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Études internationales

Volume 43, numéro 3, septembre 2012, p. 489-491

Raymond Aron et les relations internationales : 50 ans après Paix et guerre entre les nations

Sous la direction de Jean-Vincent Holeindre

Direction : Louis Bélanger (directeur) et Richard Ouellet (directeur adjoint)

Rédaction : Pauline Curien (rédactrice en chef)

Éditeur : Institut québécois des hautes études internationales

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/1012831ar

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Compte rendu

Asia’s Free Trade Agreements. How is Business Responding ?, Masahiro Kawai et Ganeshan Wignaraja (dir.), 2011, Northampton, MA, Edward Elgar, 288 p.

Jean-François Fortin

Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), Ottawa

Résumé | Extrait

En dix ans, l’Asie est devenue la région du monde la plus active en matière de création d’ententes bilatérales et régionales de commerce. Près d’une centaine d’accords de libre-échange (ale) existent dans cette région et d’autres sont en négociation. Les accords, qui s’enchevêtrent, comportent chacun leurs règles et principes. Ce phénomène a été comparé à un bol de spaghettis par Jagdish Bhaghwati, économiste de politique commerciale influent. Les ententes se superposent, s’entrecroisent et établissent des réseaux complexes. Cette image est devenue centrale aux études de politiques commerciales portant sur la forme organisationnelle des ententes et accords. Au multilatéralisme de l’Organisation mondiale du commerce (omc) s’ajoutent des ententes régionales, plurilatérales et bilatérales. On parle maintenant du bol de nouilles asiatiques pour décrire la dynamique commerciale de cette région si densément tapissée d’ale. Qu’est-ce que cela signifie pour les entreprises privées asiatiques ? Comment les petites, moyennes et grandes entreprises se positionnent-elles dans ce contexte ? Les multiples accords de libre-échange ont-ils un effet négatif sur les entreprises ? Comment celles-ci se retrouvent-elles dans toutes ces règles ? Bien des études ont été menées sur les retombées des ale. Elles sont pour la majorité basées sur des modèles économétriques, ce qui permet de quantifier l’impact des accords sur les économies des pays et des régions. La présente étude menée sous l’égide de la Banque asiatique de développement aborde les choses autrement.

Les auteurs, sous la direction des économistes Masahiro Kawai et Ganeshan Wignaraja, ont procédé à une étude empirique ambitieuse qui consistait à interviewer plus de neuf cents hauts dirigeants d’entreprise pour connaître leur avis sur l’usage des règles des accords de libre-échange dans leurs activités commerciales. Les entrevues se sont déroulées en face à face. Les entreprises se trouvent dans plusieurs pays de la région asiatique : la Chine, la Corée du Sud, les Philippines, le Japon, Singapour et la Thaïlande. Les principaux secteurs de l’économie ont été ciblés. Les auteurs se penchent sur l’appui institutionnel dont bénéficient les entreprises pour se prévaloir des règles des multiples ale. Il va de soi que l’appui administratif varie significativement d’un pays à l’autre et selon les secteurs économiques.

Les résultats sont présentés par pays, chaque pays faisant l’objet d’un chapitre. Des similitudes intéressantes se dégagent d’un pays à l’autre. Les divers auteurs présentent des conclusions et des recommandations pratiques à la fin des chapitres. Les chercheurs concluent qu’il serait utile que les pays signataires des accords développent une approche plus pragmatique aux ale visant à simplifier les multiples contraintes institutionnelles et réglementaires qui se posent aux entreprises des zones affectées. En fait, les auteurs recommandent une...

Auteur : Jean-François Fortin
Ouvrage recensé : Asia’s Free Trade Agreements. How is Business Responding ?, Masahiro Kawai et Ganeshan Wignaraja (dir.), 2011, Northampton, MA, Edward Elgar, 288 p.
Revue : Études internationales, Volume 43, numéro 3, septembre 2012, p. 489-491
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1012831ar
DOI : 10.7202/1012831ar

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