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Filigrane : écoutes psychothérapiques

Volume 19, numéro 2, automne 2010, p. 9-20

Adieu Oedipe, bonjour Narcisse ? II

Direction : Yves Lecomte (directeur)

Rédaction : Sophie Gilbert (rédactrice en chef) et Véronique Lussier (rédactrice en chef)

Éditeur : Revue Santé mentale au Québec

ISSN : 1192-1412 (imprimé)  1911-4656 (numérique)

DOI : 10.7202/1000454ar

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Article

Que reste-t-il de nos amours ?

Catherine Chabert

76, rue Charlot, 75003 Paris

catherine@chabert.org

Résumé

La tendance est forte aujourd’hui, qui consiste à considérer le complexe d’Oedipe comme caractéristique des névroses, et à penser d’autres modalités de fonctionnements psychiques en termes exclusivement préoedipiens. Peut-on vraiment considérer que l’accès à l’oedipe soit réservé à certains et pas à d’autres ? Ou bien peut-on raisonnablement penser que, comme l’écrit Freud, « chaque nouvel arrivant dans le monde humain est mis en devoir » d’en venir à bout ? Dans cette perspective, ce sont les modes d’organisation et d’élaboration du complexe d’Oedipe, ses voies de résolution aussi, qui marqueront sa spécificité et ses différences : nous devrions alors admettre que les formes oedipiennes sont variables et singulières, qu’elles n’obéissent donc pas à un prototype. L’auteur propose, à partir de ce questionnement, un certain nombre de réflexions cliniques et métapsychologiques soutenant la nécessité de maintenir la référence au complexe d’Oedipe, et d’analyser ses articulations singulières avec le narcissisme et l’angoisse de perdre l’amour de la part de l’objet. Loin d’être exclusives, ces problématiques se conjuguent dans des configurations plurielles qui permettent de saisir les liens entre les différents registres de la psychosexualité.

Auteur : Catherine Chabert
Titre : Que reste-t-il de nos amours ?
Revue : Filigrane : écoutes psychothérapiques, Volume 19, numéro 2, automne 2010, p. 9-20
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1000454ar
DOI : 10.7202/1000454ar

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