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Études françaises

Volume 40, numéro 3, 2004, p. 111-127

Le corps des mots. Lectures de Jean Tortel

Sous la direction de Marc André Brouillette

 

Direction : Lucie Bourassa (directrice)

Éditeur : Les Presses de l'Université de Montréal

ISSN : 0014-2085 (imprimé)  1492-1405 (numérique)

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Article

Errances interdites : la criminalité au féminin dans L’astragale d’Albertine Sarrazin

Karin Schwerdtner

Résumé

Selon les traditions sociales et religieuses de l’Europe, l’errance féminine sur des lieux publics est conçue comme étant très contraire au génie de la femme, qui est de son élément naturel casanière et conservatrice. Face à la conception historique de la mobilité féminine, en littérature comme en société, nous nous proposons ici de saisir l’impact que la femme errante du genre « truande » peut avoir dans le roman français contemporain. Nous étudierons la construction et la signification de l’errance dans L’astragale d’Albertine Sarrazin, en faisant appel aux considérations de l’espace, du déplacement, des relations sociales et de la causalité, et puis aux théories de l’énonciation.

Abstract

Social and religious traditions in Europe view female vagrancy or wandering in public as entirely contrary to the essence of woman who is by nature a homebody and conservative. With reference to historical conventions regarding feminine mobility, in literature as in society, this paper addresses the impact that the wandering female criminal can have in the contemporary French novel. It examines the construction and meaning of wandering in Albertine Sarrazin’s L’astragale, focusing on the role or significance of representations of space, movement, social relations and causality and then on theories of enunciation.

Auteur : Karin Schwerdtner
Titre : Errances interdites : la criminalité au féminin dans L’astragale d’Albertine Sarrazin
Revue : Études françaises, Volume 40, numéro 3, 2004, p. 111-127
URI : http://id.erudit.org/iderudit/009739ar

Tous droits réservés © Les Presses de l'Université de Montréal, 2004

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