Peptides transducteursLa face utile d’un nouveau mode de signalisation
Alain Joliot
Équipe biologie cellulaire des homéoprotéines.
CNRS UMR 8542,
École Normale Supérieure,
46, rue d’Ulm,
75230 Paris Cedex 05, France.
Alain Prochiantz
Équipe développement et neuropharmacologie.
CNRS UMR 8542,
École Normale Supérieure,
46, rue d’Ulm,
75230 Paris Cedex 05, France.
Figure 1
Modes d’internalisation des peptides.
Les mécanismes d’internalisation des peptides peuvent faire appel (A) à la formation d’un canal dans la membrane plasmique, (B) à la formation de micelles inverses (cas des peptides dotés d’une structure de type penetratin) ou (C) à l’endocytose, celle-ci étant probablement suivie d’une rupture de la vésicule.
Figure 2
Internalisation de la penetratin ex vivo et in vivo.
A. La penetratin couplée à un fluorochrome est internalisée par l’ensemble des cellules (lignée MDCK) et s’accumule dans le noyau et le cytoplasme. B. Détection du même peptide dans le rein, après injection intrapéritonéale chez la souris.
Figure 3
Processus de sécrétion proposé pour l’homéoprotéine Engrailed.
A. Localisation des séquences permettant l’internalisation et la sécrétion. B. Processus de sécrétion. La protéine synthétisée dans la cellule donneuse doit passer par le noyau pour, après export nucléaire, être adressée à des vésicules de sécrétion ayant les caractéristiques de cavéoles (richesse en glyco-sphingolipides et cholestérol) : la capacité d’adressage vésiculaire et de sécrétion de la protéine est en effet strictement corrélée à l’accumulation de cette dernière dans le noyau. Il est particulièrement important de constater qu‘in vivo, les protéines Engrailed-1 et Engrailed-2 ont été retrouvées dans ce même compartiment de sécrétion (en continuité avec le milieu extracellulaire, après fusion de la vésicule avec la membrane plasmique).
Figure 4
Rôle potentiel des homéoprotéines dans la navigation des cônes de croissances axonaux.
Les homéoprotéines sécrétées par les cellules situées à proximité d’un cône de croissance sont internalisées par ce dernier. Elles peuvent régler la traduction localement au niveau du cône de croissance ou être transportées vers le noyau de l’axone. La nature de l’homéoprotéine internalisée et l’origine anatomique du cône déterminent la réponse du cône de croissance (attraction ou répulsion).
| Auteurs : | Alain Joliot et Alain Prochiantz |
|---|---|
| Titre : | Peptides transducteurs : la face utile d’un nouveau mode de signalisation |
| Revue : | M/S : médecine sciences, Volume 21, numéro 3, mars 2005, p. 309-314 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/010696ar |
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