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Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal

Direction : André Clas (directeur)

Éditeur : Les Presses de l'Université de Montréal

ISSN : 0026-0452 (imprimé) 1492-1421 (numérique)

meta

Volume 48, numéro 3, septembre 2003, p. 333-479Traduction et enseignement / Translation and teaching

Sous la direction de Egan Valentine, Zélie Guével et Georges L. Bastin

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Egan Valentine, Zélie Guével et Georges L. Bastin

Présentation

Pages 333–335

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Marco A. Fiola

Prolégomènes à une didactique de la traduction professionnelle

Pages 336–346

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Résumé

Lorsqu’il est question de théorie en enseignement de la traduction, on pense tout de suite à la théorie de la traduction, à la place qu’elle occupe dans l’enseignement et à la part de formation qui doit être réservée au contenu de formation théorique. Dans le présent article, il n’est pas question de théorie de la traduction mais plutôt de la manière dont la recherche en éducation pourrait profiter à la formation des traducteurs professionnels, principalement en ce qui a trait à la conception des programmes de formation. L’auteur présente la notion de situation didactique et illustre comment cette perspective pourrait alimenter la réflexion à l’égard de la didactique de la traduction professionnelle.

   

Georges L. Bastin

Aventures et mésaventures de la créativité chez les débutants

Pages 347–360

[HTML]  [PDF 499 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Dans le cadre du cours d’initiation à la traduction professionnelle à l’Université de Montréal, avec pour fondement la théorie fonctionnelle de Nord (1991, 1997), nous nous sommes donné comme objectif général d’apprentissage l’affranchissement de la littéralité et comme stratégie d’enseignement la stimulation de la créativité. Afin d’évaluer les résultats de cette approche « créative », nous avons comparé les performances d’une quarantaine d’étudiants en début d’apprentissage et à l’issue de 45 heures d’enseignement. L’analyse d’erreurs a révélé, comme il était somme toute normal de s’y attendre, un nombre de fautes de langue et de sens considérablement moindre dans l’exercice de fin de cours. Toutefois, des fautes d’un nouvel ordre apparaissent comme conséquence de l’application de certains principes théoriques fonctionnalistes. La présente étude examine et illustre les tenants et les aboutissants de l’adoption d’une approche théorique comme la nôtre dans un cours d’initiation à la traduction professionnelle.

   

Donna A. Williams

Absorbing Technology: Translation Pedagogy and Networked-Communication Culture

Pages 361–369

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Résumé

L’étudiant novice entre souvent dans le programme de traduction après avoir passé une bonne partie de sa vie comme internaute actif. Cette expérience a une influence sur ses attentes et donc sur la culture de la classe. Cet article porte sur le modèle de circulation d’information sur Internet, sur l’intérêt d’une pédagogie de la traduction incorporant l’aspect social de nouveaux réseaux de communication ainsi que sur l’importance d’adopter une méthode didactique axée sur l’apprenant.

   

Sylvie Vandaele

Mise en ligne d’outils pédagogiques : une panacée pour l’enseignement de la traduction médicale ?

Pages 370–378

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Résumé

Les contraintes de l’enseignement de la langue et de la traduction médicales résultent non seulement de la complexité de la matière, mais aussi de la conjugaison de deux facteurs antagonistes : d’une part, les acquis préalables des étudiants sont hétérogènes ; d’autre part, les exigences du marché du travail sont élevées. Le présent article fait état de la mise en oeuvre de sites utilisant la plateforme WebCT, qui permet la mise en ligne de différents outils pédagogiques. L’objectif est de compléter les cours donnés en classe et d’ajouter à l’approche pédagogique traditionnelle des outils qui favorisent la progression individuelle de l’étudiant et lui offrent une mise en situation dans des conditions évoquant la vie professionnelle.

   

Jacques Lethuillier

L’enseignement des langues de spécialité comme préparation à la traduction spécialisée

Pages 379–392

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Résumé

Dans la formation des traducteurs professionnels modernes, on retrouve presque à égalité deux grandes composantes : la traduction générale et l’initiation à la traduction spécialisée. Si l’on peut dire que l’enseignement de la traduction générale repose sur une tradition bien établie, rien n’est moins vrai en ce qui concerne l’initiation à la traduction spécialisée. Dans ce texte, nous défendons l’idée que la meilleure façon de préparer à la traduction spécialisée consiste à dispenser un enseignement des langues de spécialité systématique, qui se fonde sur une pédagogie originale dont nous essayons de tracer les grandes lignes.

