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Études littéraires

Volume 22, numéro 2, automne 1989, p. 99-108

Dire l’hétérogène

Sous la direction de Walter Moser et Régine Robin

Direction : Louis Francoeur (directeur)

Éditeur : Département des littératures de l'Université Laval

ISSN : 0014-214X (imprimé)  1708-9069 (numérique)

DOI : 10.7202/500901ar

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Article

Glossolalies : vestiges d'une oralité première

Jean-Pierre Denis

Résumé

Depuis deux mille ans qu'elle est apparue dans le monde chrétien, cette étrange langue sans parole qu'est la glossolalie fait entendre son ineffable message: la langue «vraie» n'est pas humaine, elle est divine et ne peut donc ressembler à aucun idiome humain existant. Plusieurs poètes modernes reviendront sur cette idée en proposant à leur tour la «vraie» langue de la poésie, c'est-à-dire celle qui s'adresse directement aux sens, langue de décharge et de plaisir (langue de l'inconscient?), langue sonore, rythmée, insensée.

Abstract

Since its first appearance in the Christian world (two thousand years ago), this odd language without word, glossolalia, always remained faithful to its message: the real, "truthful" language is not human, it is divine and consequently radically different from all spoken languages on earth. Some pts of our modernity will propose a similar idea about poetry: its real language has to be created (or rediscovered). It is a language which has direct acces to our senses (and unconscious) through a sort of voiced, sonorous, rhythmic and unpredictable meaningless sounds.

Auteur : Jean-Pierre Denis
Titre : Glossolalies : vestiges d'une oralité première
Revue : Études littéraires, Volume 22, numéro 2, automne 1989, p. 99-108
URI : http://id.erudit.org/iderudit/500901ar
DOI : 10.7202/500901ar

Tous droits réservés © Département des littératures de l'Université Laval, 1989

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