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Études littéraires

Volume 24, numéro 1, été 1991, p. 31-38

Vérités à la Marivaux

Sous la direction de Raymond Joly et Marie-Josée Perron

Direction : Monique Moser-Verrey (directeur)

Éditeur : Département des littératures de l'Université Laval

ISSN : 0014-214X (imprimé)  1708-9069 (numérique)

DOI : 10.7202/500954ar

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Article

Trois "philosophes" de 1734 : Marivaux, Prévost et Voltaire

Jean Sgard

Résumé

En 1734 se développe un débat sur la notion de philosophie. Prévost avait opposé, dans Cleveland et dans le Pour et contre , la philosophie « anglaise » à une « française », d'inspiration chrétienne. Dans le Cabinet du philosophe , Marivaux prend parti pour la seconde; il fonde la morale et la religion sur des « lumières naturelles » innées; il reprend l'apologétique pascalienne dans un vocabulaire moderne (raison, sociabilité, vertu), mais il donne pour mission au philosophe d'approfondir les vérités religieuses. À l'opposé, Voltaire, dans les Lettres philosophiques , limite l'usage du mot philosophie à l'empirisme anglais, donnant ainsi à ce qu'on appelait la « philosophie païenne ou naturelle » une assise théorique.

Abstract

The year 1734 saw the emergence of a debate concerning the notion of philosophy. In Cleveland and le Pour et contre, Prévost had contrasted "English" philosophy with "French", the latter being Christian in inspiration. In le Cabinet du philosophe Marivaux took up the cause of "French" philosophy, ascribing morality and religion to the innate "light of nature" (lumières naturelles), and reaffirming Pascal's apologetics in modern terms (reason, sociability, virtue). For Marivaux, the philosopher's mission, however, remains that of giving greater depth to the truths of religion. By contrast, Voltaire, in Lettres philosophiques, restricts the application of the word philosophy to English empiricism, thereby placing what was known as "pagan or natural philosophy" on a theoretical foundation.

Auteur : Jean Sgard
Titre : Trois "philosophes" de 1734 : Marivaux, Prévost et Voltaire
Revue : Études littéraires, Volume 24, numéro 1, été 1991, p. 31-38
URI : http://id.erudit.org/iderudit/500954ar
DOI : 10.7202/500954ar

Tous droits réservés © Département des littératures de l'Université Laval, 1991

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