<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"><channel><title>Érudit | </title><description>2012 V15 N1-2</description><link>http://www.erudit.org/revue/globe/</link><item><title>Introduction : L’indiscipline de la culture : objets et méthode</title><description>Micheline Cambron </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014623ar</link></item><item><title>Montréal, foyer de la vie culturelle au Canada français durant la première moitié du XXe siècle. Domination et résistance</title><description>Denis Saint-Jacques 
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 						L’article veut poser quelques balises autour de la question de l’évolution de « la vie culturelle à Montréal durant la première moitié du xxe siècle ». Il cherche à en problématiser trois éléments fondamentaux : premièrement, l’objet lui-même, deuxièmement, l’espace en cause et, troisièmement, la périodisation. Dans le premier cas se pose la question du sens à donner à « vie culturelle » et de l’étendue des pratiques que nous y avons reconnues comme un même ensemble. Dans le deuxième, il s’agit de comprendre par quelles voies complexes un nouveau foyer, urbain, Montréal, s’affirme comme pôle culturel homogénéisateur au Canada français au détriment de pratiques antérieures dispersées sur un territoire plus large. Dans le troisième, la visée concerne l’explicitation des limites temporelles qui peuvent servir à circonscrire ce mouvement et, en particulier, à comprendre pourquoi des tendances reconnues dès la fin du xixe siècle n’arrivent vraiment à réalisation qu’un demi-siècle plus tard, durant les années 1940.
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 						This article explores some of the questions related to the evolution of cultural life in Montreal during the first half of the twentieth century. It sets out to define three main éléments : the subject itself, the spatial context, and the periodization. Thus, the first task is to assign a meaning to « cultural life » and to determine the extent of the practices that make it up. The second is to understand the complex factors affecting how Montreal was transformed into the main focus of French-Canadian culture, at the expense of older and more dispersed practices. Finally, the article turns to defining the temporal boundaries that give shape to this movement and, in particular, to understanding why a trend recognized at the end of the nineteenth century did not really come to fruition for another half century, during the 1940s.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014624ar</link></item><item><title>Enjeux de la constitution et de l’exploitation de bases de données en sociologie de l’art et de la culture</title><description>Björn-Olav Dozo ,Olivier Lapointe 
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 						Cet article présente certains enjeux spécifiques à la mobilisation de bases de données dans des projets de recherche en sociologie de l’art et de la culture. À partir de trois exemples concrets en histoire du livre (« Base de données des métiers du livre au Québec »), en sociologie de l’art (« Base des prix artistiques au Québec dans l’entre-deux-guerres ») et en études littéraires (« Base de données sur les figurations romanesques de la vie littéraire au xixe et xxe siècles »), il décrit les questions soulevées par ces usages particuliers de bases de données et les exploitations potentielles qu’elles permettent. Il offre aussi une réflexion générale sur la constitution et la normalisation de bases de données dans ces domaines.
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 						This article discusses some of the issues related to the creation and use of databases in research projects in the field of the sociology of art and culture. Using three concrete examples from the history of books (“Base de données des métiers du livre au Québec”), the sociology of art (“Base des prix artistiques au Québec dans l’entre-deux-guerres”), and literary studies (“Base de données sur les figurations romanesques de la vie littéraire aux xixe et xxe siècles”), it explores questions arising from the use of databases in these specific cases, as well as other potential applications. The article also offers general reflections on the development and standardization of databases in these fields.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014625ar</link></item><item><title>Porosité des pratiques. Étanchéité du discours : Réflexions sur l’analyse de la diffusion musicale radiophonique au Québec entre 1922 et 1939</title><description>Marie-Thérèse Lefebvre 
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 						L’analyse du répertoire diffusé à l’époque pionnière de la radio soulève un problème de définition des genres. L’éventail des musiques dites « intermédiaires » que proposent les diffuseurs met en évidence la porosité entre les musiques classique et populaire. Cette musique hybride devient un produit de consommation culturelle largement accessible, mais elle se situe dans un contexte où la radio est tributaire du discours esthétique étanche porté par l’intelligentsia, ces défenseurs de la « bonne musique ». L’origine de ce courant provient d’un puissant groupe de pression américain, le « Make America Musical ». Il a infiltré le discours porté par les élites québécoises qui ont utilisé, sans toutefois être conscientes de son origine, la même rhétorique : la valorisation d’une certaine musique classique au détriment de la musique populaire. Les directeurs radiophoniques ont dû tenir compte de l’impact médiatique que pouvaient susciter leurs choix musicaux. Comment en sont-ils arrivés à contourner ce discours ? En rendant poreuses les frontières musicales étanches défendues par ce mouvement américain entre les différents genres musicaux, la radio a réussi à créer un genre musical radiophonique typique. Cette stratégie offrant un dégradé subtil des genres musicaux a permis à la radio de se développer et de conquérir un large public, au nom de la « démocratisation de la culture ».
