Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>
2011-2013 2001-2010 1991-2000 1981-1990 1974-1980

Institution :

Usager en libre accès

Vous êtes abonné(e)s

Accès sous abonnement

Non accessible en raison du droit d'auteur


Philosophiques

Direction : Denis Fisette (directeur) et Christine Tappolet (directrice adjointe)

Éditeur : Société de philosophie du Québec

ISSN : 0316-2923 (imprimé) 1492-1391 (numérique)

philoso

Volume 36, numéro 2, automne 2009, p. 275-650Edmund Husserl (1859-1938)

Sous la direction de Denis Fisette

Tout sélectionner  Tout désélectionner  Enregistrer votre sélection  Voir votre liste de notices
Masquer les résumés
 

   

   

Denis Fisette

Préface

Page 275

[HTML]  [PDF 66 ko]  [Notice

 

Articles  

   

Denis Fisette

Husserl à Halle (1886-1901)

Pages 277–306

[HTML]  [PDF 182 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Cette présentation générale a pour but d’expliciter l’arrière-plan théorique et historique des études réunies dans ce numéro de Philosophiques, lesquelles portent principalement sur l’oeuvre de Husserl durant la période de Halle (1886-1901). Après une description succincte des années d’apprentissage de Husserl en philosophie entre 1876 et ses études avec Brentano à Vienne, je décris les étapes qui ont marqué le développement de sa philosophie de son arrivée à Halle en 1886 jusqu’à la publication des Recherches logiques (1900-1901) : ses études sous la direction de C. Stumpf, la publication du premier volume de sa Philosophie de l’arithmétique, les recherches relatives au projet de la rédaction du deuxième volume de cet ouvrage, l’abandon de ce projet et l’élaboration de la phénoménologie des Recherches logiques. La dernière partie est un examen sommaire des enjeux philosophiques sous-jacents à la disputatio autour d’un ouvrage récent sur Husserl.

   

Wolfgang Künne

Bolzano et (le jeune) Husserl sur l’intentionnalité

Pages 307–354

[HTML]  [PDF 246 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Dans les « Prolégomènes à la logique pure » de ses Recherches logiques (LU), Husserl rend hommage aux deux premiers volumes de la Wissenschaftslehre (WL) de 1837 de Bernard Bolzano comme un « ouvrage qui […] surpasse de loin tout ce que la littérature mondiale a à offrir en termes de contributions systématiques à la logique ». Cet article porte sur le jeune Husserl comme lecteur du chef-d’oeuvre de Bolzano, visant ainsi à contribuer à une compréhension adéquate de certains aspects des théories de Bolzano et de Husserl et de ce sur quoi portent ces théories. Je me concentrerai sur la question de savoir comment Bolzano en 1837 et Husserl autour de 1900 ont conçu les contenus des actes et états mentaux.

Dans les sections 1 et 2, je fais état de la redécouverte de la WL de Bolzano au sein de l’École de Brentano, et en ce qui concerne le problème des représentations sans objets, j’endosse la défense de Bolzano par Husserl contre Twardowski. Dans les sections 3 et 4, je présente un aperçu de la théorie des propositions (Sätze an sich) et des notions (Vorstellungen an sich), et montre comment Husserl assimile le cadre conceptuel bolzanien dans ses RL. Tandis que Bolzano considère les propositions et les notions comme étant des objets abstraits sui generis, le jeune Husserl développe une conception des notions et des propositions en termes d’espèces. J’explique cette conception dans la section 5 et je la défends contre le dernier Husserl. La discussion la plus extensive et la plus détaillée d’une seule et unique thèse de la philosophie de la logique de Bolzano qu’on puisse trouver dans les livres et les articles publiés par Husserl de son vivant se trouve dans le dernier chapitre de ses RL. Le sujet de discussion, et la dernière section de cet article, est une affirmation courageuse, pour ne pas dire outrageuse de Bolzano qui, du moins pris au pied de la lettre, contredit tout simplement ce que la plupart des philosophes ont tenu pour acquis depuis Aristote. Les questions, soutient Bolzano, sont une espèce particulière de propositions, et donc leur vérité est susceptible d’être évaluée.

   

Guillaume Fréchette

Géométrie, fiction et discours sous hypothèse : Husserl et les objets intentionnels en 1894

Pages 355–379

[HTML]  [PDF 160 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Dans l’essai Objets intentionnels de 1894, Husserl développe en réaction à Twardowski une théorie originale de l’assomption comme solution au problème des représentations sans objet. Après avoir examiné le détail de cette théorie et en avoir soulevé les difficultés, je montre dans cet article que la solution proposée par cette théorie doit être abordée de manière indépendante de celle qui sera développée plus tard dans les Recherches logiques et j’expose dans quelle mesure elle est ancrée dans la psychologie descriptive brentanienne tout en mettant à profit certains outils de la logique de Bolzano. Enfin, j’indique que Husserl continuera à développer cette théorie après les Recherches logiques, confirmant ainsi qu’elle occupe une place de choix dans la théorie phénoménologique du jugement.

