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Lien social et Politiques

Numéro 57, printemps 2007, p. 127-139

Les compétences civiles, entre État sécuritaire et État social

Sous la direction de Philippe Estèbe et Julie-Anne Boudreau

Direction : Jane Jenson (directrice) et Claude Martin (codirecteur)

Éditeur : Lien social et Politiques

ISSN : 1204-3206 (imprimé)  1703-9665 (numérique)

DOI : 10.7202/016393ar

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Article

Du citoyen et de la « civilité ». Réflexions à partir de l’exemple de la vidéosurveillance

Jean Ruegg

Institut de politiques territoriales et d’environnement humain

Université de Lausanne

Francisco Klauser

Department of Geography

University of Durham (UK)

Valérie November

Groupe ESpRi

INTER, ENAC

École polytechnique fédérale de Lausanne

Résumé

Dans la foulée des événements du 11 septembre 2001, la problématique des incivilités permet de légitimer des politiques sécuritaires souvent musclées. Comment cette situation influence-t-elle les relations entre l’État et le citoyen ? Réduit-elle les compétences citoyennes en matière de «†civilit醻†? À partir d’études de cas portant sur l’introduction de la vidéosurveillance dans l’espace public, nous suggérons que la prudence est requise pour répondre à ces interrogations. Aux Transports publics genevois, par exemple, l’installation de caméras dans les véhicules va de pair avec une redéfinition de la politique de sécurité de l’entreprise. Plusieurs mesures viennent alors compléter la vidéosurveillance. Nous assistons simultanément à l’émergence de phénomènes qui perturbent l’autorégulation des comportements citoyens dans l’espace public et de manoeuvres qui réintroduisent du lien social. Ce point de vue permet alors de conclure en rappelant que la vidéosurveillance est davantage un moyen pour discipliner le territoire que les gens.

Abstract

Citizens and “civility.” The example of video surveillance cameras

In the aftermath of September 11, 2001 concern about uncivil behaviour legitimates toughened security. Based on cases studies of the introduction of video surveillance cameras in public spaces, we ask how this will affect relations between the state and citizens and levels of civility. Prudence is in order. Installation of cameras in the vehicles of Geneva’s public transportation system, for example, was part of the company’s reworked security policy. We now see at one and the same time phenomena that destabilise self-regulation of citizens’ behaviour in public places and efforts to reintroduce social cohesion. Our approach allows us to conclude with a reminder that video surveillance is more a technique for disciplining territory than people.

Auteurs : Jean Ruegg, Francisco Klauser et Valérie November
Titre : Du citoyen et de la « civilité ». Réflexions à partir de l’exemple de la vidéosurveillance
Revue : Lien social et Politiques, Numéro 57, printemps 2007, p. 127-139
URI : http://id.erudit.org/iderudit/016393ar
DOI : 10.7202/016393ar

Tous droits réservés © Lien social et Politiques, 2007

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