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 						An analysis of the musical repertoire broadcast in the early days of radio raises the question of how genres were defined. The range of so-called “intermediary” music played by the broadcasters highlights the porous boundary between classical and popular music. This hybrid genre became a widely accessible cultural commodity, but it existed in a context where radio supported an aesthetically watertight elite discourse that reflected the perspective of the defenders of “good music”. This current of thought originated with a powerful American lobby : Make America Musical (MAM). It unconsciously influenced the discourse of Quebec elites, who adopted the same rhetoric : the promotion of a certain form of classical music over popular music. Station managers had to consider the potential impact of their musical choices. How did they manage to sidestep this discourse ? By making porous the otherwise watertight boundaries between the musical genres defined by the American movement, radio stations managed to offer their own category of accessible music. This strategy created a subtle gradation of musical genres, allowing radio to develop and win over a wide audience in the name of a “democratic culture”.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014626ar</link></item><item><title>L’objet cinéma entre culture populaire et culture savante1</title><description>Germain Lacasse ,Sacha Lebel ,Hubert Sabino 
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 						Cet article envisage d’élargir et d’approfondir le champ de l’histoire culturelle en étudiant les relations entre culture académique et culture populaire. Prenant comme exemple diverses pratiques et institutions dans l’histoire du cinéma québécois (le bonimenteur, la censure, la critique), il propose de déconstruire leur histoire pour rappeler les exclusions sur lesquelles elle est souvent fondée. L’article s’inspire de travaux récents qui revalorisent les études culturelles et leur potentiel interdisciplinaire.
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 						This article seeks to contribute to the field of cultural history by studying the relationship between popular culture and academic culture. Various practices and institutions relevant to the history of cinema in Quebec (in-house interpretation, censorship, criticism) are deconstructed in order to highlight the exclusions on which they were often established. The article draws inspiration from recent studies that reassert the value of cultural studies and their interdisciplinary potential.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014627ar</link></item><item><title>Aux origines de la pensée de marius barbeau1</title><description>David Karel 
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 						L’anthropologue Marius Barbeau (1883-1969) souhaitait que le Québec de son temps        fonde sa pratique artistique sur la survivance d’une culture populaire authentiquement        nationale mais secrètement enracinée que l’enquête ethnologique serait susceptible de        dévoiler. Il est par conséquent utile d’interroger les sources intellectuelles qui        irriguaient le nationalisme de Barbeau. Elles s’avèrent hétérodoxes dans un Québec lettré        dominé par la néolatinité maurrassienne. Inscrivant en particulier sa pensée dans la        filiation d’une branche de la philologie française inspirée par le travail de Gaston Paris,        Barbeau soutenait en effet l’idée selon laquelle la culture populaire québécoise était dans        son essence nordique, et plus précisément germanique – une théorie difficile à publiciser        dans le contexte des guerres mondiales qui opposèrent notamment le Canada à        l’Allemagne.
