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Port Acadie : revue interdisciplinaire en études acadiennes / Port Acadie: An Interdisciplinary Review in Acadian Studies

Rédaction : Maurice Lamothe (rédacteur en chef)

Éditeur : Université Sainte-Anne

ISSN : 1498-7651 (imprimé) 1916-7334 (numérique)

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Numéro 10-11-12, automne 2006, printemps-automne 2007, p. 7-305Le patrimoine religieux de la Nouvelle-Écosse : signes et paradoxes en Acadie

Sous la direction de Jean-Pierre Pichette

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Ouverture  

   

Jean-Pierre Pichette

Le patrimoine religieux de la Nouvelle-Écosse. Signes et paradoxes en Acadie

Pages 7–22

[PDF 1,4 Mo]  [Résumé

Résumé

Le nom d’une institution laïque, appelée Université Sainte-Anne, apparaît déjà comme un paradoxe. Pourtant, l’histoire de ce collège, fondé par les eudistes en 1890, explique l’appellation de l’établissement. Malgré sa laïcisation en 1971, le souvenir des fondateurs s’y maintient et le respect de leur mission se poursuit autrement dans le même lieu, qui est un véritable site du patrimoine religieux des Acadiens de la Nouvelle-Écosse. Toutefois, les autres éléments du patrimoine religieux acadien seront-ils aussi bien servis? Au fait, à qui appartient ce patrimoine? Au clergé et à l’Église, qui assurent les services pastoraux auprès des Acadiens, ou aux fidèles, qui défraient les coûts de construction et d’entretien de ce patrimoine? Sommes-nous en présence de lieux de culte ou de biens culturels? Ce sont les réponses à des questions de cette nature qui déterminent les principaux axes retenus pour guider la réflexion de ces jours de colloque.

 

Première partie : signes et paradoxes. Les traces de la foi autorisée  

   

Gérald C. Boudreau

Traces matérielles et culturelles de l’apostolat du missionnaire Sigogne

Pages 23–36

[PDF 4,4 Mo]  [Résumé

Résumé

La place du renommé missionnaire français, Jean-Mandé Sigogne, est remise dans le contexte du patrimoine religieux en Acadie, tant à partir des traces matérielles qui en subsistent (paroisses fondées qui se sont transformées, églises et autres monuments) qu’à partir des attitudes culturelles que son enseignement a contribué à modifier chez le peuple acadien ou, au contraire, de celles qu’il n’a jamais pu changer. L’auteur fait aussi le point sur les traces de ses écrits, qui sont malencontreusement dispersés alors qu’ils appartenaient au patrimoine acadien du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

   

Jean Simard

Ruptures et continuités dans l’art religieux de la baie Sainte-Marie

Pages 37–54

[PDF 4,5 Mo]  [Résumé

Résumé

En octobre 2005, invité à mener une recherche exploratoire sur le patrimoine religieux acadien de la baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse, l’auteur a choisi de se laisser guider par les traces du religieux dans le paysage, afin de voir si le patrimoine de cette région est différent de celui qui existe ailleurs dans la francophonie canadienne et, d’autre part, s’il est en continuité ou en rupture par rapport à l’Acadie de la Nouvelle-France ou à la France elle-même, dont il serait issu. Parmi les nombreuses observations que ces questions suscitent, il en retient deux. L’une montre qu’il y a eu rupture : comment expliquer qu’il n’existe pas ici de croix de chemins, pourtant partout présentes dans la francophonie canadienne? L’autre fait plutôt état de continuité : il s’agit de la dévotion au Sacré-Coeur dont l’iconographie, présente notamment dans les églises paroissiales tenues par les eudistes, remonte au xviie siècle français.

   

Denise Lamontagne

Sainte Anne et sainte Marie ou la lente assomption d’une rivalité mère-fille en terre acadienne

Pages 55–79

[PDF 842 ko]  [Résumé

Résumé

Nommée patronne de l’Acadie en 1881, la figure de Notre-Dame de l’Assomption s’impose partout en Acadie, qu’il s’agisse de lieux de culte ou de compagnies d’assurances. Cependant, pour l’historien du religieux, il importe d’enquêter au-delà de ce qui se donne à voir, afin d’identifier ce qui relève du militantisme politique et ce qui appartient à l’univers religieux dans sa spécificité. Une simple incursion au sein des archives de folklore oblige l’historien du religieux à se réconcilier avec ses découvertes. C’est l’une d’elles qui nous invite à une relecture du patrimoine immatériel en Acadie. En effet, tout se joue comme si les représentants de l’élite clérico-nationaliste avaient réussi à imposer Marie de l’Assomption à l’ensemble du peuple acadien, en recréant ce que nous pourrions qualifier de chicane de famille mettant en scène, entre autres personnages, une mère et sa fille. Et pour cause! Sainte Anne et Marie se retrouvent une fois de plus au coeur d’un débat fondateur d’une histoire encore cachée du patrimoine immatériel en Acadie comme dans l’ensemble de la chrétienté.

