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Laval théologique et philosophique

Volume 66, numéro 2, 2010, p. 371-385

Gérard Siegwalt : une théologie en dialogue

Sous la direction de Marc Dumas

Direction : Guy Bonneau (directeur)

Rédaction : Thomas De Koninck (rédacteur en chef) et Paul-Hubert Poirier (rédacteur en chef)

Éditeurs : Faculté de philosophie, Université Laval et Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval

ISSN : 0023-9054 (imprimé)  1703-8804 (numérique)

DOI : 10.7202/044846ar

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Article

Hannah Arendt and Augustine of Hippo : On the Pleasure of and Desire for Evil

Antonio Calcagno

Department of Philosophy and Religious Studies

King’s University College at the University of Western Ontario, London

Abstract

Hannah Arendt wrote two volumes on thinking and willing in The Life of the Mind, but due to her untimely death her work devoted to judgement, especially political judgement, was never completed. We do, however, have a significant amount of writings on this theme as evidenced by her lectures on Kant’s Third Critique. Judgement and thinking are critical in order to prevent what Arendt calls the “banality of evil”. Drawing on Augustine and Arendt’s work on Augustine, this paper seeks to argue that another form of serious evil has its root in what Augustine calls the libido habendi and the libido dominandi, the desire or drive to dominate and possess. It will be argued that Arendt’s solution to the problem of evil as banal can also be applied to the very human desire and pleasure to cause or inflict evil.

Résumé

Arendt a écrit deux volumes dédiés à la pensée et la volonté qui sont réunis dans le texte La vie de l’esprit, mais en raison de sa mort inopportune, son travail consacré au jugement, et plus spécialement au jugement politique, n’a jamais été achevé. Cependant, nous disposons d’une quantité significative d’écrits sur ce thème, provenant de ses conférences sur la troisième Critique de Kant. Le jugement et la pensée sont essentiels pour empêcher ce qu’Arendt appelle « la banalité du mal ». En s’inspirant de saint Augustin et du travail d’Arendt sur Augustin, cet article entend démontrer qu’une autre forme de mal sérieux trouve sa racine dans ce qu’Augustin appelle la libido habendi et la libido dominandi, le désir ou la pulsion de dominer et posséder. Nous essaierons de montrer que la solution d’Arendt au problème de la banalité du mal peut aussi s’appliquer au désir et au plaisir très humains de causer ou d’infliger du mal.

Auteur : Antonio Calcagno
Titre : Hannah Arendt and Augustine of Hippo : On the Pleasure of and Desire for Evil
Revue : Laval théologique et philosophique, Volume 66, numéro 2, 2010, p. 371-385
URI : http://id.erudit.org/iderudit/044846ar
DOI : 10.7202/044846ar

Tous droits réservés © Laval théologique et philosophique, Université Laval, 2010

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