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 						The anthropologist Marius Barbeau (1883-1969) hoped that artistic practice in the        Quebec of his day would be based on the survival of a popular culture, one that was        authentically national but secretly rooted, and one that ethnological study would be capable        of uncovering. As a result, it is interesting to study the intellectual influences that fed        Barbeau’s nationalism. They were, in fact, heterodox, in the context of a Quebec        intellectual scene dominated by a Maurassian neo-Latinity. In particular, drawing on a        branch of French philology inspired by the work of Gaston Paris, Barbeau defended the idea        that Quebec popular culture was essentially Nordic and, more specifically, Germanic : a        theory that was difficult to promote in the context of world wars that notably pitted Canada        against Germany.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014628ar</link></item><item><title>Une étape méconnue de l’humour graphique : les bandes dessinées de La Presse et de La Patrie, 1904-1910. Perspectives de recherche pour l’histoire de l’art1</title><description>Stéphanie Danaux 
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 						De 1904 à 1910, la bande dessinée humoristique connaît une brève période d’essor puis de déclin dans les suppléments du samedi des journaux La Patrie et La Presse. Cet article propose quelques pistes de recherche susceptibles d’offrir une meilleure connaissance de cette période fertile, mais méconnue, de l’histoire des arts graphiques et de l’humour visuel au Québec, notamment la question de la production des pionniers du genre et des liens noués avec d’autres formes graphiques, celle des sujets traités, avec l’apparition du thème du garnement, et, enfin, celle de sa réception.
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 						From 1904 to 1910, comic strips experienced a brief period of popularity and then decline in the Saturday supplements of two Montreal newspapers, La Patrie and La Presse. This article describes some research possibilities with the potential to provide a better understanding of this rich, but little-known period in the history of the graphic arts and visual humor in Quebec. In particular, the article discusses the work of the genre’s pioneers and their links with other graphic forms, the subjects they tackled in their work, the emergence of the theme of the young rascal, and, finally, how the work was received.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014629ar</link></item><item><title>La chanson à succès dans les années 1940. Une modernité culturelle par acclamation?1</title><description>Chantal Savoie 
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 						As part of a larger research project on the history of popular song, which analyzes the musical preferences of the female readers of the Bulletin des agriculteurs in the 1940s, this article focuses on those elements that allow for an understanding of the modalities by which these women’s musical tastes reflected the emergence of a cultural modernity in Quebec during that decade. Two basic premises orient my perspective on the subject. The first presupposes the existence of a “popular” cultural modernity based on form, equipment, and technology. The second explores both the way in which intimate themes and the importance given to expressions of love reflected a shift in values, as well as the formal and discursive markers that transmitted these values in popular song.
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 						Dans le contexte de travaux plus larges portant sur l’histoire de la chanson à succès par l’analyse des préférences musicales des lectrices du Bulletin des agriculteurs dans les années 1940, nous nous intéressons ici aux éléments qui permettent de comprendre les modalités par lesquelles les goûts musicaux témoignent de l’émergence d’une modernité culturelle au Québec dans les années 1940. Deux postulats orientent notre perspective. Le premier consiste à supposer l’existence d’une modernité culturelle « populaire » qui transite par la forme, les supports et la technologie. Le second sonde la façon dont les thèmes intimes et la focalisation sur l’expression du sentiment amoureux marquent une transformation des valeurs et, surtout, explore les marques formelles et discursives qui portent ces valeurs dans la chanson à succès.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014630ar</link></item><item><title>La biographie en histoire culturelle</title><description>Catherine Bertho Lavenir 
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 						Cet article pose la question des rapports particuliers entre histoire culturelle et projet biographique. Il explore les différents liens entre les deux domaines. Les textes relevant de l’écriture de soi sont des sources privilégiées de la biographie. Ces sources doivent être réintégrées dans leur contexte culturel pour être bien comprises. L’auteur d’un journal intime, d’une correspondance ou d’un journal de voyage se décrit et décrit le monde qui l’entoure avec les outils mentaux et stylistiques qui lui ont été fournis par son éducation, son milieu, sa génération. La question du genre est centrale dans cette perspective. Par ailleurs, ces sources décrivent des pratiques qui appartiennent à l’histoire culturelle dans ses différentes dimensions. Elles donnent des éclairages originaux sur la vie culturelle envisagée au sens étroit du terme (lecture, théâtre, vie musicale), mais aussi sur la dimension anthropologique de la culture : de l’éducation des enfants à la sémiologie du costume, et des pratiques de loisir à la vie religieuse.
