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Études internationales

Volume 43, numéro 3, septembre 2012, p. 482-484

Raymond Aron et les relations internationales : 50 ans après Paix et guerre entre les nations

Sous la direction de Jean-Vincent Holeindre

Direction : Louis Bélanger (directeur) et Richard Ouellet (directeur adjoint)

Rédaction : Pauline Curien (rédactrice en chef)

Éditeur : Institut québécois des hautes études internationales

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/1012827ar

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Compte rendu

Shifting the Balance. Obama and the Americas, Abraham F. Lowenthal, Theodore J. Piccone et Laurence Whitehead (dir.), 2011, Washington, DC, Brookings Institution Press, 193 p.

Jacques Paquet

Gouvernement du Québec

Résumé | Extrait

L’originalité de Shifting the Balance, qui s’inscrit dans le cadre de la littérature traitant à la fois des États-Unis, de l’Amérique latine et des Caraïbes dans un contexte de relations internationales, est de présenter une première évaluation de l’approche et des priorités du président des États-Unis, Barack Obama, à l’égard de l’Amérique latine et des Caraïbes depuis son arrivée à la tête du pays en 2009.

Certains observateurs constatent que les priorités hémisphériques annoncées par l’administration américaine sont marquées par l’absence de résultats concrets et visibles. D’autres, dont les auteurs de l’ouvrage recensé, y voient des signes positifs. En effet, l’administration Obama aurait réussi à transformer certaines politiques et aurait fait le choix d’un langage favorisant la collaboration et le partenariat plutôt que la confrontation.

Devant d’importants problèmes à l’interne (récession économique, hausse du chômage, crise des institutions financières, etc.) ainsi qu’à l’étranger (deux guerres impopulaires, la menace constante d’Al-Qaeda, les relations tendues avec la Russie, les nombreux défis que pose la Chine, etc.), rares sont ceux qui ont prédit que le président Obama consacrerait beaucoup d’attention à ses partenaires latino-américains. D’autant plus que, durant la campagne présidentielle de 2008, le candidat Obama a très peu parlé de la région.

Selon Lowenthal, bien que les pays de l’Amérique latine soulèvent peu d’enjeux pressants pour la puissance américaine, le président Obama s’est engagé dès le début de son mandat à l’égard de cette région. La perception au sein de la nouvelle équipe dirigeante était que certains pays, notamment le Mexique, sont d’une importance croissante pour l’avenir des États-Unis.

La politique latino-américaine d’Obama a certes suscité une réaction positive et enthousiaste. Toutefois, elle s’est rapidement heurtée à une déception grandissante. Plusieurs enjeux et événements ont contribué à cette perte d’engouement, telle la nouvelle approche envers le régime cubain. Initialement bien accueillie à travers l’hémisphère, cette dernière s’est avérée absente de profondeur.

Cependant, ce sont deux événements en particulier qui ont davantage nui à Obama. Le premier est la réponse du gouvernement américain au renversement et à l’expulsion vers le Costa Rica, le 28 juin 2009, du président hondurien Manuel Zelaya par les forces armées du Honduras. Le second est la façon dont le gouvernement américain a rendu publique, en 2009, l’entente de dix ans conclue avec le gouvernement colombien qui permet l’accès du personnel militaire américain à sept bases militaires colombiennes. Ces deux cas sont largement traités par les contributeurs de l’ouvrage, relatant la réaction des principaux acteurs latino-américains et l’impact sur les relations interaméricaines. Les autres défis auxquels Obama a dû faire face dans les deux...

Auteur : Jacques Paquet
Ouvrage recensé : Shifting the Balance. Obama and the Americas, Abraham F. Lowenthal, Theodore J. Piccone et Laurence Whitehead (dir.), 2011, Washington, DC, Brookings Institution Press, 193 p.
Revue : Études internationales, Volume 43, numéro 3, septembre 2012, p. 482-484
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1012827ar
DOI : 10.7202/1012827ar

Tous droits réservés © Études internationales, 2012

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