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Laval théologique et philosophique

Volume 66, numéro 1, 2010, p. 105-126

Intuition et abstraction dans les théories de la connaissance anciennes et médiévales (I)

Sous la direction de Valeria Buffon, Claude Lafleur et François Lortie

Direction : Guy Bonneau (directeur)

Rédaction : Thomas De Koninck (rédacteur en chef) et Paul-Hubert Poirier (rédacteur en chef)

Éditeurs : Faculté de philosophie, Université Laval et Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval

ISSN : 0023-9054 (imprimé)  1703-8804 (numérique)

DOI : 10.7202/044323ar

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Article

Abstraction et séparation : de Thomas d’Aquin aux néo-scolastiques, avec retour à Aristote et aux artiens

Claude Lafleur

Faculté de philosophie

Université Laval, Québec

avec la collaboration de

Joanne Carrier

Faculté de philosophie

Université Laval, Québec

Résumé

Cet article se penche sur la doctrine de l’abstraction chez les néo-scolastiques et ses sources immédiates (Cajetan, Jean de Saint-Thomas) pour en évaluer la fidélité par rapport à ses sources ultimes (Aristote et Thomas d’Aquin), avec insistance — terminologique et conceptuelle — sur la distinction thomasienne entre abstraction et séparation (formulée, autour de 1257-1259, dans le commentaire SuperBoetium« DeTrinitate »), une distinction aussi présente dans des textes de maîtres ès arts de l’Université de Paris contemporains ou même antérieurs, une distinction capitale — est-il rappelé en conclusion — par laquelle l’Aquinate limite épistémologiquement la portée de la théologie philosophique. On prépare ainsi l’étude du témoignage jusqu’ici inédit des Communia logic<a>e (vers 1250) sur ce thème de l’abstraction et de la séparation.

Abstract

This article deals with the doctrine of abstraction among neo-scholastics and their immediate sources (Cajetan, John of St. Thomas), with a view to gage how faithful to its primary sources (Aristotle and Thomas Aquinas) it is, insisting — terminologically and conceptually — on Aquinas’ distinction between abstraction and separation (formulated, around 1257-1259, in the commentary Super Boetium “De Trinitate”), a distinction also found in some contemporary or even former texts of Arts Masters of the University of Paris, a key distinction to boot — as is pointed out in the conclusion — by means of which Aquinas limits, epistemologically speaking, the scope of philosophical theology. This paves the way to the study of the hitherto unedited testimony of the Communia logic<a>e (circa 1250) concerning this question of abstraction and separation.

 Remerciements

Je tiens à remercier le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) pour le soutien financier grâce auquel, au cours de la période où cette étude a été réalisée, j’ai pu bénéficier de la collaboration constante et essentielle de Joanne Carrier, professionnelle de recherche à la Faculté de philosophie de l’Université Laval (Québec).

Auteurs : Claude Lafleur et Joanne Carrier
Titre : Abstraction et séparation : de Thomas d’Aquin aux néo-scolastiques, avec retour à Aristote et aux artiens
Revue : Laval théologique et philosophique, Volume 66, numéro 1, 2010, p. 105-126
URI : http://id.erudit.org/iderudit/044323ar
DOI : 10.7202/044323ar

Tous droits réservés © Laval théologique et philosophique, Université Laval, 2010

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