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 						This article explores the special relationship between cultural history and biography, focusing on the various links between the two fields. Autobiographical texts are key sources for the study of biography ; such texts must be placed within their specific cultural contexts to be properly understood. The author of a diary, letters, or a travel journal describes himself and the world that surrounds him using the mental and stylistic tools provided by his education, his background, and his peers. From this point of view, the question of genre is of central importance. Furthermore, these sources describe practices that are relevant to cultural history in its different dimensions. They shed new light on cultural life understood in the strictest sense of the term (reading, theatre, musical life), but also from the anthropological perspective of culture : from the education of children to the semiotics of clothing, and from leisure practices to religious life.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014631ar</link></item><item><title>Vie culturelle : la turbulence comme métaphore</title><description>Micheline Cambron ,André Roy 
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 						La connaissance historique a été marquée depuis ses débuts par quelques métaphores        clés, offrant du passage du temps et des changements historiques des images d’une grande        portée heuristique. En ce qui concerne l’histoire de la vie culturelle, les métaphores        usuelles se sont graduellement émoussées : elles ne sont plus « vives » (Ricoeur). Après un        bref examen de ces diverses métaphores usées, nous proposons une nouvelle métaphore, celle        de la turbulence, dont nous examinons le potentiel métaphorique à partir des modèles en        dynamique des fluides, en suggérant des applications théoriques fondées sur quelques        questions en histoire de la vie culturelle québécoise.
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 						From its beginnings, historical knowledge has been shaped by certain key metaphors.        These metaphors convey notions of the passage of time and historical change, and their        heuristic potential is significant. With regard to the history of cultural life, the usual        metaphors have gradually lost their appeal and their relevance; they are no longer «living,»        or “vives” (Ricoeur). After briefly examining various older metaphors, this article proposes        a new one, that of turbulence. Its metaphorical potential is explored in light of relevant        studies in the field of fluid dynamics, and some theoretical applications are proposed in        light of selected questions from the history of cultural life in Quebec.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014632ar</link></item><item><title>La «vie culturelle» et son histoire. Quelques réflexions sur la notion de «vie»1</title><description>Lucie Robert 
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 						Le présent article explore quelques-uns des enjeux méthodologiques que soulève la notion de « vie culturelle » sur laquelle repose le projet de recherche Penser l’histoire de la vie culturelle au Québec, dont l’objectif général est de préparer une histoire de la culture artistique au Québec de la fin du xixe au milieu du xxe siècle. La notion de culture qui fonde le projet sert d’abord à poser l’hypothèse de traits communs, récurrents et transversaux aux diverses disciplines artistiques et à briser l’isolement de ces disciplines instituées en étudiant la circulation des concepts et des schèmes cognitifs, ainsi que celle des figures, des formes et des thèmes plus spécifiques à notre objet. La notion de « vie » est là pour contrer celle de « structure » ; elle sert à introduire le mouvement, l’incertitude, l’inachèvement, l’incomplétude. Quatre problèmes sont envisagés plus spécifiquement : le temps comme altérité, la configuration de l’objet, la périodisation et le statut de l’oeuvre artistique.
