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Politique et Sociétés

Volume 30, numéro 2, 2011, p. 123-146

Transition démocratique et gouvernance locale au Mexique

Direction : Jean François Mayer (directeur)

Éditeur : Société québécoise de science politique

ISSN : 1203-9438 (imprimé)  1703-8480 (numérique)

DOI : 10.7202/1008314ar

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Article

La relation complexe entre clientélisme et démocratie

Tina Hilgers

Université Concordia

bettinahilgers@gmail.com

Cadre de référence fondé sur le cas du PRD dans la ville de Mexico

Résumé

Si le clientélisme, l’achat de votes, le patronage et les autres échanges personnels de même nature ont des répercussions négatives sur la démocratie, la chaîne de causalité n’est pas unidirectionnelle. Dans maintes démocraties en émergence, la précarité des assises du régime et la réactivité erratique du gouvernement dans des économies stagnantes incitent les politiciens et les électeurs à recourir aux échanges personnels. Or, lorsque les acteurs s’en remettent aux échanges personnels pour combler les brèches dans la représentation et la réactivité, ils choisissent des méthodes qui vont à l’encontre de la consolidation des institutions démocratiques, sans toutefois accepter l’asservissement à l’autorité. La dynamique des échanges personnels accompagne des changements sociopolitiques de plus grande envergure et ces échanges sont plus ou moins négociables et participatifs, selon le contexte. La présente étude vise à examiner cette dynamique au moyen de l’étude du cas de la ville de Mexico, où les gouvernements du Parti révolutionnaire démocratique (PRD) et leurs électeurs s’emploient à promouvoir la démocratie et l’égalité, tout en se livrant à des échanges personnels.

Abstract

Clientelism, vote-buying, patronage, and other such personal exchanges have a negative effect on democracy, but the chain of causality is not unidirectional. In many developing democracies, weak regime consolidation and erratic government responsiveness in stagnant economies motivate politicians and voters to use personal exchanges. When actors opt for personal exchanges to fill gaps in representation and responsiveness, they are choosing methods at odds with the consolidation of democratic institutions, but they are not surrendering to authoritarian subjugation. The dynamics of personal exchanges accompany broader sociopolitical changes and are negotiable and participatory to a degree dependent on their context. This paper seeks to analyze these dynamics through a case study of Mexico City, where the governments of the Democratic Revolutionary Party and their constituents champion democracy and equality, while also engaging in personal exchanges.

Auteur : Tina Hilgers
Titre : La relation complexe entre clientélisme et démocratie
Revue : Politique et Sociétés, Volume 30, numéro 2, 2011, p. 123-146
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1008314ar
DOI : 10.7202/1008314ar

Tous droits réservés © Société québécoise de science politique, 2012

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