<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"><channel><title>Érudit | </title><description>2009-2010 N16-17</description><link>http://www.erudit.org/revue/pa/</link><item><title>Marius Barbeau le passeur (1883–2008)</title><link>http://id.erudit.org/iderudit/045125ar</link></item><item><title>Éditer des contes de tradition orale : pour qui? comment?</title><description>Jean-Pierre Pichette 
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 						Depuis le milieu du xixe siècle en France et au tournant du xxe siècle en Amérique française, les chercheurs sont confrontés à l’épineux problème de l’édition des récits de tradition orale. Cet atelier, qui coïncide avec une dynamique très actuelle de retour au conte, a pris la forme d’un séminaire « sur mesure » où des spécialistes de ces questions – collecteurs, transcripteurs, éditeurs et analystes qui évoluent dans les contextes pluriels de la francophonie internationale — ont livré leurs points de vue sur la méthode de transcription et la composition du recueil de contes d’après leur expérience particulière des difficultés rencontrées et des meilleures solutions trouvées. Ces journées d’étude, qui sont au coeur des activités de la Chaire de recherche en oralité des francophonies minoritaires d’Amérique (Cofram) et qui préparent le grand projet d’établissement d’un corpus de littérature orale (Éclore), devaient servir à mettre au point un modèle d’édition approprié aux sources orales, souple et intelligible au plus grand nombre, en vue de favoriser vraiment leur utilisation et, peut-être, la relance des études en littérature orale.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045126ar</link></item><item><title>De « la belle forme orale » à la « pâleur du texte imprimé »</title><description>Nicole Belmont 
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 						Dans le dernier quart du xixe siècle, les collecteurs de littérature orale ne semblaient pas conscients de l’écart profond entre le conte entendu oralement et sa transcription. Ils stigmatisaient souvent les conteurs « trop prolixes » (Luzel en Basse-Bretagne), ou « toujours longs, diffus, et tout à fait incapables de recommencer dans les mêmes termes » (Bladé en Gascogne). Appartenant à la culture lettrée, il leur était impossible de concevoir qu’un texte soit mouvant, jamais exactement le même à la réitération. À partir de l’enregistrement sonore, la possibilité de transcrire tout (y compris peut-être les silences) pose de nouveaux problèmes. C’est que cette transcription est, le plus souvent, illisible et rend sa lecture courante impraticable. Pour être intelligible, elle doit subir des réaménagements, dont il est nécessaire de définir la nature et les limites, en s’appuyant sur la critique de ces oeuvres anciennes.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045127ar</link></item><item><title>De l’oral à l’écrit : la rupture</title><description>Josiane Bru 
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 						Si les recueils de littérature orale dont j’ai assuré l’édition n’ont pas posé de problème majeur — il s’agissait de textes clos, repris de l’imprimé —, le retour aux manuscrits en vue de publier les contes que Perbosc a recueillis au début du xxe siècle pose la question de la rupture avec l’oralité qu’opère chaque passage à l’écrit d’une narration orale (transcription, reconstruction, adaptation, traduction), selon des critères liés à l’époque et à l’optique de l’éditeur. Or la conservation de la performance orale sur bandes magnétiques et les enregistrements en continu des discussions qui l’entourent donnent accès à des pans entiers de l’art du conte que les notes des ethnographes les plus vigilants ne nous permettaient pas d’envisager. Ainsi de la collecte inédite, conduite par Marie-Louise Tenèze, dans une région proche, un siècle plus tard, dont j’examine la possibilité d’une édition. L’examen de tels documents fondera ma contribution à l’atelier.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045128ar</link></item><item><title>De la transcription — Quelques considérations sur l’édition en orature1</title><description>Bertrand Bergeron 
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 						Selon M. Jousse, « “[l]a mise par écrit” n’est toujours qu’un aide-mémoire plus ou moins grossier et inexact ». Et il est vrai que l’intonation, le timbre de la voix, les gestes du conteur, son débit, son expression corporelle et faciale n’ont pu être sauvés. Tout ce qui rend un mot vivant, vibrant, supporte difficilement le passage de l’oral à l’écrit. J.-J. Rousseau en convenait déjà : « L’écriture, qui semble devoir fixer la langue, est précisément ce qui l’altère; elle n’en change pas les mots, mais le génie; elle substitue l’exactitude à l’expression. » Mais si l’on veut tout de même faire oeuvre éditoriale, il faut bien se résoudre à trier, à sacrifier ceci pour transmettre cela. Je m’en suis tenu scrupuleusement à la voix en épousant l’enregistrement que j’en ai fait. En conséquence, la syntaxe des conteurs y est respectée ainsi que leur lexique et leurs tournures de phrase.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045129ar</link></item><item><title>De la parole des conteurs aux contes édités : l’exemple de l’Acadie</title><description>Ronald Labelle 
