L’incarnation phénoménologique à l’épreuve du « corps sans organes »
Alain Beaulieu
Département de philosophie
Université McGill, Montréal
Résumé
L’incarnation phénoménologique a-t‑elle, dès Husserl, une origine christique ? Ce qu’on a appelé le tournant théologique de la phénoménologie amorcé dans les années 1960 en France obéirait bien plutôt, en ce cas, à l’inspiration du mouvement phénoménologique dès ses débuts. On explore ici cette question, en mettant la chair phénoménologique à l’épreuve de l’athéisme de Deleuze et du thème du « corps sans organes » issu du rapport conflictuel d’Antonin Artaud avec la mystique chrétienne, et en remontant à la crise ouverte par Arius ainsi qu’au Concile de Nicée.
Abstract
Does phenomenological incarnation have, already in Husserl, a Christian origin ? What has been called the theological turn of phenomenology in the nineteen-sixties in France would in that case be much more in line with the initial inspiration of phenomenology. Exploring this question, we try here to put phenomenological flesh to the test of Deleuze’s atheism and of the theme of a “body without organs” resulting from the conflict between Antonin Artaud and Christian mysticism, and to consider anew both the crisis generated by Arius and the teachings of the Council of Nicaea.
| Auteur : | Alain Beaulieu |
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| Titre : | L’incarnation phénoménologique à l’épreuve du « corps sans organes » |
| Revue : | Laval théologique et philosophique, Volume 60, numéro 2, juin 2004, p. 301-316 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/010348ar |
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