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Politique et Sociétés

Volume 21, numéro 3, 2002, p. 41-67

L’approche néo-institutionnaliste en science politique

Sous la direction de André Lecours

Direction : Linda Cardinal (directeur) et Jean-François Thibault (directeur)

Éditeur : Société québécoise de science politique

ISSN : 1203-9438 (imprimé)  1703-8480 (numérique)

DOI : 10.7202/000496ar

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Article

Apprentissage social et changement institutionnel : la politique de « l’investissement dans l’enfance » au Canada et en Grande-Bretagne

Denis Saint-Martin

Département de science politique, Université de Montréal, C.P. 6128, Succ. Centre-ville, Montréal (Québec), Canada H3C 3J7.

denis.saint-martin@umontreal.ca

Résumé

De plus en plus, les décideurs politiques reconnaissent l’importance des « premières années de la vie » comme un espace d’intervention méritant davantage d’attention et dans lequel l’État devrait faire des « investissements sociaux » plus importants afin de renforcer le capital humain des futurs travailleurs. Comment la thèse de l’austérité permanente mettant l’accent sur les processus de « dépendance au sentier » dans la réforme de l’État-providence peut-elle nous aider à comprendre l’émergence récente de ce que certains ont appelé le « paradigme de l’investissement dans l’enfance »? Pour répondre à cette question, le texte utilise l’approche cognitive des politiques publiques pour étudier comment le savoir produit par des groupes sociaux et réseaux d’experts ont alimenté les récentes réformes de l’État-providence au Canada et en Grande-Bretagne. Si le retrait de l’État-providence a surtout été le fait d’une politique de résistance menée par des intérêts disposant de ressources institutionnelles conférées par des programmes sociaux du passé, cet article montre que les réformes actuellement entreprises au nom de « l’investissement dans l’enfance » sont aussi façonnées par les idées et les processus d’apprentissage social.

Abstract

Increasingly, decision-makers in industrialized nations are recognizing the importance of the “early years” as a new policy space worthy of government intervention and new social investments. How can the permanent austerity thesis which focuses on processes of path dependency in welfare state reform help us understand the rise of what has recently been described as the “investing in children paradigm”? To address this question, the paper uses a social learning approach to study recent policy changes in Britain and Canada. If the process of welfare state retrenchment was essentially driven by a politics of interests — by powering to use Hugh Heclo’s terms, the paper shows that much of the policy experiments currently undertaken under the “investing in children” banner are also driven by ideas and social knowledge — by puzzling.

Auteur : Denis Saint-Martin
Titre : Apprentissage social et changement institutionnel : la politique de « l’investissement dans l’enfance » au Canada et en Grande-Bretagne
Revue : Politique et Sociétés, Volume 21, numéro 3, 2002, p. 41-67
URI : http://id.erudit.org/iderudit/000496ar
DOI : 10.7202/000496ar

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de diffusion réservés © Société québécoise de science politique, 2002

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