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 						This article explores some of the methodological issues raised by the concept of “culture” that lies at the foundation of the research project titled Thinking about the Cultural History of Quebec, the overall objective of which is to prepare a history of artistic culture in Quebec from the late nineteenth to the mid twentieth century. First, the notion of culture is used to propose common and recurrent traits that cut across various artistic disciplines, and to break down the isolation that characterizes these disciplines, by studying the circulation of concepts and cognitive patterns, as well as that of figures, forms, and themes more directly related to the project’s objectives. The notion of “life” is opposed to that of “structure,” serving to introduce movement, uncertainty, and incompleteness. More specifically, four problems are considered : time as otherness, the configuration of the object, periodization, and the status of a work of art.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014633ar</link></item><item><title>Le jardin en ville, le cas des Jardins éphémères à Québec. Stratégie marchande et critique postcoloniale1</title><description>Édith-Anne Pageot 
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 						Cet article se penche sur la portée philosophique du projet intitulé Jardins éphémères, un ensemble de onze jardins temporaires réalisés dans le cadre des activités visant à célébrer le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec au cours de l’été 2008. L’organisation, les intentions et les principaux thèmes sous-jacents aux différents projets sont présentés dans leur ensemble. Le jardin intitulé « Wampum 400 », créé par deux artistes autochtones, Domingo Cisneros et Sonia Robertson Piekuakamilnu, fait l’objet d’un commentaire plus long. L’analyse montre que le projet Jardins éphémères dans son ensemble incarnait les principaux enjeux actuels du jardin en ville. Certains aspects reconduisaient la vision idéelle du jardin, d’autres satisfaisaient la logique touristique de l’événement et d’autres, enfin, développaient une position critique qui concerne la réappropriation d’un espace à usage collectif et, du coup, interrogeaient les fondements épistémologiques et ontologiques du « jardin ».
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 						This article focuses on the philosophical implications of Quebec City’s Ephemeral Gardens. Eleven different temporary gardens were created during the summer of 2008, as part of the city’s 400th anniversary celebrations. While the structure, objectives, and underlying themes of each of these projects are addressed, one particular garden, titled “Wampum 400,” is discussed at greater length. It was created by two indigenous artists, Domingo Cisneros and Sonia Robertson Piekuakamilnu. The analysis reveals how the overall project embodied key issues and strategies related to urban gardens. While pursuing the vision of an ideal garden, it also provided an experience for tourists. Moreover, the Ephemeral Gardens contributed to the development of a postcolonial critique by reclaiming space for collective use, thereby putting into question the epistemological and ontological foundations of the “garden.”</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014634ar</link></item><item><title>Le territoire de l’âme, l’écriture, la matière. Politique de la parole de Pierre Perrault</title><description>Dalie Giroux 
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 						À partir de la formule de Pierre Perrault selon laquelle « La fiction filme ce qui est raconté. Le documentaire raconte ce qui est filmé », cet essai propose, dans le prolongement de l’interprétation qu’en a fait Gilles Deleuze, une exégèse de la pensée politique de Pierre Perrault. Dans un premier temps, « Relation (le territoire de l’âme) », il s’agit de définir les notions d’amitié et de mémoire qui constituent les principes fondateurs de l’approche cinématographique de Pierre Perrault. Dans un deuxième temps, « Représentation (l’écriture) », il s’agit de systématiser la théorie de la représentation qui sous-tend ces principes. Cela permettra dans un troisième temps, « Conjuration (la matière) », de montrer que cette théorie implique le maintien de la parole comme instance de conspiration, comme passion irréductible pour l’indépendance et comme expression d’une relation vivante à la terre. Au terme de ce portrait, l’héritage intellectuel de Perrault qui est mis en valeur est celui d’un matérialisme libertaire.
