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| | | Pascal Durand La leçon des choses : Robinson ou la répétition [PDF 942 ko] [Résumé] Résumé Roman à ce point connu qu'il n'est plus guère lu, texte tronqué parce que trop réécrit, Robinson Crusoe tire peut-être bien de tout ce que Rousseau appelait son « fatras » l'essentiel de sa signification. Actes rituels, besognes et constructions, plaintes et méditations, prières et prêchi-prêcha font de ce texte un roman de la répétition dans lequel un héros calculateur soumet les objets divers qui l'environnent à une comptabilité compulsive. La leçon des choses est trompeuse : le principe d'utilité qu'elles proclament masque assez mal qu'elles restent prises, aux yeux de Robinson, dans la logique marchande qu'elles semblent suspendre. |
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| | | Jacques Dubois Du roman au mythe : un Robinson hédoniste et helvète [PDF 1010 ko] [Résumé] Résumé Avec Le Robinson suisse ou la Famille naufragée,]. D. Wyss donne, au début du XIXe siècle, une des toutes premières réécritures du roman de Defoe. L'esprit du roman de référence s'y voit affadi dans une fable d'esprit pédagogique et encyclopédique qui célèbre la vaillance et le travail d'équipe d'une famille très pastorale. Ici la pléthore des choses et la jouissance hédoniste se sont substituées à la pénurie qu'endurait Crusoé ; une société du loisir s'est fait discrètement jour. C'est que d'un récit ancré dans l'Histoire on est passé au mythe et à sa part mystificatrice. Tiraillée entre deux solutions contradictoires, l'issue du roman fait particulièrement apparaître ce glissement. |
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| | | Daniel Compère Les déclinaisons de Robinson Crusoé dans L’Île mystérieuse de Jules Verne [PDF 610 ko] [Résumé] Résumé Dans L'île mystérieuse, J. Verne imite Robinson Crusoé dont les principaux épisodes sont repris, avec toutefois un décalage dû au nombre des naufragés et à leurs connaissances. Le roman de Verne comporte aussi une parodie de Robinson en insérant l'épisode d'Ayrton, abandonné sur une île où il devient semblable à un animal. Avec la présence cachée de Nemo dans l'île, la robinsonnade prend une allure artificielle. L'île mystérieuse apparaît donc comme un roman où Verne s'interroge sur son pouvoir créateur et la figure de Robinson, imité et moqué, joue le rôle d'un modèle littéraire que Verne tente d'égaler. |
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| | | Annick Bouillaguet De Defoe à Tournier : le destin ou le désordre des choses. Sur trois incipit [PDF 531 ko] [Résumé] Résumé Cet article étudie les rapports entre le désordre des choses et l'intervention du destin dans les incipit de Robinson Crusoe de Daniel Defoe, de Vendredi ou les Limbes du Pacifique de Michel Tournier (principalement), et de Vendredi ou la vie sauvage, du même auteur. Au début de Robinson Crusoe, le monde des hommes domine encore celui des choses, représentées plus tard sur l'île par des objets qui ont été conservés comme tels (sauvés du naufrage) ou confectionnés sur place, grâce aux outils eux aussi rescapés. L'incipit de Vendredi ou les Limbes du Pacifique organise au contraire le désordre des choses. Robinson, dont le destin récapitule la conception grecque (recoupant ainsi un certain nombre de mythes), celle du XVIIe siècle élisabéthain et une vision moderne peut-être issue de Voltaire, saura dépasser ce désordre, voire ensuite un ordre par lui reconstruit, pour se dissoudre dans l'immatériel. La valeur symbolique des objets qui, peuplant le navire, représentent l'ancien monde, s'atténue dans Vendredi ou la Vie sauvage, qui nous ramène à la force des choses. |
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| | | Roger Bozzetto L’Invention de Morel. Robinson, les choses et les simulacres [PDF 672 ko] [Résumé] L'Invention de Morel, roman de l'écrivain argentin Alfonso Bioy Casares, a été écrit en 1940. Il met en scène une variante de ce que propose la robin-sonnade, à savoir la rencontre d'un homme et d'une île déserte. À ceci près que l'île n'est pas vraiment déserte, elle est peuplée de spectres singuliers, produits par une machine à illusions. Le narrateur, après bien des déboires, après des peurs devant les apparitions de ces Vendredis virtuels, va tomber amoureux de l'image d'une des femmes ainsi holographiée et tentera de partager son univers virtuel en s'introduisant dans une séquence de son monde, par la même technologie qui l'a tuée pour la transformer en hologramme. Ce récit interroge notre époque sur son rapport à la réalité et aux idéologies. |
