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Études internationales

Volume 43, numéro 3, septembre 2012, p. 491-492

Raymond Aron et les relations internationales : 50 ans après Paix et guerre entre les nations

Sous la direction de Jean-Vincent Holeindre

Direction : Louis Bélanger (directeur) et Richard Ouellet (directeur adjoint)

Rédaction : Pauline Curien (rédactrice en chef)

Éditeur : Institut québécois des hautes études internationales

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/1012832ar

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Compte rendu

Liban-Syrie : inextricables destins ? Étude des relations libano-syriennes de 1998 à 2006, Élisabeth Meur, 2012, coll. Géopolitique et résolution des conflits, no 11, Bruxelles, Centre d’étude des crises et des conflits internationaux

Kathia Légaré

Département de science politique, Université Laval

Résumé | Extrait

L’ouvrage Liban-Syrie : inextricables destins ? Étude des relations libano-syriennes de 1998 à 2006 documente les relations de deux pays voisins dont les identités et les intérêts s’entremêlent au coeur d’une zone géopolitique névralgique. Élisabeth Meur étudie « l’insertion des interactions Beyrouth-Damas au coeur de configurations qui les dépassent » (p. 14), c’est-à-dire l’influence du contexte international dans l’évolution des relations entre les deux États. L’étude parcourt une période particulièrement agitée de l’histoire récente libanaise qui s’ouvre avec l’élection à la présidence d’Émile Lahoud, appelé à devenir l’homme de Damas, et se poursuit jusqu’aux bombardements israéliens sur le Liban de l’été 2006, en s’intéressant en particulier à l’internationalisation de la tutelle syrienne du Liban.

L’auteure a choisi à titre d’objet d’analyse les « relations libano- syriennes » et elle mobilise pour les examiner des concepts empruntés au champ des théories des relations internationales, en particulier ceux d’« intérêt national » et de « pouvoir ». L’étude n’est pourtant pas organisée comme une analyse classique de relations internationales, mais consiste plutôt en une description minutieuse du rôle de la Syrie au Liban. Elle trace son évolution à partir de trois aspects : en premier lieu, elle s’attarde sur la perception par les acteurs libanais du président Lahoud qui vient à « personnifier » les relations avec la Syrie. En second lieu, elle décortique le tandem Hezbollah-Syrie, le fruit d’une convergence stratégique. Finalement, elle s’intéresse à la manière dont sont gérés des enjeux aujourd’hui au coeur des relations libano-syriennes, en l’occurrence la définition des frontières communes, la libération des détenus libanais en Syrie, le traitement réservé aux travailleurs syriens au Liban et la question des réfugiés palestiniens (p. 103).

Malgré le bémol apporté plus tôt, l’auteure nous offre une proposition très intéressante selon laquelle « le triangle sécurité-souveraineté-entente nationale est configuré en rapport avec la relation syrienne » (p. 55). Il s’agit là d’un excellent prisme d’interprétation pour comprendre la crise libanaise, structurée autour de l’affrontement entre deux coalitions, chacune mettant l’accent sur un équilibre différent de ces trois dimensions : d’une part, le mouvement du « 8 mars », composé principalement par deux mouvements chiites (Amal et le Hezbollah) et le Courant patriotique libre chrétien de Michel Aoun. Celui-ci se pose en défenseur de la « résistance » (c’est-à-dire de l’indépendance des milices du Hezbollah dans leur combat contre Israël), d’un mode de gouvernance par le consensus des communautés et sectes ainsi que du maintien de relations étroites avec la Syrie. D’autre part, le mouvement du « 14 mars », réputé pro-occidental, est composé d’effectifs venant principalement du Courant du futur sunnite (héritier de Rafic Hariri, ancien premier...

Auteur : Kathia Légaré
Ouvrage recensé : Liban-Syrie : inextricables destins ? Étude des relations libano-syriennes de 1998 à 2006, Élisabeth Meur, 2012, coll. Géopolitique et résolution des conflits, no 11, Bruxelles, Centre d’étude des crises et des conflits internationaux
Revue : Études internationales, Volume 43, numéro 3, septembre 2012, p. 491-492
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1012832ar
DOI : 10.7202/1012832ar

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