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Études/Inuit/Studies

Volume 34, numéro 2, 2010, p. 167-184

Technologies créatives / Creative technologies

Sous la direction de Nancy Wachowich

Direction : Murielle Nagy (directrice)

Rédaction : Murielle Nagy (rédactrice en chef)

Éditeurs : Association Inuksiutiit Katimajiit Inc. et Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA)

ISSN : 0701-1008 (imprimé)  1708-5268 (numérique)

DOI : 10.7202/1004096ar

etudinuit
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Article

The Inuit presence at the first Canadian Truth and Reconciliation Commission national event

Marie-Pierre Gadoua

Department of Anthropology, McGill University, Room 718, Leacock Building, 855 Sherbrooke Street West, Montreal, Quebec H3A 2T7, Canada.

marie-pierre.gadoua@mail.mcgill.ca

Abstract

This paper addresses various forms of healing and reconciliation among Canadian Inuit and First Nations, in regards to the Indian residential school system and the Truth and Reconciliation Commission (TRC). Stemming from fieldwork at the TRC’s first national event in Winnipeg (June 2010), I present observations that are supplemented by previous studies on Aboriginal healing methods in Canada. Although Inuit and First Nations healing and reconciliation strategies are based on common themes—tradition and community—in practice they diverge notably, both in their principles and in their applications. First Nations seek healing by activating a sense of community that often transcends their specific cultural group or nation, using pan-Indian spiritual traditions and ceremonies. In contrast, the Inuit most commonly seek to preserve and promote specific Inuit traditions and identity as tools in their healing practices. This divergence could be seen in Inuit and First Nations’ participation in the TRC. The creation of the Inuit sub-commission within the TRC in March 2010, resulting from intense lobbying by Inuit leaders, was a first sign of the group’s distinctive approach to healing. But the unfolding of the TRC’s first national event in Winnipeg showed again how these differences materialise in practice and contribute to a better understanding of Inuit responses to the repercussions of their colonial past and strategies for healing from the legacy of residential schooling.

Résumé

La présence inuit au premier événement national de la Commission de témoignage et réconciliation du Canada

Cet article porte sur les formes de guérison et de réconciliation des Inuit et des Premières Nations du Canada dans le contexte des pensionnats autochtones et de la Commission de témoignage et réconciliation (CTR). Générées par un travail de terrain effectué lors du premier événement national de la CTR à Winnipeg (juin 2010), mes observations sont appuyées par de récentes études sur les modes de guérison des Autochtones du Canada. Bien que les stratégies de guérison et de réconciliation des Inuit et des Premières Nations soient issues de thèmes communs — tradition et communauté — leur déploiement diffère visiblement, tant sur le plan des principes que sur celui des applications. D’une part, les stratégies de guérison des Premières Nations passent souvent par un sens de la communauté qui transcende les groupes culturels ou les nations et qui fait usage de traditions et de cérémonies pan-autochtones. De leur côté, les Inuit font davantage appel à la préservation et à la promotion des traditions et de l’identité inuit en tant qu’outils de guérison. Cette divergence s’observe également dans la participation des Premières Nations et des Inuit à la CTR. La création de la sous-commission inuit au sein de la CTR, fruit d’un lobbying intense de la part de leaders inuit, fut un premier signe de cette divergence. Mais le déploiement du premier événement national de la CTR à Winnipeg a également démontré de façon concrète comment cette distinction s’articule en pratique, contribuant ainsi à une meilleure compréhension de la réponse qu’apportent les Inuit face aux répercussions de leur passé colonial, ainsi que de leurs modes de guérison relatifs aux pensionnats autochtones.

 Acknowledgments

This study was conducted under the supervision of Professor Ronald Niezen, McGill University, within the framework of his Canadian Research Chair in the Comparative Study of Indigenous Rights and Identity. I thank Professor Niezen for giving me the opportunity to attend this unique historical event. I am also grateful to Lisa Stevenson for her insightful comments on this paper as well as Gabriella Djerrahian, Gregory M. Brass and two anonymous revisors for their highly valuable suggestions and revisions.

Auteur : Marie-Pierre Gadoua
Titre : The Inuit presence at the first Canadian Truth and Reconciliation Commission national event
Revue : Études/Inuit/Studies, Volume 34, numéro 2, 2010, p. 167-184
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1004096ar
DOI : 10.7202/1004096ar

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