   

Judith Lavoie

Faut-il être juriste ou traducteur pour traduire le droit ?

Pages 393–401

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Résumé

Selon une croyance qui semble fortement ancrée, on suppose que les juristes sont « naturellement » plus aptes à traduire des textes juridiques que les non-juristes. Le présent article s’attache, d’une part, à démontrer le contraire en faisant une synthèse des différents travaux ayant porté sur la formation des traducteurs juridiques et, d’autre part, à présenter les grandes lignes de l’enseignement de cette discipline dans le cadre d’un cours avancé portant sur le droit des sociétés et les valeurs mobilières, des domaines en pleine expansion sur le marché de la traduction.

   

Éric Poirier

Conséquences didactiques et théoriques du caractère conventionnel et arbitraire de la traduction des unités phraséologiques

Pages 402–410

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Résumé

La traduction des unités phraséologiques (UP) est arbitraire parce que l’équivalence sémantique représente toujours une solution acceptable. Elle est aussi conventionnelle aux deux sens sémiotiques de l’adjectif, c’est-à-dire par relation de référence ou de correspondance, et par calcul sémiotique du sens ou équivalence. Ces caractéristiques de la traduction des UP exigent des méthodes d’enseignement favorisant l’analyse du sens des UP qui s’appuie sur leur délimitation dans la phrase et sur celle de leurs éléments constitutifs. La démonstration du caractère conventionnel de la traduction des UP montre que même si la correspondance et l’équivalence s’opposent en théorie, ces deux procédés peuvent servir en pratique à la traduction d’un même segment linguistique.

   

Rohan Anthony Lewis

Langue métissée et traduction : quelques enjeux théoriques

Pages 411–420

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Résumé

Bien que l’on soit en peine de trouver une homogénéité à l’intérieur de ce qu’il est convenu de considérer comme une seule et même langue, la théorisation et l’enseignement de la traduction se fondent par convention sur l’idée que la langue est une entité relativement stable, aux frontières bien définies. Cet article, de caractère exploratoire, cherche à expliciter le contexte historique dont est issue la notion conventionnelle de langue utilisée en traduction, ce qui amène à se demander comment une conception de la langue qui reconnaîtrait le métissage linguistique pourrait modifier notre conception de la traduction et de son enseignement.

   

Isabelle Collombat

La Stylistique comparée du français et de l’anglais : la théorie au service de la pratique

Pages 421–428

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Résumé

L’enseignement de la traduction au premier cycle vise à faire acquérir aux apprenants un savoir-faire professionnel ; dans cette optique, la dialectique entre théorie et pratique y revêt une importance particulière. C’est d’ailleurs la confusion entre les deux types de théorie – que nous nommerons respectivement « instrumentale » et « spéculative » – qui a été à l’origine des critiques les plus virulentes contre la Stylistique comparée du français et de l’anglais (SCFA) de Vinay et Darbelnet. Le présent article, fondé sur un sondage mené auprès d’étudiants de première année en traduction, a pour objet de montrer que la SCFA ressortit à la théorie instrumentale et qu’en ce sens, elle ne s’oppose pas à la pratique mais interagit avec elle.

   

Agnès Whitfield

L’enseignement de la théorie de la traduction : quelques réflexions pédagogiques

Pages 429–437

[HTML]  [PDF 483 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Cet article examine, à partir d’une expérience pédagogique réalisée dans le contexte canadien, le rôle d’un cours de théorie au sein d’un programme de formation professionnelle. Le cours proposé est conçu en fonction des besoins des apprenants. Une approche sociale et engagée de la théorie remplace la perspective textuelle traditionnelle. Le contenu didactique du cours ainsi que la démarche pédagogique sont analysés et évalués.