 

Première partie : signes et paradoxes. L’interprétation parallèle des fidèles  

   

Micheline Laliberté

Les Acadiens de la baie Sainte-Marie à la fin du xixe siècle ou les paradoxes de quelques pratiques cultu(r)elles

Pages 81–100

[PDF 556 ko]  [Résumé

Résumé

La période choisie correspond à l’arrivée des pères eudistes à la baie Sainte-Marie. Quelle place la religion prenait-elle à ce moment dans la vie quotidienne des fidèles? Lorsque l’on parle des mentalités religieuses, le rôle du clergé est souvent primordial. Même si le peuple acadien est souvent décrit comme très religieux, on peut supposer que l’isolement géographique et le manque d’encadrement ecclésiastique avant les années 1890 ont contribué à façonner de manière particulière leurs pratiques cultuelles et leurs croyances religieuses. Afin de chercher à comprendre comme se vivaient les relations entre l’enseignement officiel et les traditions populaires, je présente des témoignages sur les pratiques religieuses des Acadiens de la baie Sainte-Marie pendant la dernière décennie du xixe siècle.

   

Pietro Boglioni et Gérald C. Boudreau

« On ma dit qu’on avoient ouit dire » – Anthropologie historique d’un exorcisme populaire en Acadie

Pages 101–115

[PDF 1,2 Mo]  [Résumé

Résumé

Des lettres conservées dans les archives de l’abbé Sigogne nous décrivent avec une rare précision un rite populaire d’exorcisme, explicitement présenté comme transmis par la tradition orale : « je me suis informé au voisins de ce qu’il faudroient faire; on ma dit qu’on avoient ouit dire que du tems de la cadi on avoient un recéde ». Après une présentation rapide de la structure de ce rite, cet article se propose d’en rechercher des antécédents et des parallèles en France et en Nouvelle-France.

 

Deuxième partie : l’état des lieux de culte. Lieux de culte du sud-ouest  

   

Maurice LeBlanc

L’église Saint-Pierre de Pubnico-Ouest

Pages 117–128

[PDF 5,3 Mo]  [Résumé

Résumé

La paroisse Saint-Pierre de Pubnico-Ouest a été fondée par l’abbé Jean-Mandé Sigogne en 1816. L’église actuelle, la troisième, remonte à 1892. Elle est de style gothique, mais d’un gothique un peu particulier. On n’y découvre pas les lignes gothiques d’une cathédrale médiévale. Au cours des années, elle a subi des changements, surtout dus à la réforme liturgique après Vatican II, et c’est bien dommage pour quelqu’un qui s’intéresse le moins du monde au patrimoine religieux de son propre canton.

   

Jean-Louis Robichaud

La paroisse et l’église Sacré-Coeur de Saulnierville

Pages 129–141

[PDF 2,5 Mo]  [Résumé

Résumé

Après un bref aperçu de la construction (1879–1880) et de l’agrandissement (1910) de cette deuxième église construite par l’abbé Jean-Marie Gay, qui est la plus vieille église paroissiale de Clare, et des rénovations qui y ont été apportées suite au renouveau liturgique préconisé par Vatican II, l’auteur examine le rôle de certains curés dans le développement de la vie paroissiale et dans la mise en place d’infrastructures visant le développement spirituel et temporel des paroissiens. Il expose enfin quelques éléments du patrimoine religieux qui, avec l’église, constituent la paroisse Sacré-Coeur de Saulnierville.

   

Albert Dugas

Léo-Jean Melanson, bâtisseur de l’église Sainte-Marie de la Pointe-de-l’Église

Pages 143–148

[PDF 1,2 Mo]  [Résumé

Résumé

Léo-Jean Melanson (1868–1947) a participé, que ce soit directement ou indirectement, pendant une soixantaine d’années aux projets de construction les plus importants de la baie Sainte-Marie. Plusieurs églises ont été construites sous sa direction, ainsi que le Collège Sainte-Anne. Mais la construction de l’église Sainte-Marie de la Pointe-de-l’Église (1903–1905) a sans doute été le projet majeur de sa carrière.

