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Études/Inuit/Studies

Volume 32, numéro 2, 2008, p. 35-52

Franz Boas et les Inuit / Franz Boas and the Inuit

Sous la direction de Ludger Müller-Wille

Direction : Murielle Nagy (directrice)

Rédaction : Murielle Nagy (rédactrice en chef)

Éditeurs : Association Inuksiutiit Katimajiit Inc. et Centre interuniversitaire d'études et de recherches autochtones (CIÉRA)

ISSN : 0701-1008 (imprimé)  1708-5268 (numérique)

DOI : 10.7202/038214ar

etudinuit
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Article

Assessing Franz Boas’ ethics in his Arctic and later anthropological fieldwork

Friedrich Pöhl

Conradstrasse 10,

A-6020 Innsbruck,

Austria.

friedrich.poehl@uibk.ac

Abstract

This paper attempts to trace Franz Boas’ ethics in his anthropological fieldwork in the Arctic and on the Northwest Coast within the scientific context of that time. In the Arctic, Boas refrained from grave robbery but “exploited his membership in the white race” and applied pressure on “his Eskimos” to secure his scientific goals. On the Northwest Coast, Boas changed his attitude: far from any ethical reflection, he and his collaborators desecrated graves for scientific and financial purposes. In many ways Boas was influenced by Kant, but in his field research Kant’s ethical position remained eclipsed; Boas’ practice in the field did not respect humans as an end in itself. Rather, Boas subscribed to an ethical utilitarianism and sustained a strong separation of science and ethics.

Résumé

Évaluer la dimension éthique des recherches de Franz Boas dans l’Arctique et dans ses terrains anthropologiques subséquents

Cet article concerne la dimension éthique des recherches sur le terrain qu’a faites Franz Boas d’abord dans l’Arctique et ensuite sur la côte Nord-ouest de l’Amérique du Nord, ceci dans le contexte scientifique de l’époque. Dans l’Arctique, Boas s’est retenu de voler des tombes mais il a exploité «son appartenance à la race blanche» pour exercer des pressions sur «ses Esquimaux» afin de poursuivre ses buts scientifiques. Sur la côte Nord-ouest, il a changé d’attitude. Se passant de toute réflexion éthique, lui et ses collaborateurs ont profané des tombes à des fins scientifiques et financières. Il est vrai que Boas a été influencé dans plusieurs domaines par Kant, mais la position éthique de Kant restait en suspens quand Boas travaillait sur le terrain. Dans ses recherches sur le terrain, Boas n’a pas respecté l’être humain en tant que fin en soi. Il adhérait plutôt à un utilitarisme éthique et soutenait une forte distinction entre la science et l’éthique.

 Acknowledgments

This paper is the English translation by the author of his unpublished German manuscript. Therefore a number of references are quoted according to German translations of known literature. In such cases the German reference is given and the original source is listed in parenthesis in the bibliographic entries. I wish to thank Dr. Ludger Müller-Wille for his advice and Dr. Helga Wild for her indispensable help translating this manuscript.

Auteur : Friedrich Pöhl
Titre : Assessing Franz Boas’ ethics in his Arctic and later anthropological fieldwork
Revue : Études/Inuit/Studies, Volume 32, numéro 2, 2008, p. 35-52
URI : http://id.erudit.org/iderudit/038214ar
DOI : 10.7202/038214ar

Tous droits réservés © La revue Études/Inuit/Studies, 2008

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