Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Institution :

Usager en libre accès

International Journal of Canadian Studies / Revue internationale d’études canadiennes

Numéro 45-46, 2012, p. 55-68

Francophonies, Interculturality, Cultures and Strategies / Francophonies, interculturalité, cultures et stratégies

Rédaction : Claude Couture (editor-in-chief)

Éditeur : Conseil international d’études canadiennes

ISSN : 1180-3991 (imprimé)  1923-5291 (numérique)

DOI : 10.7202/1009894ar

ijcs
< PrécédentSuivant >
Article

L’identité en débat : repères et perspectives pour l’étude du Canada français

Linda Cardinal

Chaire de recherche francophonie et politiques publiques, École d’études politiques, Université d’Ottawa, Pavillon Desmarais, 55 Laurier est, Pièce 9145, Ottawa, Ontario, Canada K1N 6N5

Résumé

L’on assiste, ces dernières années, à un renouveau des débats sur l’identité du « vieux » Canada français. Plusieurs interprétations s’opposent et postulent des approches distinctes de l’avenir de la francophonie vivant en milieu minoritaire. Deux grandes tendances ou écoles se sont démarquées dans ce débat en milieu minoritaire francophone, soit l’école postnationaliste associée à l’Université de Toronto et aux travaux de Monica Heller et Normand Labrie et l’école néonationaliste canadienne-française représentée par les travaux de Martin Meunier de l’Université d’Ottawa et Joseph-Yvon Thériault de l’Université du Québec à Montréal. Pour les premiers, la référence au Canada français renvoie à une époque révolue. Elle rappelle un discours généalogique, potentiellement conservateur et passéiste. Pour les deuxièmes, la représentation du Canada français en milieu minoritaire francophone témoigne plutôt d’une ambition nationale qui ne veut pas disparaître. Le texte étudie la confrontation entre les deux écoles. Il soutient que bien qu’elle permette d’éclairer une part du débat identitaire, l’opposition entre les deux écoles est peut-être plus artificielle qu’on le croit généralement.

Abstract

Over the past few years, we have witnessed renewed debate on the identity of “old” French Canada. Many interpretations oppose one another and postulate distinct approaches regarding the future of francophonie in a minority setting. This debate has given rise to two major trends or schools of thought which have distinguished themselves in the Francophone minority setting : the postnationalist school associated with the University of Toronto and the works of Monica Heller and Normand Labrie, and the French-Canadian neonationalist school found in the works of Martin Meunier at the University of Ottawa and Joseph-Yvon Thériault at Université du Québec à Montréal. For the former scholars, the reference to French Canada refers to a bygone era. It recalls a genealogical discourse, potentially conservative and backward-looking. For the latter scholars, the representation of French Canada in a Francophone minority setting attests rather to a national ambition which refuses to disappear. This article looks at the confrontation between these two schools of thought. The article illuminates a part of the identity debate, but the opposition between these two schools might be more artificial than we are generally inclined to believe.

Auteur : Linda Cardinal
Titre : L’identité en débat : repères et perspectives pour l’étude du Canada français
Revue : International Journal of Canadian Studies / Revue internationale d’études canadiennes, Numéro 45-46, 2012, p. 55-68
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1009894ar
DOI : 10.7202/1009894ar

All Rights Reserved © Conseil international d’études canadiennes, 2012

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2016