   

Luc Noppen

L’église Sainte-Marie, monument du métissage de modèles bretons et des savoir-faire acadiens

Pages 149–175

[PDF 5,4 Mo]  [Résumé

Résumé

L’arrivée massive de religieux français au Canada, autour de 1900, a eu un impact considérable sur le paysage construit : églises, chapelles, couvents, collèges, noviciats et autres bâtiments utiles à leur installation et à leurs oeuvres se sont multipliés. Au-delà de l’effet du nombre, la Séparation a aussi imposé au Québec un retour à une architecture « à la française », une fois consacré le statut du Canada français comme terre promise de la catholicité francophone. Parmi ces religieux migrants, les eudistes, en particulier, ont beaucoup construit, au Québec et en Nouvelle-Écosse. L’un d’eux a laissé en sol canadien un monument imposant, l’église Sainte-Marie de la Pointe-de-l’Église, en Nouvelle-Écosse. Cet article se propose d’en établir la sémiogenèse en vue d’accroître sa notoriété, notamment pour en assurer la conservation et la mise en valeur comme monument historique national.

 

Deuxième partie : l’état des lieux de culte. Lieux de culte du Cap-Breton  

   

Gabriel LeBlanc

Le patrimoine religieux de l’Isle-Madame – L’église Notre-Dame-de-l’Assomption d’Arichat et ses missionnaires

Pages 177–190

[PDF 3,7 Mo]  [Résumé

Résumé

L’auteur évoque le parcours historique de la région acadienne de l’Isle-Madame située sur la côte sud-est du Cap-Breton : arrivée et oeuvres des premiers missionnaires, les abbés William Phelan et François Lejamtel, construction de l’église en 1837, qui est promue cathédrale en 1844, jusqu’au transfert du diocèse à Antigonish en 1880, rôle des différentes congrégations religieuses dans la paroisse, apostolat de l’abbé Hubert Girroir, premier prêtre acadien, et bref aperçu du patrimoine religieux matériel : tableaux, orgue, vases sacrés.

   

Marie-Colombe Robichaud

L’église Saint-Pierre de Chéticamp

Pages 191–200

[PDF 1,4 Mo]  [Résumé

Résumé

L’auteur passe en revue l’histoire des édifices religieux construits à Chéticamp, village fondé en 1790 : depuis l’érection de la première chapelle, vers 1800, en passant par la construction de deux nouveaux édifices pour accueillir la population croissante, l’église du Platin, vers 1812, et l’église du Buttereau en 1861. De 1892 à 1893, l’abbé Fiset réalise le grand projet de construire l’actuelle église, la quatrième, de Saint-Pierre de Chéticamp, Au fil des ans, elle a connu maintes réparations et rénovations et, pour les Chéticantins, elle demeure depuis plus de cent ans ce monument gigantesque qui rappelle la mémoire de ce prêtre autant que la vaillance et la foi des générations passées.

   

Sally Ross

Aperçus de quelques vieux cimetières

Pages 201–221

[PDF 5,7 Mo]  [Résumé

Résumé

En 2003, l’auteur a visité les cimetières acadiens établis en Nouvelle-Écosse après la déportation. Le but de ce projet était de constituer une documentation des monuments funéraires d’intérêt historique, culturel et linguistique. À la lumière de ses recherches dans 61 sites, la chercheuse examine ici quatre cimetières paroissiaux emblématiques, dont deux à l’île du Cap-Breton (les vieux cimetières de Chéticamp et de Notre-Dame-de-l’Assomption) et deux en Nouvelle-Écosse péninsulaire (le cimetière Saint-Pierre de Pubnico-Ouest et celui de Sainte-Marie). En les situant d’abord dans un contexte historique, elle examine de près quelques-unes des pierres particulièrement intéressantes.

 

Troisième partie : l’avenir du patrimoine religieux. Quand l’État s’engage  

   

Gwénaëlle Le Parlouër

L’Initiative des endroits historiques : bâtir une culture de la conservation au Canada

Pages 223–230

[PDF 502 ko]  [Résumé

Résumé

L’Initiative des endroits historiques, mise en place en 2001, s’est fixé l’objectif ambitieux de construire une culture de conservation du patrimoine au Canada. Pour cela, elle s’est dotée de deux outils : le Répertoire canadien des liens patrimoniaux et le manuel des Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux patrimoniaux au Canada, ainsi que d’un incitatif financier nommé Fonds pour favoriser les propriétés patrimoniales commerciales. L’auteur note les buts et principes de ces nouveaux outils de conservation, et donne un aperçu des défis à relever aujourd’hui.

