Les cellules de Langerhans
Jenny Valladeau
Université Lyon I,
EA 3732,
Hôpital Édouard-Herriot,
Pavillon R,
69437 Lyon Cedex 03,
France.
Figure 1
Cycle de vie des cellules de Langerhans.
Les cellules de Langerhans (CL) procèdent, au cours de leur maturation, à des changements phénotypiques et fonctionnels. Elles se transforment en cellules dendritiques (DC) dites matures, ayant les caractéristiques des DC retrouvées dans les organes lymphoïdes secondaires : de ces constatations est né le concept de cycle de vie des CL. Ainsi, suivant l’état de l’épithélium, des précurseurs hématopoïétiques ou des monocytes colonisent les épithéliums, où ils se différencient en CL capables de reconnaître et d’internaliser les pathogènes. Un signal de danger entraîne alors la migration des CL vers les organes lymphoïdes secondaires, où elles sont appelées cellules dendritiques interdigitées matures. Ces cellules sont capables de présenter des complexes CMH-Ag (complexe majeur d’histocompatibilité-antigène) à des lymphocytes T spécifiques. Au cours de leur migration dans la lymphe, les DC sont nommées cellules voilées.
Figure 2
Réseau de cellules de Langerhans au sein d’un feuillet de l’épiderme.
À partir de peau humaine normale, l’action d’enzymes telles que la trypsine permet de dissocier le derme de l’épiderme : ce feuillet épidermique peut alors être marqué par différents procédés enzymatiques (comme, ici, l’ATPase) ou immunohistologiques, révélant un réseau dense de cellules de Langerhans en microscopie optique (Cliché : Dr Colette Dezutter-Dambuyant).
Figure 3
Granules de Birbeck au sein d’une cellule de Langerhans épidermique.
Les cellules de Langerhans isolées de la peau humaine normale par l’action de la trypsine sont purifiées par centrifugation sur un coussin de Ficoll. Après avoir été fixées et coupées, les cellules de Langerhans sont observées à l’aide d’un microscope électronique : des granules de Birbeck caractéristiques, « en raquette de tennis », sont visualisés (Cliché : Dr Colette Dezutter-Dambuyant).
Figure 4
Récepteurs potentiellement impliqués dans la reconnaissance et la capture des pathogènes par les cellules de Langerhans.
Différentes familles de récepteurs exprimés par les cellules de Langerhans sont capables de reconnaître ou d’internaliser les pathogènes. Les lectines de type C, dépendantes du calcium, reconnaissent des motifs oligo-saccharidiques présents à la surface des pathogènes. Les récepteurs des fragments Fc des Ig et les récepteurs du complément (CR) permettent, quant à eux, la reconnaissance de pathogènes ou de corps apoptotiques opsonisés. Enfin, des lectines de type I (Dec205) ou II (Dectine 1), certains récepteurs des fragments Fc des Ig, mais surtout les TLR (Toll-like receptors), transmettent ensuite un signal de danger aux cellules de Langerhans, induisant leur maturation phénotypique et fonctionnelle.
| Auteur : | Jenny Valladeau |
|---|---|
| Titre : | Les cellules de Langerhans |
| Revue : | M/S : médecine sciences, Volume 22, numéro 2, février 2006, p. 144-148 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/012382ar |
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