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 						This article proposes a critical Deleuzian exegesis of Pierre Perrault’s political thought, taking as a starting point Perrault’s idea that, “A fictional movie films the story that is being told. A documentary tells the story of what is being filmed”. The first section of the article, entitled “Relationship (The Territoire de l’Âme)” analyzes the director’s two founding principles with regard to cinema, namely friendship and memory. The second section, “Representation (Writing)”, attempts to systematize the theory of representation underlying these principles. This allows for a final section, “Conspiracy (Content)”, to define Perrault’s political thought and legacy as libertarian materialism, whereby speech acts are understood as a matter of conspiracy, as the expression of a deep commitment to freedom, and as the primary function of a strong relationship with the earth.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014635ar</link></item><item><title>Les relations entre les mouvements étudiants français et québécois au cours des années 1960. Non-ingérence et indifférence1</title><description>Jean Lamarre 
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 						Durant les années 1960, à l’instar des gouvernements français et québécois, l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), établie en 1907, et l’Union générale des étudiants du Québec (UGEQ), créée en 1964, ont entretenu des relations institutionnelles. L’objectif de cet article est d’en préciser la nature et les effets sur l’orientation du syndicat étudiant québécois. Rappelons que la France a été longtemps perçue par les Québécois – et l’est encore pour certains – comme la référence culturelle, la mère patrie, le pays vers lequel se tourner pour obtenir secours et soutien. L’histoire et la langue communes ont permis aux deux entités, bien que séparées depuis la Conquête britannique, de tisser à partir des années 1960 des relations plus étroites, notamment en matière de culture et d’éducation. Dans le tourbillon étudiant des années 1960, l’UNEF a-t-elle joué le rôle de « grand frère », de modèle pour l’UGEQ ; a-t-elle, par son discours et sa pratique, influencé l’UGEQ ou l’organisation étudiante québécoise ; ou a-t-elle plutôt mené sa contestation de manière autonome ? Pour parvenir à jeter un peu de lumière sur cet aspect méconnu du mouvement étudiant international, nous allons faire état de l’évolution des deux organisations étudiantes, identifier les points de rencontre, les moments de contacts, et analyser leur nature et leur portée afin d’évaluer dans quelle mesure ces relations ont pu ou non influencer leurs parcours respectifs sur le plan du discours et de la pratique. L’UGEQ s’est rapidement positionnée sur la scène internationale afin d’obtenir la crédibilité qu’elle souhaitait. L’union québécoise s’est largement inspirée de l’UNEF en développant sa position internationale et a cherché sans succès un appui tangible de l’UNEF.
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 						During the 1960s, following the example of the governments of France and Quebec, the Union nationale des Étudiants français (UNEF), established in 1907, and the Union générale des étudiants du Québec (UGEQ), created in 1964, established an institutional relationship. This article studies the nature and the effects of this relationship in a decade marked by student protest. France had long been viewed by Quebeckers – as it continues to be by some – as a cultural reference point, a mother country capable of providing assistance, defence and support. From the beginning of the 20th century, a shared history and a common language had allowed France and Quebec to re-initiate contact ; following the Second World War, occasional links were established ; and, starting in the 1960s, close relationships were developed, especially in the domains of culture and education. Amid the turbulence of the 1960s, did the French student movement play the role of mentor, model or beacon to the UGEQ ? Did its discourse or actions influence the UGEQ or the Quebec student movement ? Or did the latter pursue its program of protest in an autonomous fashion. To shed light on this largely overlooked aspect of the international student protest movement of the period, the article follows the evolution of both student organizations in order to identify where and when they came into contact. It also analyzes the nature and extent of their activities in order to evaluate the extent to which these relations influenced (or did not influence) the organizations’ respective development in terms of both discourse and practice. The UGEQ quickly positioned itself on the international scene to obtain the credibility it sought. The Quebec organization drew inspiration from the UNEF in developing its international policies and desperately sought out the support of its French counterpart.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014636ar</link></item><item><title>Nationalisme culturel et performance dans l’histoire du Canadien de Montréal (1926-2012). Une étude de cas</title><description>Emmanuel Lapierre 
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 						Depuis les années 1990, on propose de plus en plus de nouveaux modèles pour expliquer le phénomène du nationalisme. Entre autres, le nationalisme culturel est censé témoigner de la relation entre un pouvoir culturel dans la société et la formation de l’identité nationale. La recherche tente d’améliorer la compréhension de ce phénomène en cherchant ses manifestations concrètes dans le cas particulier du hockey au Québec à partir du contexte propre à l’histoire du Québec et du Canada. En 1993, le Canadien de Montréal remportait sa dernière coupe Stanley à ce jour. Or, jamais l’équipe n’avait été composée d’autant de joueurs francophones. S’agit-il d’une coïncidence ? Les résultats montrent qu’il existe une relation significative entre le fait de remporter la coupe Stanley et la proportion de francophones au sein du Canadien. De plus, un seuil critique d’environ 50 % de joueurs francophones semble nécessaire pour voir cette relation apparaître. Le succès s’établit alors au taux singulier d’un championnat à toutes les deux ou trois tentatives. La recherche tente d’associer ces résultats à une manifestation concrète du nationalisme culturel canadien-français/québécois.
