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Laval théologique et philosophique

Volume 64, numéro 3, octobre 2008, p. 581-582

Le commentaire philosophique dans l’Antiquité et ses prolongements : méthodes exégétiques (II)

Sous la direction de Martin Achard et François Renaud

 

Direction : Guy Bonneau (directeur)

Éditeurs : Faculté de philosophie, Université Laval et Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval

ISSN : 0023-9054 (imprimé)  1703-8804 (numérique)

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Liminaire

Martin Achard

Institut d’études anciennes

Université Laval, Québec

François Renaud

Département de philosophie

Université de Moncton


1

La présente édition du Laval théologique et philosophique, consacrée au commentaire philosophique dans l’Antiquité et au-delà, est la suite du volume 64, numéro 1 (février 2008). Comme le précédent, ce second numéro vise à apporter une contribution originale à l’étude des interprètes anciens de Platon et d’Aristote, en se concentrant sur les méthodes exégétiques mises en oeuvre par les commentateurs. Tout porte à croire que cette problématique, encore peu explorée dans la recherche[1], gagnera en importance au cours des prochaines décennies. Elle est en effet de nature à intéresser non pas seulement les spécialistes de la philosophie ancienne ou médiévale, mais encore les historiens de la littérature ainsi que des chercheurs engagés dans l’étude de la « métatextualité[2] », dont les commentateurs anciens offrent à plusieurs égards une pratique unique. Enfin, il est facile d’oublier que le commentaire, courant dans l’Antiquité, est un genre littéraire encore dominant dans la recherche philologico-historique actuelle. C’est pourquoi l’étude des pratiques herméneutiques anciennes, ou ce que l’on peut appeler la « méta-interprétation[3] », peut servir à une mise en perspective éclairante et à un travail réflexif sur les méthodes et présupposés constitutifs de nos propres pratiques.

2

Signalons au passage le statut particulier des deux dernières études de ce dossier (F.M. Schroeder & R.B. Todd, S. Fazzo & M. Zonta). Elles ne traitent en effet qu’indirectement des méthodes exégétiques, mais constituent un très utile supplément à la thématique générale.

3

Nous tenons à remercier très vivement tous les collègues qui ont accepté de participer au projet : Mauro Bonazzi, Jacques Brunschwig, John Dillon, Andrea Falcon, Silvia Fazzo, Carlos Fraenkel, Peter Lautner, Jean-Marc Narbonne, Frederic M. Schroeder, Harold Tarrant, Robert B. Todd et Mauro Zonta. Des remerciements particuliers vont à Andrea Falcon et à Robert B. Todd, dont les judicieux conseils ont contribué à la conception même des deux numéros.


 

Notes

[1]

Signalons toutefois l’ouvrage récent de H. Baltussen, Philosophy and Exegesis in Simplicius : The Methodology of a Commentator, Londres, Duckworth, 2008, qui propose plusieurs analyses fouillées des méthodes propres à Simplicius, en s’attachant notamment à clarifier les buts poursuivis par le commentateur.

[2]

Que G. Genette a définie, dans un ouvrage bien connu, comme « la relation […] de “commentaire” qui unit un texte à un autre texte dont il parle » (Palimpsestes, Paris, Seuil, 1982, p. 10).

[3]

Cf. H. Tarrant, Plato’s First Interpreters, Londres, Duckworth, 2000, p. 198.

Auteurs : Martin Achard et François Renaud
Titre : Liminaire
Revue : Laval théologique et philosophique, Volume 64, numéro 3, octobre 2008, p. 581-582
URI : http://id.erudit.org/iderudit/037691ar

Tous droits réservés © Laval théologique et philosophique, Université Laval, 2008

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