   

Jill Scott

La politique patrimoniale de la Nouvelle-Écosse

Pages 231–237

[PDF 475 ko]  [Résumé

Résumé

En 1980, la Nouvelle-Écosse adoptait sa première loi sur la protection du patrimoine bâti. Depuis, plus de 260 édifices ont reçu la désignation d’édifices historiques et sont, à cette fin, protégés en vertu de la loi. En 2003, la province a lancé sa participation officielle à l’Initiative des endroits historiques, qui a pour mandat de promouvoir et de reconnaître les endroits historiques désignés par la province et par les municipalités. Cet exposé présente le programme de protection des lieux historiques de la Nouvelle-Écosse et aborde la manière dont la province a contribué à la mise en place de l’Initiative des endroits historiques, qui est une initiative pancanadienne.

   

Delphis Comeau

La politique patrimoniale de la municipalité de Clare

Pages 239–242

[PDF 440 ko]  [Résumé

Résumé

Il y aurait 51 municipalités en Nouvelle-Écosse qui ont un plan de protection des propriétés patrimoniales. La municipalité de Clare n’en fait pas encore partie. Elle a cependant fait des démarches en ce sens et l’auteur en donne un bref aperçu. Il fait ensuite quelques commentaires sur les problèmes liés à l’entretien des églises et sur les normes qui les régissent.

 

Troisième partie : l’avenir du patrimoine religieux. Quand l’Église démissionne  

   

André Chénier

SOS-Églises : à la rescousse de notre patrimoine religieux dans le sud-ouest de l’Ontario

Pages 243–257

[PDF 3,6 Mo]  [Résumé

Résumé

Il y a dix ans, personne ne se doutait que deux petits villages canadiens-français bien tranquilles du sud-ouest de l’Ontario, Pointe-aux-Roches et Saint-Joachim, étaient sur le point de vivre une aventure qui allait leur donner une notoriété provinciale, sinon nationale. Une aventure les mettant aux prises avec des autorités religieuses et politiques qui ont fait l’erreur de tenir pour acquis leur docile acceptation du retrait d’un élément important de leur identité : leur patrimoine religieux. André Chénier raconte cette histoire d’une poignée de gens qui (sans potion magique aucune!) a trouvé la force et les moyens de dire… non!

   

David Tremblay

Les leçons à tirer de l’expérience de SOS-Églises

Pages 259–272

[PDF 1,7 Mo]  [Résumé

Résumé

Que doivent faire les Acadiens pour s’assurer que leur patrimoine architectural religieux ne soit pas mis en péril par des décisions diocésaines de fermer et de détruire des églises paroissiales qui sont au coeur de leurs communautés? David Tremblay, stratège de la campagne menée par SOS-Églises dans le sud-ouest de l’Ontario pour sauver deux églises patrimoniales menacées de démolition, dégage de son expérience ce qu’il considère comme les éléments principaux d’un plan d’action efficace.

 

Épilogue : et l’Acadie dans tout cela? Faire ou laisser faire?  

   

Maurice Lamothe

Synthèse

Pages 273–277

[PDF 1,4 Mo]  [Notice

   

Du choc à la mobilisation : lieux de culte et biens culturels – Séance plénière

Pages 279–299

[PDF 2,5 Mo]  [Résumé

Résumé

Cette dernière séance du colloque a été consacrée à une discussion sur la situation actuelle du patrimoine religieux des Acadiens de la Nouvelle-Écosse et sur les problèmes prévisibles qui le menacent, à la lumière de l’expérience d’autres régions de la francophonie canadienne. Cet exercice visait d’abord à assurer la protection de ce patrimoine et sa mise en valeur, puis à réfléchir à des projets d’avenir. Nous présentons l’essentiel de ces interventions regroupées par thèmes et, parfois, sous forme abrégée.

 

   

   

Collaborateurs

Pages 301–305

[PDF 454 ko]  [Notice

URI : http://www.erudit.org/revue/pa/2007/v/n10-11-12/

Tous droits réservés © Université Sainte-Anne, 2008

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