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Journal of the Canadian Historical Association / Revue de la Société historique du Canada

Volume 20, numéro 1, 2009, p. 107-138

Direction : Dominique Marshall (editor) et Jeffrey Keshen (editor)

Éditeur : The Canadian Historical Association / La Société historique du Canada

ISSN : 0847-4478 (imprimé)  1712-6274 (numérique)

DOI : 10.7202/039784ar

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Article

“Pistol Fever”: Regulating Revolvers in Late-Nineteenth-Century Canada

Blake Brown

Abstract

This paper examines the debates over the regulation of pistols in Canada from confederation to the passage of nation’s first Criminal Code in 1892. It demonstrates that gun regulation has long been an important and contentious issue in Canada. Cheap revolvers were deemed a growing danger by the 1870s. A perception emerged that new forms of pistols increased the number of shooting accidents, encouraged suicide, and led to murder. A special worry was that young, working-class men were adopting pistols to demonstrate their manliness. Legislators responded to these concerns, but with trepidation. Parliament limited citizens’ right to carry revolvers, required retailers to keep records of gun transactions, and banned the sale of pistols to people under 16 years of age. Parliamentarians did not put in place stricter gun laws for several reasons. Politicians doubted the ability of law enforcement officials to effectively implement firearm laws. Some believed that gun laws would, in effect, only disarm the law abiding. In addition, a number of leading Canadian politicians, most importantly John A. Macdonald, suggested that gun ownership was a right of British subjects grounded in the English Bill of Rights, albeit a right limited to men of property.

Résumé

Le présent article porte sur les débats entourant la réglementation des pistolets au Canada depuis la confédération jusqu’à la promulgation du premier Code criminel en 1892. Il démontre que la réglementation des armes à feu est un point litigieux et important au Canada depuis longtemps. À partir des années 1870, en effet, les révolvers bon marché sont considérés comme étant un danger croissant. L’idée se profile que les nouvelles sortes de pistolets augmentent le risque de fusillades, incitent au suicide et favorisent le meurtre. On s’inquiète particulièrement de l’adoption du pistolet par les jeunes hommes de la classe ouvrière pour afficher leur masculinité. Le législateur réagit à ces préoccupations, mais avec appréhension. Le parlement intervient pour limiter le droit des citoyens de porter des armes de poing, pour exiger que les commerçants tiennent des relevés de transactions et pour interdire la vente de pistolets aux moins de seize ans. Or, les parlementaires n’imposent pas de lois plus strictes pour plusieurs raisons, entre autres parce qu’ils doutent de la capacité des agents de la paix de les appliquer efficacement. Certains sont d’avis qu’une telle législation n’aurait pour effet que de désarmer les citoyens respectueux des lois. Par ailleurs, plusieurs dirigeants politiques canadiens de premier plan, dont John A. Macdonald, pensent que tout sujet britannique a le droit de posséder une arme en vertu du Bill of Rights anglais, même si ce droit est limité aux propriétaires fonciers.

 Remerciements

The research for this article has been made possible with funding provided by the Social Science and Humanities Research Council, the Canada-US Fulbright Commission, and Saint Mary’s University.

Auteur : Blake Brown
Titre : “Pistol Fever”: Regulating Revolvers in Late-Nineteenth-Century Canada
Revue : Journal of the Canadian Historical Association / Revue de la Société historique du Canada, Volume 20, numéro 1, 2009, p. 107-138
URI : http://id.erudit.org/iderudit/039784ar
DOI : 10.7202/039784ar

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