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| | | Lise Gauvin La bibliothèque des Robinsons [PDF 819 ko] [Résumé] Résumé Depuis Crusoé l'ancêtre, les Robinsons fictifs choisissent de consacrer une partie de leur temps à lire et à écrire, s'instituant le plus souvent narrateurs de leur propre aventure. De quels livres s'agit-il et quelle place occupent ces ouvrages dans leur vie ? Si « le monde est un livre », comme le veut l'expression consacrée, quel besoin ont ces héros de recourir aux médiations que sont les choses écrites? L'article tente de répondre à ces questions en examinant trois textes qui sont autant de relais dans l'histoire des robinsonnades. Dans chacun des cas, les livres deviennent l'occasion et l'enjeu d'une discussion des rapports entre l'homme et le monde. Partagés entre les mots et les choses, les Robinsons sont des héros problématiques qui, chacun à leur façon, relisent l'Histoire de leur époque en la récitant. |
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| | | Lise Andries Les images et les choses dans Robinson et les robinsonnades [PDF 3,2 Mo] [Résumé] Résumé II s'agit de montrer de quelle manière les illustrations qui figurent dans les éditions de Robinson Crusoé et dans les robinsonnades permettent de tracer une histoire de la réception des textes. Depuis le frontispice de la première édition anglaise de 1719 jusqu'aux gravures des années 1960, des évolutions fondamentales peuvent se lire, qui sont à la fois d'ordre culturel et politique. Les images mettent en scène, au fil des rééditions, les différentes facettes de Robinson, qui est tour à tour marin, colonisateur, inventeur, homme des Lumières et qui, à la fin du XIXe siècle, devient la bonne — et la mauvaise — conscience de l'Occident. |
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| | | Alain Corbellari Zumthor, Abélard et Babel [PDF 658 ko] [Résumé] Résumé Le dernier livre de Paul Zumthor, Babel ou l'Inachèvement, fait entendre un son assez différent de ses autres ouvrages, dans la mesure où l'auteur de Y Essai de poétique médiévale semble y prendre ses distances d'avec une modernité qu'il avait longtemps exaltée et dresser un tableau très amer de la société actuelle. L'étude de cet opus ultimum nous permet, en outre, de revenir sur un roman peu connu de notre auteur, Le Puits de Babel, tentative de résurrection de la figure d'Abélard, personnage qui, comme on le sait, a toujours fasciné Zumthor. En fin de compte, les images récurrentes de Babel et de l'amant d'Héloïse permettent d'esquisser une analyse de l'imaginaire de Zumthor, écrivain chez qui création littéraire et recherche universitaire ont toujours été intimement liées. |
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| | | Anne Giard Les interactions verbales dans une scène de Giraudoux [PDF 515 ko] [Résumé] Résumé Le fonctionnement du dialogue dans un extrait de Intermezzo de Jean Giraudoux est observé à la lumière des travaux sur l'interaction verbale, tels qu'ils sont récapitulés et prolongés par la «linguistique interactionniste». On montre comment la dynamique de l'échange verbal perturbe les relations interpersonnelles et les rapports de force, dans une situation de communication qui semblait être la moins propice à l'évasion hors des rôles prescrits. |
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| | | Blandine Campion Parlons de moi de Gilles Archambault : sous le sceau de la confidence [PDF 733 ko] [Résumé] Résumé Dans l'oeuvre romanesque de Gilles Archambault, la parole s'avère essentielle, tant pour la diégèse que pour la narration. Cette parole, éminemment privée, se développe sous la forme privilégiée de la confidence, ce qui explique la présence récurrente de monologues et de soliloques, dont la fonction est avant tout de mettre en place un processus d'auto-valorisntion de l'anti-héros. A la fois parole pour soi et parole pour l'autre, la confession telle qu'elle apparaît dans Parlons de moi pose la question de la nature exacte du narrataire : ce dernier est-il intradiégétique ou extradiégétique ? L'analyse du roman révèle que l'absence concrète des personnages secondaires sus-cptibles déjouer le rôle de narrataires intradiégétiques incite le narrateur à créer lui-même, au coeur de son discours, un interlocuteur virtuel qui sert de support au transfert et se trouve à coïncider avec le lecteur virtuel du récit. |
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