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Philosophiques

Volume 36, numéro 2, automne 2009, p. 467-487

Edmund Husserl (1859-1938)

Sous la direction de Denis Fisette

Direction : Denis Fisette (directeur) et Christine Tappolet (directrice adjointe)

Éditeur : Société de philosophie du Québec

ISSN : 0316-2923 (imprimé)  1492-1391 (numérique)

DOI : 10.7202/039481ar

philoso
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Article

Franz Brentano et l’« inexistence intentionnelle »

Mauro Antonelli

Università degli Studi di Milano – Bicocca

Institut für Philosophie, Karl-Franzens-Universität Graz

Résumé

La thèse de l’« inexistence intentionnelle » formulée par Brentano a été traditionnellement interprétée comme une théorie de la « relation intentionnelle », autrement dit de la relation entre l’acte mental et son « objet immanent » ou « intentionnel », c’est-à-dire interne à la conscience. Se fondant sur la lecture du fameux passage sur l’intentionnalité de la Psychologie du point de vue empirique (1874), le présent article démontre que l’interprétation ontologique de la théorie de l’intentionnalité du premier Brentano est insoutenable, toute dominante qu’elle est. Pour ce faire, nous partirons des sources de la pensée de Brentano, en particulier de la théorie de la perception et des relatifs d’Aristote, pour rejeter la conception de l’objet immanent ou intentionnel comme entité immanente à la conscience et mettre en évidence la continuité qui existe entre la première conception de Brentano de l’intentionnalité et la seconde, consécutive à ce qu’on définit comme le tournant réiste de sa pensée.

Abstract

Brentano’s thesis of “intentional inexistence” has been traditionally interpreted as a theory of “intentional relationships”, i.e., of the relation between a mental act and its “immanent” or “intentional object”, within consciousness. Starting from the famous passage on intentionality in Psychology from an Empirical Standpoint (1874), the present paper shows that the dominant ontological interpretation of Brentano’s former theory of intentionality is untenable. Proceeding from the sources of Brentano’s thought, in particular from Aristotle’s theory of perception and of relatives, the conception of the immanent or intentional object as an immanent entity to consciousness is rejected. Instead, the continuity between Brentano’s former conception of intentionality and the subsequent one, following the so-called reistic turning-point in his thought, is highlighted.

Auteur : Mauro Antonelli
Titre : Franz Brentano et l’« inexistence intentionnelle »
Revue : Philosophiques, Volume 36, numéro 2, automne 2009, p. 467-487
URI : http://id.erudit.org/iderudit/039481ar
DOI : 10.7202/039481ar

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