Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Institution :

Usager en libre accès

Philosophiques

Volume 37, numéro 2, automne 2010, p. 387-409

Direction : Denis Fisette (directeur) et Christine Tappolet (directrice adjointe)

Éditeur : Société de philosophie du Québec

ISSN : 0316-2923 (imprimé)  1492-1391 (numérique)

DOI : 10.7202/045189ar

philoso
< PrécédentSuivant >
Article

Que permet de penser le concept d’imaginaire social de Charles Taylor ?

Florence Hulak

Centre Marc Bloch (Berlin)

Florence.hulak@cmb.hu-berlin.de

Résumé

Dans Modern Social Imaginaries, Charles Taylor définit le concept d’imaginaire social comme « compréhension de soi » d’une société, mais également comme « répertoire » des pratiques que ses membres peuvent adopter. Cette double définition rattache à la fois le concept à une perspective herméneutique et à une perspective wittgensteinienne centrée sur l’analyse des règles constitutives des pratiques sociales. Nous éclairons ce concept d’imaginaire social à l’aide du concept d’« arrière-plan », plus ancien dans l’oeuvre de Taylor, afin de montrer que celui-ci ne fait pas droit à la perspective d’inspiration wittgensteinienne qu’il invoque. Cette analyse nous amène à contester la thèse de Taylor selon laquelle les pratiques ont pour condition de possibilité la compréhension implicite de la société que partagent les individus. Cette conception de l’imaginaire social permet de penser l’identité culturelle et politique, mais non la constitution socio-historique des pratiques.

Abstract

Charles Taylor defines the concept of “social imaginary”, in Modern Social Imaginaries, as “self-understanding” of a society, but also as “repertory” of the practices which can be adopted by society’s members. Through this dual definition, the concept conjures at the same time an hermeneutic approach and a wittgensteinian approach focusing on the analysis of constitutive social rules. To highlight this conception of social imaginary, I consider the concept of “background” from Taylor’s earlier works. This leads me to contend that Taylor’s theory does not make room for the wittgensteinian approach. Social practices do not need to rely on the individuals’ common understanding of their whole society to be possible. As a consequence, his concept of social imaginary allows us to understand cultural and political identity but not the historical constitution of social practices.

Auteur : Florence Hulak
Titre : Que permet de penser le concept d’imaginaire social de Charles Taylor ?
Revue : Philosophiques, Volume 37, numéro 2, automne 2010, p. 387-409
URI : http://id.erudit.org/iderudit/045189ar
DOI : 10.7202/045189ar

Tous droits réservés © Société de philosophie du Québec, 2010

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2016