans après Paix et guerre entre les nations

Sous la direction de Jean-Vincent Holeindre

Direction : Louis Bélanger (directeur) et Richard Ouellet (directeur adjoint)

Rédaction : Pauline Curien (rédactrice en chef)

Éditeur : Institut québécois des hautes études internationales

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/1012824ar

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Compte rendu

Cyberattaque et cyberdéfense, Daniel Ventre, 2011, Paris, Lavoisier, 312 p.

Laurence Basset

Mariusa Consulting

Résumé | Extrait

La guerre de l’information, qu’elle soit militaire ou économique, comme la cyberdélinquance, ainsi que les stratégies de dominance informationnelle ou le cyberterrorisme occupent de plus en plus régulièrement le premier plan de l’actualité et posent – entre autres – des questions de libertés publiques. La défense de la Nation contre tous les types d’attaques cybernétiques, quel que soit d’ailleurs le vocabulaire employé (il s’agit bien de tout ce qui touche au cyberespace, au non-visible), la défense de la Nation, donc, est devenue un élément essentiel de la politique nationale et internationale des États. Il semble qu’il ne soit plus l’heure de se demander si une attaque informationnelle est probable ou non, ni même de savoir si cela constituerait un instrument stratégique efficace. Il est acquis que cette menace est réelle et que les pays doivent adapter leurs stratégies de défense aux armes nouvellement créées et de plus en plus diffusées dans le monde.

D’ici à 2020, le cyberespace devrait générer – notamment par le commerce électronique – entre trois et quatre trillions de dollars. Devant cette croissance effrénée, le cyberespace se positionne progressivement au centre des activités créatrices de richesse dans le monde et il n’est désormais plus possible d’ignorer le formidable facteur de vulnérabilité que les nouvelles technologies de l’information induisent pour les États et leur population. L’augmentation de l’utilisation de ces nouvelles technologies accroît la quantité de failles « mises au service » d’ennemis potentiels, de même que leur vulnérabilité.

L’ouvrage de D. Ventre définit très bien les différentes conceptions que l’on peut trouver des acceptions « cyberespace », « cybernétique », « cyberdéfense », « cyberguerre »… En y consacrant plusieurs chapitres, l’auteur s’assure que tous les aspects sont abordés.

On a coutume de considérer que, depuis le 11 septembre 2001, tout a changé dès lors qu’il est question de concept militaire. Combien d’ouvrages ont été consacrés aux évolutions forcées ou supposées des aspects de défense nationale après les attaques sur le sol américain ? Parmi tous les concepts qu’il a fallu revoir, celui du cyberespace est progressivement apparu comme un des aspects importants de cette évolution théorique. En effet, la notion de cyberespace se confond largement avec Internet : il représente donc tout à la fois la masse, toujours en croissance, des connaissances humaines, mais aussi une structure particulière où tout est directement ou indirectement relié à tout, puisque les informations se renvoient les unes aux autres.

La première partie est un peu longue mais très bien documentée. Elle construit par exemple une étude sur la représentation qu’ont les internautes des notions étudiées dans le livre, sur la base des résultats de recherche dans Google, en français et en anglais. Les deux parties suivantes sont essentielles...

Auteur : Laurence Basset
Ouvrage recensé : Cyberattaque et cyberdéfense, Daniel Ventre, 2011, Paris, Lavoisier, 312 p.
Revue : Études internationales, Volume 43, numéro 3, septembre 2012, p. 476-478
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1012824ar
DOI : 10.7202/1012824ar

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