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 						Il y a aujourd’hui un regain d’intérêt pour le conte oral. Au Québec, en France et récemment en Acadie, les festivals de contes se multiplient. Les participants puisent leur répertoire dans leurs souvenirs personnels, dans les archives ou dans des recueils, mais ils ne font qu’effleurer ce vaste domaine. L’ironie fait que cette redécouverte ait lieu précisément au moment où disparaît la dernière génération des conteurs traditionnels acadiens. Les jeunes conteurs ne peuvent ni voir ni entendre ces maîtres, derniers représentants d’une tradition millénaire. Leur répertoire a cependant été sauvé en grande partie dans les archives, mais à peu près rien de cela n’est connu du public, car les contes publiés sont trop souvent tirés des collections classiques européennes. Devant ce potentiel inattendu, les ethnologues pourront diffuser le conte traditionnel de l’Acadie et du Canada français à condition de se doter des outils appropriés à l’entreprise.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045130ar</link></item><item><title>La politique socioculturelle de la transcription (ou de l’écrit) : la question du français louisianais</title><description>Amanda LaFleur 
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 						Dans la polémique qui sévit parmi les ethnologues, tant chez les Anglo-Américains que dans le monde francophone, sur la meilleure façon de transcrire les phénomènes dialectaux, les adversaires ont tantôt effectué sur leurs ethnotextes un travail de linguiste, tantôt collaboré avec des linguistes pour adapter les particularités du parler de leurs informateurs. Même si certains ont fait un effort admirable pour inclure autant d’informations contextuelles que possible (avec les pauses, les rires, les gestes et les réactions), la méthode ethnologique ne devrait pas errer entre la littérature et la linguistique. Cet exposé explorera la relation entre la linguistique et la transcription dans le monde francophone et surtout les efforts faits en Louisiane pour illustrer l’importance du passage de l’oral à l’écrit dans la culture d’une société, et pour dégager les bases d’un meilleur système.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045131ar</link></item><item><title>L’émergence de l’écrit dans le contexte de la        Louisiane</title><description>Barry-Jean Ancelet 
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 						En Louisiane, des linguistes, des enseignants, des folkloristes et des écrivains,        ainsi que des non-professionnels comme des marchands et des chanteurs, participent        présentement à la négociation d’une forme visuelle pour le français parlé des Cadiens. Leur        souhait est bien que cette forme représente la spécificité régionale tout en favorisant une        ouverture plus large sur la francophonie. En définitive, ce qui déterminera l’avenir du        français écrit en Louisiane, c’est autant l’usage populaire que l’usage des chercheurs et        des lettrés.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045132ar</link></item><item><title>De l’oral à l’écrit : le cas des Acadiens de la Nouvelle-Écosse</title><description>Carmen d’Entremont 
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 						Pour divers travaux pédagogiques, j’ai recueilli des récits populaires auprès de conteurs de Pubnico-Ouest. Parmi les particularités locales, plusieurs témoins combinent l’anglais et le français naturellement, ce qui reflète le bilinguisme fonctionnel de la population. Je me suis donc efforcée de transcrire mot à mot les narrations des informateurs, en respectant et en restant fidèle à la langue des conteurs, car il fallait préserver à l’écrit la spécificité orale de la région sans perturber la compréhension. Toutefois, cette méthode, qui régularise la graphie tout en conservant le mot-à-mot de la transcription, rend laborieuse la lecture pour ceux que rebute cette combinaison inhabituelle de l’anglais et du français. Faut-il corriger, récrire ou traduire les récits oraux de mon corpus pour les rendre accessibles au grand public? Comment alors rester fidèle aux récits des conteurs et à la langue macaronique qui représente leur réalité?</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045133ar</link></item><item><title>Faire parler la transcription</title><description>Patricia Heiniger-Casteret 
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 						L’ensemble de mes recherches porte sur l’étude de corpus oraux dont l’observation ne se départit jamais des contextes d’élocution, qu’ils soient culturels, sociologiques, historiques ou linguistiques. Travaillant sur du vivant et sur des mises en représentation linguistique, mon terrain de recherches est plus spécialement centré sur la Gascogne, où s’entremêlent le français, l’occitan et l’euskara; dans les discours produits, la transcription devient lourde de conséquence. Comme tout chercheur travaillant sur de l’immatériel, j’essaie de rendre accessible à la communauté scientifique les extraits oraux de mes corpus par un travail de transcription au plus près de l’enregistrement. Mais quand l’édition de témoignages sonores s’adresse à un large public, le chercheur est face à certains dilemmes, qui m’ont amené à conforter ou repenser certains choix dans la façon dont un « texte oral » devient un « texte écrit ».</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045134ar</link></item><item><title>Écrire le non-dit?</title><description>Fañch Postic 
