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Journal of the Canadian Historical Association / Revue de la Société historique du Canada

Volume 18, numéro 1, 2007, p. 57-79

Direction : Dominique Marshall (editor) et Wendy Mitchinson (editor)

Éditeur : The Canadian Historical Association/La Société historique du Canada

ISSN : 0847-4478 (imprimé)  1712-6274 (numérique)

DOI : 10.7202/018254ar

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Article

“Anyone not on the list might as well be dead”: Aboriginal Peoples and the Censuses of Canada, 1851–1916

Michelle A. Hamilton

Abstract

The enumeration of First Nations and Métis peoples in Canada must be considered differently from other ethnic minorities because of their colonial relationship with the state. Over the nineteenth and early twentieth centuries, Aboriginal peoples in Canada became increasingly subject to a separate regulatory body, the Department of Indian Affairs, and legislation such as the Indian Act, both of which affected the information recorded by the census. As the census extended to Canada’s north and west, Indian Affairs officials often acted as census enumerators, and, consequently, its creation of the legal categories of Métis and status Indian blurred the ethnic definitions laid out by the census instructions. Some Aboriginal peoples viewed the census as part of the ongoing process of their nation-to-nation relationship with the British Crown or the Canadian government, but many refused to cooperate with enumerators, seeing them as part of the colonial order which Indian Affairs attempted to impose upon them. Because the public use samples of census data being released by various Canadian universities will result in new social history research, scholars need to understand the ties between colonialism and the enumeration of Aboriginal peoples in order to interpret the data.

Résumé

L’énumération des peuples des Premières Nations et des Métis au Canada doit être considérée autrement que celle des autres minorités ethniques, en raison de leur relation coloniale avec l’État. Au cours du dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle, les Autochtones au Canada sont devenus de plus en plus assujettis à un organisme de réglementation distinct, le ministère des Affaires indiennes, et à la législation comme la Loi sur les Indiens, qui ont tous deux eu une incidence sur les renseignements consignés au moyen du recensement. Comme le recensement s’étendait au nord et à l’est du Canada, les agents des Affaires indiennes agissaient souvent à titre d’énumérateurs du recensement et par conséquent, la création des catégories légales de Métis et de statut d’Indien est venue brouiller les définitions ethniques décrites dans les instructions du recensement. Certains Autochtones ont accueilli le recensement favorablement, considérant qu’il était partie prenante des relations entre nations qu’ils avaient entretenu avec la Couronne britannique puis le gouvernement canadien. Cependant, plusieurs ont refusé de coopérer avec les énumérateurs, les considérant comme les agents de l’ordre colonial que les Affaires indiennes tentaient de leur imposer. Comme les échantillons des données du recensement publiés à l’intention d’un vaste public par diverses universités canadiennes mèneront à une nouvelle recherche sur l’histoire sociale, les universitaires devront comprendre les liens entre le colonialisme et l’énumération des Autochtones afin d’interpréter de telles données.

Auteur : Michelle A. Hamilton
Titre : “Anyone not on the list might as well be dead”: Aboriginal Peoples and the Censuses of Canada, 1851–1916
Revue : Journal of the Canadian Historical Association / Revue de la Société historique du Canada, Volume 18, numéro 1, 2007, p. 57-79
URI : http://id.erudit.org/iderudit/018254ar
DOI : 10.7202/018254ar

Tous droits réservés © The Canadian Historical Association/La Société historique du Canada, 2008

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