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Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal

Volume 51, numéro 4, décembre 2006, p. 660-670

La traduction des noms propres (1) et Langue, traduction et mondialisation : interactions d’hier, interactions d’aujourd’hui / Language, Translation and Globalization: Interactions from Yesterday, Interactions from Today (2)

Sous la direction de Thierry Grass (1), John Humbley (1), Jean Louis Vaxelaire (1), Louise Brunette (2) et Marc Charron (2)

Direction : André Clas (directeur)

Éditeur : Les Presses de l'Université de Montréal

ISSN : 0026-0452 (imprimé)  1492-1421 (numérique)

DOI : 10.7202/014333ar

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Article

La traduction comme appropriation : le cas des toponymes étrangers

Thierry Grass

Université de Tours, Tours, France

thierry.grass@univ-tours.fr

Résumé

Apparemment simple à première vue, la traduction des toponymes pose un certain nombre de problèmes relevant à la fois de la linguistique et de la culture au sens large. Tout d’abord, il n’est pas tout à fait évident de circonscrire ce qu’on appelle un toponyme si ce n’est en lui appliquant le trait [locatif] ; il apparaît alors de nouvelles classes de toponymes comme les objets célestes (der Halleysche Komet = la comète de Halley), les bâtiments (der Pariser Triumphbogen = l’Arc de triomphe) ou les lieux mythiques ou fictifs (Utopia = Utopie) qui ne sont pas celles de l’onomastique traditionnelle. En deuxième lieu, on constate des différences morphosyntaxiques, telle la détermination qui peut être présente en allemand et pas en français ou vice versa (Sachsen = la Saxe ; der Mars = Mars). Pour le même toponyme, la référence peut aussi changer (der Genfer See = le lac Léman, der Aralsee = la mer d’Aral et non *le lac d’Aral). S’ajoute à ces phénomènes une dimension qu’on peut qualifier de « poids de l’histoire » : la traduction étant une appropriation, plus un toponyme étranger aura de liens historiques avec une culture donnée, plus on aura tendance à le traduire et inversement. Ceci en dépit des recommandations des Nations Unies en matière de traduction des toponymes.

Mots-clés/Keywords : globalisation des échanges, Nations Unies, noms géographiques, standardisation, toponyme

Abstract

Even if the translation of toponyms appears to be simple on a first approach, it can be difficult on a linguistic level as well as on a more general “cultural” level. First, it is not easy to define what a toponym is; it possesses only a [locative] semantic feature. There are classes of toponyms like celestial objects (der Halleysche Komet = la comète de Halley), buildings (der Pariser Triumphbogen = l’Arc de triomphe) as well as mythical or fictive places (Utopia = Utopie) that all differ from the traditional classes of onomastics. Second, there are morphosyntactical differences as determination which can appear in German and not in French and vice versa (Sachsen = la Saxe; der Mars = Mars). For a same toponym, the reference can change (der Genfer See = le lac Léman, der Aralsee = la mer d’Aral and not *le lac d’Aral). There is also an aspect which is eligible as “the effect of history”: Translation means adapting a name to your own. The more a foreign toponym has contacts to a given culture, the more it will be translated; despite of the recommendations of the United Nations in matters of translation of toponyms.

Auteur : Thierry Grass
Titre : La traduction comme appropriation : le cas des toponymes étrangers
Revue : Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal, Volume 51, numéro 4, décembre 2006, p. 660-670
URI : http://id.erudit.org/iderudit/014333ar
DOI : 10.7202/014333ar

Tous droits réservés © Les Presses de l'Université de Montréal, 2006

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