   

Marie-Christine Aubin

L’enseignement théorique dans un programme de formation universitaire en traduction

Pages 438–445

[HTML]  [PDF 483 ko]  [Résumé

Résumé

Si on prend le terme théorie dans son sens de « construction intellectuelle méthodique et organisée », il ne fait aucun doute que celle-ci doit permettre aux traducteurs, à une époque où tout s’accélère, de travailler plus vite et plus efficacement. En effet, la théorie soutient la pratique et n’apparaît le plus souvent que dans ses résultats dans les programmes de formation, permettant aux étudiants d’accélérer leur acquisition des compétences essentielles à la pratique. Autrement dit, si la théorie n’existait pas, il faudrait l’inventer car aucun programme de formation ne serait viable sans une réflexion théorique sur la pratique du métier.

 

Documentation  

   

Monique C. Cormier et Aline Francoeur

Bibliographie

Pages 446–449

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Comptes rendus  

   

Christian Balliu

Gambier, Y. and H. Gottlieb (eds.) (2001) : (Multi)Media Translation, Concepts, Practices and Research, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins, Benjamins Translation Library, vol. 34, xx-298 p.

Pages 450–453

[HTML]  [PDF 451 ko]  [Notice

   

Alain Polguère

Bowker, L. (2002) : Computer-Aided Translation Technology : A Practical Introduction, Ottawa, University of Ottawa Press, Didactic of Translation Series, xx-185 p.

Pages 453–455

[HTML]  [PDF 448 ko]  [Notice

   

Éric Poirier

Farina, A. (2001) : Dictionnaires de langue française du Canada : Lexicographie et société au Québec, préface de Claude Poirier, Paris, Honoré Champion, coll. « LEXICA, Mots et Dictionnaires », 445 p.

Pages 456–458

[HTML]  [PDF 442 ko]  [Notice

   

Hugo Marquant

Balliu, C. (2002) : Les traducteurs transparents. La traduction en France à l’époque classique, Bruxelles, Éditions du Hazard, collection Traductologie, 240 pages.

Pages 458–460

[HTML]  [PDF 442 ko]  [Notice

   

Judith Lavoie

E. Steiner et C. Yallop (2001) (eds) : Exploring Translation and Multilingual Text Production : Beyond Content, Berlin/New York, Mouton de Gruyter, coll. « Text, Translation, Computational Processing », 336 p.

Pages 460–462

[HTML]  [PDF 442 ko]  [Notice

   

Aline Francoeur

Wright, S. E. and G. Budin (dir.) (1997) : Handbook of Terminology Management. Volume I : Basic Aspects of Terminology Management, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins, xiv + 370 p.
Wright, S. E. and G. Budin (dir.) (2001) : Handbook of Terminology Management. Volume II : Application-Oriented Terminology Management, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins, xv + 550 p.

Pages 462–466

[HTML]  [PDF 450 ko]  [Notice

   

Jean-Claude Boulanger

Sablayrolles, J.-F. (2000) : La néologie en français contemporain. Examen du concept et analyse de productions néologiques récentes, Paris, Honoré Champion éditeur, coll. « Lexica », no 4, 589 p.

Pages 466–472

[HTML]  [PDF 460 ko]  [Notice

   

Bassey E. Antia

Beeby, A., D. Ensinger and M. Presas (2000) (eds.): Investigating Translation, Amsterdam/Philadelphia: John Benjamins, Benjamins Translation Library, vol. 32, xiii+294.

Pages 472–474

[HTML]  [PDF 441 ko]  [Notice

   

Rajendra Singh

Sarukkai, S. (2002): Translating the World, New York, University Press of America, xxi + 161 p. + index.

Pages 474–475

[HTML]  [PDF 435 ko]  [Notice

 

Bloc-notes  

   

Catherine Arrouart

Les mémoires de traduction et la formation universitaire : quelques pistes de réflexion

Pages 476–479

[HTML]  [PDF 465 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Les mémoires de traduction font partie de ces outils d’aide à la traduction qui sont de plus en plus utilisés sur le marché de la traduction. Les universités doivent-elles offrir à leurs étudiants une formation sur ces outils ? Le cas échéant, de quelle nature devrait être cette formation ?

URI : http://www.erudit.org/revue/meta/2003/v48/n3/

Tous droits réservés © Les Presses de l'Université de Montréal, 2003

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