Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Institution :

Usager en libre accès

Lien social et Politiques

Numéro 72, 2014, p. 129-149

Utopies économiques

Sous la direction de Matthieu Hély et Sylvain Lefèvre

Direction : Johanne Charbonneau (directrice) et Claude Martin (codirecteur)

Éditeur : Lien social et Politiques

ISSN : 1703-9665 (numérique)

DOI : 10.7202/1027210ar

lsp
< PrécédentSuivant >
Article

Le rôle des entreprises privées dans la lutte contre le VIH/sida en Côte d’Ivoire : des vecteurs d’une utopie sociale aux partenaires d’une action publique

Anne Bekelynck

Centre Population et Développement (CEPED), UMR 196 (Université Paris Descartes/Ined/IRD)

Agence nationale de recherches sur le VIH/sida et les hépatites (ANRS) 12242

Résumé

En Côte d’Ivoire, certaines grandes entreprises privées ont mis sur pied, dès la fin des années 1990, des programmes d’accès aux traitements antirétroviraux (ARV) pour leurs salariés. L’article se propose d’analyser les frontières de la politisation de ces initiatives privées dans la lutte contre le VIH/sida. Si la prise en charge de la santé des travailleurs par les entreprises privées n’est pas nouvelle en Afrique, le VIH/sida a introduit une rupture. L’intervention massive de la coopération internationale autour de cette épidémie a enjoint aux États d’intégrer de manière inédite le secteur privé dans les politiques nationales, tout en créant un « marché du sida » local, et en procurant un fort écho médiatique à des entreprises soucieuses de développer leur capital symbolique. Si les entreprises privées ont pu jouer un rôle décisif dans la promotion de l’« utopie » de l’accès aux ARV dans le Sud aux débuts de l’épidémie, leur inclusion inédite au sein d’une action publique a dilué leur rôle et leur pouvoir de transgression sociale.

Abstract

In Ivory Coast, some large private companies set up antiretroviral (ARV) treatment access programs for their employees back in the late 1990s. This paper seeks to examine the boundaries of the politicization of these private initiatives in the fight against HIV/AIDS. While this was not the first time that private companies in Africa had taken responsibility for the health of their employees, the case of HIV/AIDS was significantly different. The major role played by international cooperation in combatting the epidemic prompted countries to involve the private sector in their national policies in a whole new way, while at the same time creating a local “AIDS market” and garnering extensive media coverage for companies concerned about developing their symbolic capital. While private companies may have played a decisive role in promoting the “utopia” of the South’s access to ARVs at the outset of the epidemic, their pioneering inclusion in a public initiative weakened their role, as well as their power to transgress social norms.

Auteur : Anne Bekelynck
Titre : Le rôle des entreprises privées dans la lutte contre le VIH/sida en Côte d’Ivoire : des vecteurs d’une utopie sociale aux partenaires d’une action publique
Revue : Lien social et Politiques, Numéro 72, 2014, p. 129-149
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1027210ar
DOI : 10.7202/1027210ar

Tous droits réservés © Lien social et Politiques, 2014

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2016