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Globe : revue internationale d’études québécoises

Volume 2, numéro 2, 1999, p. 101-124

Les enjeux de la coexistence linguistique

Direction : Daniel Chartier (directeur)

Éditeur : Globe, Revue internationale d’études québécoises

ISSN : 1481-5869 (imprimé)  1923-8231 (numérique)

DOI : 10.7202/1000471ar

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Article

Contexte et intégration. Les communautés allophones au Québec

Ines Molinaro

Université de Cambridge (Royaume-Uni)

Traduit de l’anglais par

Catherine Ego

Résumé

Les politiques d’intégration mises sur pied par les États canadien et québécois sont largement conformes à la théorie actuelle qui prône une citoyenneté commune qui transcenderait les différences ethnoculturelles sans qu'il soit besoin de renoncer ni aux principes démocratiques libéraux fondamentaux, ni à la tolérance envers la diversité culturelle. Nous avançons que le contexte dans lequel ces politiques sont forgées et mises en oeuvre définit l’allégeance à laquelle les deux États aspirent. En dépit de l'utilisation de formulations universalistes pour définir les bases de l’intégration, des formes particulières d’exclusion sont à l’oeuvre dans les contextes canadien et québécois. L’analyse du modèle canadien d’intégration, indispensable, sera néanmoins assez brève; nous nous intéressons au premier chef au projet actuel de l’État québécois visant à créer une culture civique intégrée qui commanderait l’allégeance de toutes les personnes vivant à l’intérieur de ses frontières territoriales. Nous examinerons ce projet essentiellement du point de vue des immigrants et de leurs descendants, les collectivités allophones du Québec. Nous proposerons une évaluation des choix linguistiques des groupes allophones et émettrons des hypothèses sur l’incidence que ces choix exercent sur la possibilité de faire du français la langue publique commune. Résumé traduit de l’anglais par Catherine Ego.

Abstract

Context and integration. The allophone communities in Québec

The integration policies devised by the Canadian and Québec states correspond to current theoretical endorsements of a shared citizenship that transcend ethnocultural differences without abandoning either basic liberal democratic principles or tolerance of cultural diversity. I claim that the context within which these policies have been devised and deployed condition the allegiance to which both states aspire. Despite recourse to universalistic formulations of grounds for inclusion, particular forms of exclusion operate within the Canadian and Québec context. Tackling the Canadian model of integration is necessary but brief; I am primarily interested in the ongoing project undertaken by the Québec state to create an inclusive civic culture that would command the allegiance of all inhabitants within its territorial boundaries. I am considering this project by favouring the perspective of immigrants and their descendants, making up the allophone communities of Québec. This article offers an assessment of the linguistic choices that the allophone communities appear to make, and suggests how these choices influence the possibilities of securing French as the common language spoken by the population.

Auteur : Ines Molinaro
Titre : Contexte et intégration. Les communautés allophones au Québec
Revue : Globe : revue internationale d’études québécoises, Volume 2, numéro 2, 1999, p. 101-124
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1000471ar
DOI : 10.7202/1000471ar

Tous droits réservés © Globe, Revue internationale d’études québécoises, 1999

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