   

Robin D. Rollinger

Quelques aspects de la première théorie du jugement de Husserl

Pages 381–398

[HTML]  [PDF 126 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

La théorie du jugement était une des préoccupations de Husserl depuis la toute première période de sa carrière. Ses premières recherches dans ce domaine se trouvent dans deux manuscrits rédigés en 1893 et 1893-1894 et publiés dans le volume XL des Husserliana (Texte no 1 et 2). Dans cet article, j’examinerai la théorie du jugement dans ces manuscrits en relation aux questions suivantes : 1) les jugements en relation aux représentations ; 2) les assomptions comme des actes qui se déroulent parallèlement aux jugements ; 3) les jugements impropres en tant que distincts des jugements propres ; 4) les jugements objectifs ; 5) les états de choses en tant que corrélatifs des actes de juger. Nous verrons que, tandis que Husserl se libère à maints égards de la théorie du jugement de Brentano qu’il avait apprise à Vienne puis (de Stumpf) à Halle, ses positions sont en même temps tout à fait représentatives de la phénoménologie autrichienne dans la mesure où elles impliquent à la fois une psychologie descriptive et une théorie de l’objet, bien que sans aucune prétention d’établir une nouvelle méthode en philosophie.

   

Robert Brisart

La théorie des assomptions chez le jeune Husserl

Pages 399–425

[HTML]  [PDF 147 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Afin de « sauver une existence » pour les objets dont il est question dans les représentations mathématiques, le jeune Husserl invente en 1894 une théorie des assomptions. Notre but est d’explorer cette théorie pour montrer en quoi elle constituait une alternative probante par rapport à l’ontologie réaliste et à la conception correspondantiste de la vérité. De celles-ci, pourtant, Husserl ne parviendra pas à se départir à l’époque, comme en témoigne la dichotomie qu’il opère entre la signification et la perception, et c’est pourquoi il ne saura non plus tirer parti de sa propre théorie des assomptions. Elle semble pourtant refaire surface à la fin de son oeuvre, suite à la rupture avec le réalisme que marque précisément l’introduction du concept de sens ou de noème de perception.

   

Arkadiusz Chrudzimski

Catégories formelles, nombres et conceptualisme. La première philosophie de l’arithmétique de Husserl

Pages 427–445

[HTML]  [PDF 132 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Dans son premier livre (Philosophie de l’arithmétique 1891), Husserl élabore une très intéressante philosophie des mathématiques. Les concepts mathématiques sont interprétés comme des concepts de « deuxième ordre » auxquels on accède par une réflexion sur nos opérations mentales de numération. Il s’ensuit que la vérité de la proposition : « il y a trois pommes sur la table » ne consiste pas dans une relation mythique quelconque avec la réalité extérieure au psychique (où le nombre trois doit être exemplifié de quelque manière), mais bien dans le fait que les pommes sur la table peuvent être dénombrées correctement en tant qu’elles sont au nombre de trois. Nous avons affaire ici à une position « antiréaliste » fondant la vérité mathématique non pas dans un monde platonicien, mais bien sur le concept de rectitude de nos opérations formelles.

   

Claire Ortiz Hill

La Mannigfaltigkeitslehre de Husserl

Pages 447–465

[HTML]  [PDF 140 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Pour projeter de la lumière dans de nombreux coins et recoins obscurs de la logique pure de Husserl et dans les rapports entre sa logique formelle et sa logique transcendantale, et combler des lacunes empêchant qu’on arrive à une appréciation juste de sa Mannigfaltigkeitslehre, ou théorie de multiplicités, on examine comment, en prônant une théorie des systèmes déductifs, ou systèmes d’axiomes, comme tâche suprême de la logique pure, Husserl cherchait à résoudre certains problèmes épineux auxquels il s’était heurté en écrivant Philosophie de l’arithmétique. Ces problèmes sont décrits. Ensuite, on rassemble les éléments nécessaires pour caractériser ce que Husserl, à travers les textes présentement disponibles, voulait dire des Mannigfaltigkeiten. Pour conclure, il est indiqué comment Husserl pouvait considérer que sa théorie représentait une solution aux problèmes qui avaient conduit à son élaboration.

