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Protée

Volume 39, numéro 2, automne 2011, p. 31-44

Direction : Nicolas Xanthos (directeur)

Rédaction : Michelle Côté (rédactrice)

Éditeur : Département des arts et lettres - Université du Québec à Chicoutimi

ISSN : 0300-3523 (imprimé)  1708-2307 (numérique)

DOI : 10.7202/1007166ar

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Article

Neurosémiotique et bouddhismeDialogue interculturel entre la science et la conscience

Daniel S. Larangé

Résumé

La neurosémiotique s’intéresse au(x) bouddhisme(s) dans le cadre d’un dialogue entre la science et la conscience. La neurosémiotique envisage un rapport fonctionnel entre la représentation qui découle du rapprochement Sa/Sé et l’émergence d’un état de conscience, de sorte que la manière de penser le réel détermine la façon de le vivre. Il en découle un paradoxe qui consiste à envisager la fiction comme précédant la réalité. Dès lors, la neurosémiotique propose d’expliquer l’émergence du sens à partir de l’élaboration de champs énergétiques formant une structure tensive articulant la mimesis à la semiosis à travers la diegesis. Le questionnement du rapport du sujet observant à l’objet observé intègre les données de la physique quantique afin d’expliciter le phénomène de participation au réel avec lequel le cerveau entre en connexion dans sa quête de compréhension. Cela conduit donc à s’interroger sur la nature même de la conscience qui s’auto-organise dans une coproduction conditionnée. Le dialogue interculturel qui s’établit à partir de résonances entre les investigations de la science et les pratiques du bouddhisme finit par devenir transculturel dans la mesure où la conscience de la science a son origine dans l’absence de ses assises, car l’univers évacue peu à peu le sujet et l’objet qui le forment dans le je(u) complexe des représentations en régime sémiotique.

Abstract

Buddhism concerns neurosemiotics as part of a dialogue between science and consciousness. The neurosemiotics consider a functional relationship between the representation of the resulting approximation Signifier/Signified and the emergence of a state of consciousness, so that the real way of thinking determines how to live. It follows a paradox of considering fiction preceding reality. It therefore proposes to explain the emergence of meaning from the development of energy fields forming a structure linking tensive mimesis to semiosis through the diegesis. The inquiry’s relation between the observing subject and the observed object integrates data from quantum physics to explain the phenomenon of participation in the reality with which the brain is in connection. So this leads to the question of consciousness organizing itself in a conditioned coproduction. Intercultural dialogue, which reads resonances between the scientific investigations and the Buddhist practice, eventually becomes transcultural insofar as the scientific understanding ultimately originates in the absence of foundation because the universe gradually evacuates the subject and the object that formed it in a complicated semiotic combination of representations of the “I”.

Auteur : Daniel S. Larangé
Titre : Neurosémiotique et bouddhisme : dialogue interculturel entre la science et la conscience
Revue : Protée, Volume 39, numéro 2, automne 2011, p. 31-44
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1007166ar
DOI : 10.7202/1007166ar

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