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Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal

Volume 55, numéro 4, décembre 2010, p. 769-778

De la localisation à la délocalisation – le facteur local en traduction / From Localization to Delocalization – The Local Factor in Translation

Sous la direction de Nicolas Froeliger et Jean-René Ladmiral

Direction : Sylvie Vandaele (directrice)

Rédaction : Georges Bastin (rédacteur en chef)

Éditeur : Les Presses de l'Université de Montréal

ISSN : 0026-0452 (imprimé)  1492-1421 (numérique)

DOI : 10.7202/045690ar

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Article

Noms d’animaux et difficultés de traduction

Pierre Avenas

Paris, France

pier.avenas@orange.fr

Henriette Walter

Université Rennes 2 – Haute Bretagne, Rennes, France

henriettewalter@neuf.fr

Résumé

La traduction des noms d’animaux doit tenir compte des taxonomies scientifiques, lesquelles évoluent parallèlement aux connaissances des sciences naturelles. On attribue un nom latin scientifique à chaque espèce, mais les noms vernaculaires de la langue commune suivent des dynamiques complexes. Tout d’abord, les noms vernaculaires ne sont pas aussi nombreux que les noms d’espèces. Par ailleurs, les espèces sont parfois confondues, les équivalences dénominatives entre langues peuvent présenter de sérieux problèmes, les faux amis ne sont pas rares, et il faut compter avec les expressions idiomatiques et les variantes régionales. Enfin, l’emploi des noms d’animaux dans les mythes et les oeuvres littéraires ou artistiques s’écarte de la rigueur imposée par la zoologie, en raison de la prédominance de la fonction connotative sur la fonction dénotative. La traduction d’un nom d’animal la mieux adaptée au contexte nécessite donc une approche diversifiée, associant des connaissances de sciences naturelles à des considérations linguistiques.

Mots clés : taxonomie scientifique, nom vernaculaire, équivalence dénominative

Abstract

The translation of animal names must take into account scientific taxonomies, which evolve together with the development of natural sciences. Each species is given a scientific Latin name, but vernacular names in common language follow complex dynamics. Moreover, confusion may crop up between different species, denominative equivalences between languages may raise serious problems, “false friends” are not rare, and one must take into account idiomatic phrases and regional variants. Finally, the way in which animal names are used in myths and in literary and artistic works diverge from the exactness imposed by zoology, due to the predominance of connotative function over denotative function. As a conclusion, we can say that the best translation of an animal name in such or such context necessitates a diversified approach, combining natural sciences knowledge and linguistic considerations.

Key words: scientific taxonomy, vernacular name, naming equivalence

Auteurs : Pierre Avenas et Henriette Walter
Titre : Noms d’animaux et difficultés de traduction
Revue : Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal, Volume 55, numéro 4, décembre 2010, p. 769-778
URI : http://id.erudit.org/iderudit/045690ar
DOI : 10.7202/045690ar

Tous droits réservés © Les Presses de l’Université de Montréal, 2010

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