« Mais sans or soupirer que cette vive nue… » Anamorphose intertextuelle et métastase référentielle : d’un sonnet enchâssé
Jean-Pierre Vidal
Résumé
Par l'analyse d'un poème en prose (« la Déclaration foraine ») et du sonnet qui y est enchâssé (« La chevelure »), il s'agit de montrer que le texte mallarméen travaille la fonction déictique de telle façon qu'une radicale anamorphose à la fois ordonne et perturbe le champ référentiel. Ici, comme dans bien d'autres oeuvres de Mallarmé, la figure seconde de l'anamorphose, que l'on peut assimiler au « négatif » hegelien, prend, au niveau du discours, la forme du féminin et ouvre un site intertextuel paradoxal: celui où toute l'envergure du Livre ne se déploie que l'espace et le temps de la lettre.
Abstract
Through an analysis of a prose poem (« la Déclaration foraine ») and the sonnet it comprises (« La chevelure »), the author intends to show that Mallarmé deals with the deictic function in such a way that the referential field is there by both determinated and undone by some kind of anamorphosis. In this poem, as in many others from Mallarmé, the referential anamorphosis embodies a feminine discourse which opens a paradoxical intertext: the Mallarmean «Livre» is there spread in all its expanse by the minute twinkle of the letter.
| Auteur : | Jean-Pierre Vidal |
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| Titre : | « Mais sans or soupirer que cette vive nue… » Anamorphose intertextuelle et métastase référentielle : d’un sonnet enchâssé |
| Revue : | Études littéraires, Volume 22, numéro 1, été 1989, p. 91-105 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/500890ar |
| DOI : | 10.7202/500890ar |
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