   

Mauro Antonelli

Franz Brentano et l’« inexistence intentionnelle »

Pages 467–487

[HTML]  [PDF 155 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

La thèse de l’« inexistence intentionnelle » formulée par Brentano a été traditionnellement interprétée comme une théorie de la « relation intentionnelle », autrement dit de la relation entre l’acte mental et son « objet immanent » ou « intentionnel », c’est-à-dire interne à la conscience. Se fondant sur la lecture du fameux passage sur l’intentionnalité de la Psychologie du point de vue empirique (1874), le présent article démontre que l’interprétation ontologique de la théorie de l’intentionnalité du premier Brentano est insoutenable, toute dominante qu’elle est. Pour ce faire, nous partirons des sources de la pensée de Brentano, en particulier de la théorie de la perception et des relatifs d’Aristote, pour rejeter la conception de l’objet immanent ou intentionnel comme entité immanente à la conscience et mettre en évidence la continuité qui existe entre la première conception de Brentano de l’intentionnalité et la seconde, consécutive à ce qu’on définit comme le tournant réiste de sa pensée.

   

Carlo Ierna

Husserl et Stumpf sur la Gestalt et la fusion

Pages 489–510

[HTML]  [PDF 145 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Dans la seconde édition des Logische Untersuchungen, Husserl affirme avoir investigué le premier, dans l’école de Brentano, les objets d’ordre supérieur et les qualités de forme. En effet, on retrouve dans Philosophie der Arithmetik une discussion des moments figuraux et de la fusion qui pourrait donner un certain appui à une telle affirmation. En considérant les concepts de Gestalt et de fusion dans leur contexte historique — particulièrement en relation à Stumpf en ce qui concerne ce dernier concept — nous constatons que Husserl a effectivement une conception plutôt originale et intéressante de ces phénomènes d’ordre supérieur.

   

Dominique Pradelle

L’intuition est-elle un concept univoque ?

Pages 511–532

[HTML]  [PDF 142 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

L’article s’interroge sur l’unité intrinsèque des concepts d’intuition, d’évidence et de remplissement dans la pensée de Husserl : existe-t-il un concept formel d’intuition qui soit valable pour toutes les sphères d’objets possibles ? Peut-on transposer aux différents types d’essences ou de catégories d’objets le paradigme de l’intuition élaboré dans la sphère de la perception sensible ? Cette question nous conduit à analyser, chez Husserl, la structure et les modalités du remplissement et de l’intuition pour les singularités sensibles, les essences matériales et les essences mêlant sensibilité et forme catégoriale.

   

Denis Seron

La critique de la psychologie de Natorp dans la Ve Recherche logique de Husserl

Pages 533–558

[HTML]  [PDF 166 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

La présente étude vise à identifier et à clarifier quelques aspects centraux de la critique de la psychologie de Natorp dans la Ve Recherche logique de Husserl. Après avoir ramené l’argumentation de Husserl à quatre objections principales, nous montrons qu’elles ont toutes pour enjeu l’idée d’une psychologie empirique de style brentanien. Nous commentons sur cette base deux questions parmi les plus significatives soulevées par la controverse Husserl-Natorp : la nature de la différence entre le psychique et le physique et la possibilité d’objectiver les contenus phénoménaux — en clarifiant en quel sens les deux auteurs y apportent des réponses diamétralement opposées. L’article s’achève par quelques remarques sur les faiblesses de la conception de Natorp.

   

Jean-François Courtine

Réduction, construction, destruction. D’un dialogue à trois : Natorp, Husserl, Heidegger

Pages 559–577

[HTML]  [PDF 152 ko]  [Résumé

 

Disputatio  

   

David Woodruff Smith

Précis de Husserl

Pages 579–582

[HTML]  [PDF 78 ko]  [Notice

   

Jean-Michel Roy

Husserl, « parangon du sémanticien » ?

Pages 583–592

[HTML]  [PDF 105 ko]  [Notice]  [Plan

   

John J. Drummond

Phénoménologie et ontologie

Pages 593–607

[HTML]  [PDF 113 ko]  [Notice]  [Plan

   

Eduard Marbach

Commentaire sur l’ouvrage de David W. Smith, Husserl

Pages 609–618

[HTML]  [PDF 101 ko]  [Notice

   

David Woodruff Smith

Réponses à mes critiques

Pages 619–645

[HTML]  [PDF 158 ko]  [Notice]  [Plan

 

   

   

Livres reçus (automne 2009)

Pages 647–648

[HTML]  [PDF 62 ko]  [Notice

   

Index du volume 36 (2009)

Pages 649–650

[HTML]  [PDF 76 ko]  [Notice]  [Plan

URI : http://www.erudit.org/revue/philoso/2009/v36/n2/

Tous droits réservés © Société de philosophie du Québec, 2010

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2014