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Études/Inuit/Studies

Volume 34, numéro 2, 2010, p. 149-166

Technologies créatives / Creative technologies

Sous la direction de Nancy Wachowich

Direction : Murielle Nagy (directrice)

Rédaction : Murielle Nagy (rédactrice en chef)

Éditeurs : Association Inuksiutiit Katimajiit Inc. et Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA)

ISSN : 0701-1008 (imprimé)  1708-5268 (numérique)

DOI : 10.7202/1004074ar

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Article

Le contrôle des chiens dans trois communautés du Nunavik au milieu du 20e siècle

Francis Lévesque

CIÉRA, Université Laval, Pavillon Charles-De Koninck, local 0450, 1030 avenue des Sciences-Humaines, Québec, Québec G1V 0A6, Canada

francislevesque77@gmail.com

Résumé

Le contrôle des chiens des Inuit par les autorités fédérales et provinciales au Nunavik fait l’objet d’un vif débat depuis plus d’une décennie. Depuis 1999, la Société Makivik accuse le gouvernement canadien et le gouvernement québécois d’avoir orchestré l’abattage des chiens du Nunavik dans les années 1950 et 1960 afin de favoriser l’assimilation des Inuit à la société canadienne. Pour leur part, les gouvernements d’Ottawa et de Québec ainsi que leurs corps policiers respectifs — Gendarmerie royale du Canada (GRC) et Sûreté du Québec (SQ) — nient catégoriquement avoir appliqué une politique d’élimination des chiens qui aurait eu pour objectif d’imposer un mode de vie nouveau aux Inuit. Cet article traite du contrôle des chiens au Nunavik durant cette période à partir d’événements survenus dans les communautés de Kuujjuaraapik, Puvirnituq et Kangirsujuaq.

Abstract

Control of dog populations in three Nunavik communities in the mid-20th century

For over a decade, there has been emotionally charged debate over past efforts by the provincial and federal authorities in Nunavik to control the Inuit dog population. On the one hand, Makivik Corporation has claimed since 1999 that the federal and provincial governments had established a dog slaughter policy in Nunavik in the 1950s and 1960s as a way to facilitate assimilation of Inuit into Canadian society. On the other hand, both governments, the Sûreté du Québec (Quebec Provincial Police), and the Royal Canadian Mounted Police categorically deny having carried out such a policy with a view to imposing a new lifestyle on the Inuit. This article attempts to shed light on the fate of Inuit dogs in Nunavik during this period by looking at events in three settlements: Kuujjuaraapik, Puvirnituq, and Kangirsujuaq.

 Remerciements

La recherche qui a mené à la rédaction de cet article a été financée par l’Alliance de recherche universités-communautés (ARUC) «Mémoires et histoires au Nunavut», le Fonds québécois de la recherche en science sociale (FQRSC), le Programme de formation scientifique pour le Nord (PFSN), le Fonds Georges-Henri-Lévesque (FGHL) ainsi que le Vice-President’s Office de l’Université de l’Alberta. Je remercie Pita Aatami, président de la Société Makivik, d’avoir bien voulu partager les entrevues réalisées par la Société avec moi. Finalement, je tiens à remercier les deux évaluateurs anonymes pour leurs précieux commentaires.

Auteur : Francis Lévesque
Titre : Le contrôle des chiens dans trois communautés du Nunavik au milieu du 20e siècle
Revue : Études/Inuit/Studies, Volume 34, numéro 2, 2010, p. 149-166
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1004074ar
DOI : 10.7202/1004074ar

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