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Lien social et Politiques

Numéro 49, printemps 2003, p. 155-172

Des sociétés sans classes ?

Sous la direction de Jean-Noël Chopart, Johanne Charbonneau et Jean-François René

Direction : Jane Jenson (directrice) et Claude Martin (codirecteur)

Éditeur : Lien social et Politiques

ISSN : 1204-3206 (imprimé)  1703-9665 (numérique)

DOI : 10.7202/007911ar

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Article

Le poids du genre et de l’ethnicité dans la division du travail en santé

Marguerite Cognet

Centre de recherche et de formation,

CLSC Côte-des-Neiges,

Centre affilié universitaire McGill

Sylvie Fortin

Groupe de recherche ethnicité et société,

Université de Montréal

Résumé

À partir d’une recherche menée à Montréal auprès des prestataires de soins et services à domicile, cet article traite du métier d’auxiliaire et des modes de classement opérés en regard du travail lui-même, des origines ethniques ou nationales des auxiliaires et enfin, de la place du genre dans ce classement. Le phénomène de stratification sociale, loin de disparaître, est au coeur même de la nouvelle organisation des soins de santé, où certaines catégories d’individus, notamment les femmes, et l’origine, dans ce cas antillaise, occupent une place singulière. Dans une organisation très structurée et aussi hiérarchisée que celle de la santé, où toutes les prestations n’ont pas la même place, et où ceux qui en sont les dispensateurs ne jouissent pas de la même valeur, la division du travail par le genre et les origines ethniques ou nationales pourrait bien être le mécanisme sur lequel repose et se réalise la réforme du système de santé canadien. Un tel contexte donne à voir non pas l’effacement des enjeux de classe, mais bien plutôt leur imbrication à d’autres catégories de classement à l’ombre desquelles se perpétuent les rapports de pouvoir dans le monde du travail, et plus largement les processus de stratification sociale.

Abstract

The division of labour in the health sector: Gender and ethnic factors

Based on research in Montreal on home-care services, this article examines the job of home-care worker and its classifications, according to the work itself, the ethnic and national origins of providers, and gender relations. Rather than disappearing, the phenomenon of social stratification is at the very heart of the organisation of health care, where certain categories occupy a particular place, specifically women from the West Indies. In organisations as structured and hierarchical as those of the health-care sector, and one in which all benefits do not have the same place and those using them do not all attribute the same value to them, a gender and ethnic division of labour might be the mechanism upon which the reform of the health-care system depends. In such a context there is not an elimination of class relations but rather cross-cutting effects with other social categories, in the shadow of which there is a continuation of power relations at work and for social stratification more broadly.

Auteurs : Marguerite Cognet et Sylvie Fortin
Titre : Le poids du genre et de l’ethnicité dans la division du travail en santé
Revue : Lien social et Politiques, Numéro 49, printemps 2003, p. 155-172
URI : http://id.erudit.org/iderudit/007911ar
DOI : 10.7202/007911ar

Tous droits réservés © Lien social et Politiques, 2003

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