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Revue d'histoire de l'Amérique française

Volume 63, numéro 2-3, automne-hiver 2009-2010, p. 275-303

Femmes, culture et pouvoir

Sous la direction de Catherine Ferland et Benoît Grenier

Direction : Robert Gagnon (directeur)

Éditeur : Institut d'histoire de l'Amérique française

ISSN : 0035-2357 (imprimé)  1492-1383 (numérique)

DOI : 10.7202/044455ar

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Article

Elsie Reford, une bourgeoise montréalaise et métissienneUn exemple de spatialisation des sphères privée et publique

Karine Hébert

Département des lettres et humanités, Université du Québec à Rimouski

Résumé

Elsie Reford (1872-1967), philanthrope montréalaise et fondatrice des Jardins de Métis, partageait sa vie entre la métropole et le Bas-Saint-Laurent. À Montréal, elle consacrait temps et énergie aux oeuvres de charité, aux mondanités et à la politique ; à Grand-Métis, la nature et sa famille l’occupaient au premier chef. En examinant le parcours de cette grande bourgeoise à partir principalement de sa correspondance et de ses journaux personnels, il est possible de constater une forte intériorisation du discours des sphères privée et publique. La frontière, concrète et théorique, qui sépare ces deux sphères est mise en lumière par une étude de la spatialisation de ses activités et de l’espace de liberté qu’Elsie Reford se ménageait selon l’endroit où elle se trouvait, à Montréal ou à Grand-Métis.

Abstract

Elsie Reford (1872-1967), a Montreal philanthropist and the creator of the Reford Gardens, used to split her time between Montreal and the Lower St. Lawrence region. When in Montreal, charity, society life and politics were her main occupations ; in Grand-Metis, she devoted herself to her family and nature. Examining Elsie Reford’s life through her personal correspondence and journals reveals a strong interiorization of the discourse of public and private spheres. The concrete and theoretical boundaries between these two spheres are highlighted by the spacialization of her activities and by the different ways she secured for herself a measure of freedom depending on whether she was in Montreal or Grand-Metis.

Auteur : Karine Hébert
Titre : Elsie Reford, une bourgeoise montréalaise et métissienne : un exemple de spatialisation des sphères privée et publique
Revue : Revue d'histoire de l'Amérique française, Volume 63, numéro 2-3, automne-hiver 2009-2010, p. 275-303
URI : http://id.erudit.org/iderudit/044455ar
DOI : 10.7202/044455ar

Tous droits réservés © Institut d'histoire de l'Amérique française, 2010

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