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 						En l’absence des manuscrits originaux, la collecte considérée comme la plus riche de        Basse-Bretagne n’est pas sans poser de problèmes. Outre le fait de passer d’un oral breton à        un écrit français, le collecteur, s’adressant à un public qui n’est pas celui qui portait        les récits qu’il publie, éprouve le besoin de les accompagner d’ajouts, de « commentaires        explicatifs », de notes. Au-delà de cette situation singulière, cela me semble poser un        problème plus général lié à l’édition de récits oraux : la possession par un auditoire        homogène de références communes, de croyances partagées, conduit celui qui parle à faire        l’impasse sur bien des éléments connus de tous. La transcription fidèle de la parole du        conteur ne peut évidemment rendre compte de ce non-dit. Convient-il alors, en passant de        l’oral à l’écrit, d’expliciter ce référent que ne possède généralement pas le lecteur « non        initié »? Si oui, comment et sous quelle forme?</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045135ar</link></item><item><title>Les Contes de Jos Violon : passage de l’oral à l’écrit</title><description>Aurélien Boivin 
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 						De tous les conteurs du xixe siècle, dont les récits ont été fixés à l’écrit par des littéraires, Jos Violon est indéniablement le meilleur et probablement le plus authentique. Par l’entremise de ce conteur d’expérience à qui il délègue la parole, Fréchette ne fait que reproduire la simulation du conte oral et de l’échange verbal entre un conteur et son public. S’il est moralisateur, Jos Violon est aussi pédagogue, comme tout bon conteur qui maîtrise bien l’art de conter, et il n’oublie jamais ses auditeurs, que l’on sait présents constamment, même s’ils n’interviennent pratiquement pas pour ne pas déranger le conteur, selon cette convention tacite religieusement observée dans la narration du conte. Ces auditeurs passifs, sauf en de très rares exceptions, sont essentiels à l’acte d’énonciation. Cet exposé examinera le passage de l’oral à l’écrit, tel que l’écrivain Louis Fréchette l’a réalisé en immortalisant Jos Violon dans huit de ses récits.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045136ar</link></item><item><title>De l’oral à l’écrit en Ontario français : les contes du Détroit</title><description>Marcel Bénéteau 
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 						En 1938, Joseph-Médard Carrière a noté à la main des contes du Détroit — la technologie ne permettant pas alors l’enregistrement des récits — et les a laissés sous forme d’un manuscrit dactylographié en orthographe phonétique qui reproduit de façon intéressante la prononciation du français régional. Comment conserver les particularités de ce parler régional tout en rendant les contes accessibles au plus grand public possible? Soucieux de faciliter la lecture et de conserver la nature orale des textes, nous avons décidé, pour des raisons qui seront discutées en atelier, de transcrire cette collection en orthographe normalisée, puisque la représentation orthographique ne fonctionne relativement bien que si tous les lecteurs suivent les mêmes conventions. La régularisation de l’orthographe semble une tâche facile… Mais quels pièges se cachent à l’intérieur de cette déclaration anodine!</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045137ar</link></item><item><title>De l’oral à l’écrit : toute une histoire</title><description>Jean-Pierre Pichette 
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 						Dès le début des recherches ethnographiques au Canada français, les folkloristes ont        souventes fois entrepris la transcription des documents oraux qu’ils avaient récoltés au        cours de leurs enquêtes pour les étudier ou les diffuser. Avant eux, des écrivains-conteurs        avaient aussi cherché à reproduire les particularités du code oral dans leurs créations        littéraires. Les outils dont on disposait alors pour les recueillir limitaient grandement        leurs possibilités, quand ils n’imposaient pas tout simplement la marche à suivre. Le        perfectionnement de la technologie a apporté, en même temps qu’une plus haute précision, une        source de confusion qui a persisté durant tout le xxe siècle et qui a mené à des        transcriptions de tous ordres. L’histoire de ce passage de l’oral à l’écrit, considérée à        partir des traitements types qui ont marqué son évolution, aidera à démêler l’enchevêtrement        des divers enjeux qui s’y sont greffés en cours de route et qui ont embrouillé le travail        des folkloristes et des ethnologues. Cette mise en perspective justifiera le protocole de        transcription, présenté ici dans une version révisée par un collectif d’ethnologues        spécialisés en littérature orale, au moment où le brouillard s’est à peu près        dissipé.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045138ar</link></item><item><title>Protocole pour la transcription des documents de source orale en vue de l’édition</title><description>Jean-Pierre Pichette </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/045139ar</link></item><item><title>Collaborateurs</title><link>http://id.erudit.org/iderudit/045140ar</link></item></channel></rss>