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 						Since the 1990s, many new models have been put forward to explain the phenomenon of nationalism. Among these models, that of cultural nationalism is meant to highlight the relationship between cultural power within society and the creation of a national identity. I seek to better understand cultural nationalism by studying its concrete manifestations in the case of hockey in Quebec, within the specific context of Quebec and Canadian history. The Montreal Canadiens unexpectedly won their last Stanley Cup in 1993. At the time the team had its highest number of francophone players ever. Was this simply a coïncidence ? The results of my research show a significant relationship between the team’s ability to win a Stanley Cup and the proportion of francophones on its roster, from the 1926-1927 season up until the 2011-2012 season. Furthermore, a critical mass of about 50 percent francophone players appears to be necessary for their presence to have an effect on the team’s chances of winning a championship. When this critical mass is achieved, the Montreal Canadiens have won the Cup two out of every three seasons, an unparalleled rate of success. My research attempts to establish a link between these findings and the concrete expression of French-Canadian and Québécois cultural nationalism.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014637ar</link></item><item><title>
Michèle Dagenais, Montréal et l’eau : une histoire environnementale, Montréal, Boréal, 2011</title><description>François Walter </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014638ar</link></item><item><title>
Simon Jolivet, Le vert et le bleu. Identité québécoise et identité irlandaise au tournant du xxe siècle, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, 2011</title><description>Harold Bérubé </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014639ar</link></item><item><title>
Sherry Olson et Patricia A. Thornton, Peopling the North American City : Montreal, 1840-1900, Montréal, McGill-Queen’s University Press, 2011</title><description>Peter Gossage </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014640ar</link></item><item><title>
David Hackett Fischer, Le rêve de Champlain, Sillery, Septentrion, 2011</title><description>John Dickinson </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014641ar</link></item><item><title>
Frédéric Smith, « La France appelle votre secours ». Québec et la France libre 1940-1945, Montréal, VLB éditeur, 2012</title><description>Marc Bergère </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014642ar</link></item><item><title>
Sylvain Schryburt, De l’acteur vedette au théâtre de festival : histoire des pratiques scéniques montréalaises 1940-1980, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2011</title><description>Hervé Guay </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014643ar</link></item><item><title>
Gaëtan Brulotte, La nouvelle québécoise, Montréal, Hurtubise, 2010</title><description>Gilles Dupuis </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014644ar</link></item><item><title>
Martin Jalbert, Le sursis littéraire. Politique de Gauvreau, Miron, Aquin, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, 2011</title><description>Gilles Dupuis </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014645ar</link></item><item><title>
Daniel Marcheix, Les incertitudes de la présence. Identités narratives et expérience sensible dans la littérature contemporaine de langue française. Algérie-France-Québec, Berne, Peter Lang, 2010</title><description>Daniel Letendre </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014646ar</link></item><item><title>
Matthew Evangelista, Gender, Nationalism, and War : Conflict on the Movie Screen, Cambridge, Cambridge University Press, 2011</title><description>Olivier Barsalou </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014647ar</link></item><item><title>
Yvan Lamonde, L’heure de vérité. La laïcité québécoise à l’épreuve de l’histoire, Montréal, Del Busso éditeur, 2010</title><description>Bernard Gagnon </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014648ar</link></item><item><title>
Howard Adelman et Pierre Anctil (dir.), Religion, Culture, and the State: Reflections on the Bouchard-Taylor Report, Toronto, University of Toronto Press, 2011</title><description>Rachad Antonius </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014649ar</link></item><item><title>
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