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Protée

Volume 35, numéro 3, hiver 2007, p. 61-67

Poétiques de l’archive

Sous la direction de Marie-Pascale Huglo

Direction : Nicolas Xanthos (directeur)

Rédaction : Michelle Côté (rédacteur) et Nicolas Xanthos (rédacteur)

Éditeur : Département des arts et lettres - Université du Québec à Chicoutimi

ISSN : 0300-3523 (imprimé)  1708-2307 (numérique)

DOI : 10.7202/017480ar

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Article

« La copia » de l’art de poésieÀ propos de Quelque chose noir chez Jacques Roubaud

Manon Plante

Résumé

Cet article étudie les statuts et les enjeux de l’archive dans le cas particulier de la réécriture faite par Jacques Roubaud, dans le recueil Quelque chose noir (1986), du Journal (1984) d’Alix Cléo Roubaud, son épouse, décédée en 1983. Nous analyserons ce diptyque en nous intéressant à l’effet de répétition produit par le dispositif intertextuel, et surtout aux libertés prises par le poète à l’intérieur de cette copia (déplacements sémantiques, grammaticaux ou syntaxiques). Nous tenterons d’observer comment le travail de deuil et la réorganisation de la mémoire privée, intime, visent à une réinvention de formes appartenant à la tradition, notamment celle du tombeau poétique et, plus généralement, celle du poème lyrique, en ce qui a trait à la représentation et à la récitation. Enfin, nous montrerons comment ce travail sur l’archive convoque de manière paradoxale une pensée à la fois de la disparition et de l’inscription, qui s’accorde aux thèses roubaldiennes sur la création poétique et la mémoire.

Abstract

This article addresses the question of the archive – its status and its stakes – through the act of rewriting as it is achieved by Jacques Roubaud in Quelque chose noir (1986) in which he reworks Journal (1984), written by his wife Alix Cléo Roubaud who passed away in 1983. In this diptych, I will analyse the repetition generated by the intertext, but foremost by the discrepancies created by the poet in the very heart of this copia in order to demonstrate that the mourning process and the re-organisation of the intimate memories lead to a reinvention of a number of traditional forms such as the poetic grave or the representation and recitation of the lyrical poem. I will finally point out the ways in which this work on the archive brings about a paradox, that is to say a reflection on both disappearance and inscription which echoes Roubaud’s theory on memory and poetic invention.

Auteur : Manon Plante
Titre : « La copia » de l’art de poésie : à propos de Quelque chose noir chez Jacques Roubaud
Revue : Protée, Volume 35, numéro 3, hiver 2007, p. 61-67
URI : http://id.erudit.org/iderudit/017480ar
DOI : 10.7202/017480ar

Tous droits réservés © Protée, 2007

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