De la conception du PRINS à son couronnement
Kada Krabchi
Département de Pédiatrie,
Faculté de médecine,
Université de Sherbrooke et
Département de Génétique médicale,
Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke (CHUS),
Hôpital Fleurimont,
3001, 12e avenue Nord, Sherbrooke, Québec,
J1H 5N4 Canada.
Josée Lavoie
Département de Pédiatrie,
Faculté de médecine,
Université de Sherbrooke et
Département de Génétique médicale,
Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke (CHUS),
Hôpital Fleurimont,
3001, 12e avenue Nord, Sherbrooke, Québec,
J1H 5N4 Canada.
Philippe Coullin
Génomique cellulaire des cancers,
9e étage, pièce 743,
CNRS-UMR 1599,
Institut Gustave Roussy,
9, rue Camille-Desmoulins,
94805 Villejuif, France.
Marc Bronsard
Département de Pédiatrie,
Faculté de médecine,
Université de Sherbrooke et
Département de Génétique médicale,
Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke (CHUS),
Hôpital Fleurimont,
3001, 12e avenue Nord, Sherbrooke, Québec,
J1H 5N4 Canada.
Franck Pellestor
Institut de Génétique Humaine,
CNRS UPR 1142,
141, rue de la Cardonille,
34396 Montpellier Cedex 5,
France.
Ju Yan
Département de Pédiatrie,
Faculté de médecine,
Université de Sherbrooke et
Département de Génétique médicale,
Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke (CHUS),
Hôpital Fleurimont,
3001, 12e avenue Nord, Sherbrooke, Québec,
J1H 5N4 Canada.
Régen Drouin
Département de Pédiatrie,
Faculté de médecine,
Université de Sherbrooke et
Département de Génétique médicale,
Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke (CHUS),
Hôpital Fleurimont,
3001, 12e avenue Nord, Sherbrooke, Québec,
J1H 5N4 Canada.
Résumé
La technique PRINS (primed in situ labelling ou synthèse in situ amorcée) est une technique non isotopique de cytogénétique moléculaire qui permet l’analyse microscopique de séquences d’ADN nucléaire sur chromosomes mitotiques et dans les noyaux interphasiques. Elle constitue une excellente alternative à la technique FISH (fluorescence in situ hybridization). Parmi les multiples avantages qui caractérisent la technique PRINS, on retiendra sa grande spécificité, sa sensibilité, sa rapidité d’exécution et son faible coût de revient. La réaction PRINS peut être combinée à d’autres techniques telles que la technique FISH, l’immunofluorescence indirecte et la technique de « translation de coupure ». Les développements récents témoignent du grand potentiel de cette technique qui permet notamment la détection de gènes en copie unique impliqués dans certaines maladies. La variété de ces applications font de la technique PRINS un outil cytogénétique de choix, en clinique comme en recherche.
Summary
From the conception of the PRINS to its coronation
As a non-isotopic molecular cytogenetic technique, the primed insitu (PRINS) labelling reaction represents a major technological progress achieved in the past decade. It has become a routine technique for the microscopic visualization of specific DNA sequences in cells and nuclei and constitutes a good alternative to the fluorescence in situ hybridization (FISH) procedure. Among the multiple advantages that characterize the PRINS technique, specificity, rapidity, reliability, reproducibility, and cost-effectiveness can be mentioned. PRINS can be in addition associated with other techniques like FISH, indirect immunofluorescence, and nick translation. The most recent developments show the great potential of this technique. Now PRINS can be used to study single-copy genes and, consequently, can be routinely used to investigate deletions associated with microdeletion syndromes. Therefore, the PRINS technique has the potential to become a widely used molecular cytogenetic tool in clinics and research. This short review presents how the PRINS technique contributed to further the understanding of biological phenomena and describes the different possibilities and applications of the PRINS method in several biological and clinical fields (pre-implantation testing, prenatal, constitutional and oncologic genetic diagnosis).
Remerciements
Les travaux présentés dans cet article ont été financés par le Réseau Canadien des Maladies Génétiques (CGDN) et le Réseau de Médecine Génétique Appliquée (RMGA) du Québec. Les travaux de P. Coullin ont bénéficié de fonds provenant de l’Inserm et du CNRS. La Figure 4 a été réalisée au cours de travaux faits en collaboration avec Lydia Roy (Inserm U.362, Villejuif). Les travaux de F. Pellestor sur le PRINS sont financés par une subvention de l’Association Française contre les Myopathies (AFM) et un contrat européen COPERNICUS-2 (ICA2-CT2000-10012). R. Drouin détient une bourse de chercheur-boursier (niveau senior) du Fonds de la Recherche en Santé du Québec (FRSQ).
| Auteurs : | Kada Krabchi, Josée Lavoie, Philippe Coullin, Marc Bronsard, Franck Pellestor, Ju Yan et Régen Drouin |
|---|---|
| Titre : | De la conception du PRINS à son couronnement |
| Revue : | M/S : médecine sciences, Volume 20, numéro 4, avril 2004, p. 465-473 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/008123ar |
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