<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"><channel><title>Érudit | </title><description>2010 V40 N1-2</description><link>http://www.erudit.org/revue/raq/</link><item><title>Présentation | émi Savard, anthropologue du Québec</title><description>Sylvie Vincent ,Pierre Beaucage </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007489ar</link></item><item><title>Rémi Savard, conteur conté</title><description>John Leavitt </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007490ar</link></item><item><title>Identité québécoise : l’angle mort | Synthèse des textes de Rémi Savard publiés dans les journaux</title><description>Sylvie Vincent </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007491ar</link></item><item><title>Du structuralisme à la parole citoyenne</title><description>Anne Panasuk </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007492ar</link></item><item><title>Lorsque Rémi Savard rédigeait un « Livre blanc »</title><description>Pierre Trudel </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007493ar</link></item><item><title>Rira bien qui rira le dernier</title><description>Serge Bouchard </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007494ar</link></item><item><title>L’ethnographie allègre dans les pas du nomade moqueur</title><description>André Dudemaine </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007495ar</link></item><item><title>Bibliographie des oeuvres de Rémi Savard1</title><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007496ar</link></item><item><title>Les bonnes raisons de rire | L’humour chez les Nahuas de la Sierra Norte de Puebla (Mexique)</title><description>Pierre Beaucage 
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 						L’humour constitue une dimension présente à des degrés divers dans plusieurs genres de la littérature orale nahuat. En écoutant des récits mythiques et ethnohistoriques et des contes moraux, l’auditoire se moque des monstres et des ennemis vaincus par le héros civilisateur Sentiopil, par les vaillants ancêtres ou par l’opossum astucieux des histoires d’animaux. Par ailleurs les métaphores audacieuses par lesquelles on désigne la bien-aimée et les rapports sexuels dans les poèmes d’amour sont en accord avec l’atmosphère joyeuse qui règne dans les noces, où on les chante pendant la danse du xochipitsaua. Quant aux contes pour passer le temps (sanilmej) et aux histoires de sexe (pitsotajtolmej), ils ont pour fonction première de provoquer le rire en déformant la réalité. On peut aussi déceler dans ces derniers une intention latente de subvertir la hiérarchie sociale existante : les Amérindiens pauvres l’emportent sur les grands propriétaires et les riches étrangers, et les femmes font tourner en bourrique les hommes qui veulent en abuser et, parfois, le diable lui-même !
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 						Humor is a dimension present in various degrees in different genres of Nahuat oral literature. The listeners of mythical or ethnohistorical narratives and moral tales laugh at monsters and enemies which are defeated by the culture hero, Sentiopil, by brave ancestors or by the clever opossum of animal tales, while the far-fetched metaphors which refer to the loved one and to sexual relations in love poems fit well with the merry atmosphere of traditional weddings, where they are sung with the xochipitsaua dance. As for the pass-time tales (sanilmej) and sex stories (pitsotajtolmej), their first aim is to make people laugh by distorting reality. One can also detect in the latter the covert intention of subverting the existing social hierarchy: poor Indians win over wealthy landowners and foreigners, and women, over the men who want to abuse them and, sometimes, over the devil himself !
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 						El humor es una dimensión presente en varios géneros de la literatura oral nahuat. Escuchando los relatos míticos y etnohistóricos y los cuentos morales, los oyentes se burlan de los monstruos y de los enemigos vencidos por el héroe civilizador, por los valientes antepasados o por el astuto tlacuache de las fábulas de animales. Mientras que las metáforas audaces con las se designa a la amada y a las relaciones sexuales en los poemas de amor corresponden bien con el ambiente alegre de las bodas, donde se cantan al ritmo del baile xochipitsaua. En cuanto a los cuentitos para pasar el tiempo (sanilmej) y a las historias de sexo (pitsotajtolmej), tienen como función primera provocar las risas deformando la realidad. También se puede detectar en ellos una intención latente de subvertir la jerarquía social : son los indígenas pobres quienes les ganan a los ricos propietarios y a los extranjeros y son las mujeres quienes ganan a los hombres que quieren abusar de ellas, ¡cuando no al mismo diablo !</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007497ar</link></item><item><title>Les protecteurs surnaturels des migrants mexicains | Interprétation de trois récits</title><description>Alfonso Reynoso-Rábago ,Cándido González-Pérez  ,Hugo Medrano-Hernández 
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 						Au Mexique, un grand nombre de travailleurs traversent la frontière des États-Unis        pour tenter d’y trouver de l’emploi, même de façon illégale, et plusieurs de ces migrants        sans papiers, aspirant au « rêve américain», cherchent de l’aide auprès de protecteurs de        l’au-delà et implorent des figures qu’ils considèrent comme célestes, tels Juan Soldado,        Jesús Malverde et Santo Toribio Romo. Ce dernier est un saint vénéré de façon officielle par        l’Église catholique, mais les deux autres ne sont pas reconnus comme saints par la        hiérarchie ecclésiastique. Les auteurs de cet article font une analyse structurale de trois        récits sur ce sujet et ils indiquent que ces récits et le culte qu’ils fondent peuvent être        situés dans le champ de la religiosité populaire conçue comme un mouvement qui jouit d’une        certaine autonomie par rapport au pouvoir ecclésial, comme un effet de la modernité actuelle        et comme une forme d’expression religieuse qui poursuit des fins pratiques, terrestres,        plutôt que spirituelles.
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 						A large number of Mexican workers enter the United States to find work. In their        pursuit of the “American dream” many of these migrants, especially those who cross the        border illegally, seek the aid of supernatural protectors. Among these, we find the figures        of Juan Soldado, Jesús Malverde and Santo Toribio Romo. Although the latter is a saint        officially recognized by the Catholic Church, the other two are not. The authors seek to        understand the “voice of others” through a structural analysis of three narratives regarding        these protectors of Mexican migrants. The narratives and the cult related to these Saints        can be situated within the field of popular religion. The authors conceive this as a        movement that is largely independent of ecclesiastical control, a product of modernity, and        as a religious expression that pursues practical and terrestrial rather than spiritual        ends.
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 						Un gran número de trabajadores mexicanos cruzan la frontera de los Estados Unidos para tratar de encontrar empleo. La mayor parte de ellos lo hacen de forma ilegal. En estas circunstancias, los mexicanos que aspiran al “sueño americano”, buscan ayuda de parte de protectores del más allá. Así un gran número de trabajadores sin papeles imploran hoy en día la protección de figuras celestes tales como Juan Soldado, Jesús Malverde y Santo Toribio Romo. Este último es un santo venerado de manera oficial por la Iglesia Católica, pero los otros dos no.Tratando de comprender la “voz de los otros”, los autores de este artículo hacen un análisis estructural de tres relatos sobre estos protectores de los migrantes mexicanos. Ellos señalan que estas narraciones y el culto que fundamentan pueden ser situados en el campo de la religiosidad popular concebida como un movimiento que goza de una cierta autonomía con relación al poder eclesial, como un efecto de la modernidad actual y como una forma de expresión religiosa que persigue fines prácticos, terrestres, más bien que espirituales.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007498ar</link></item><item><title>La figure de l’étranger chez les Kaingangs du Brésil méridional1</title><description>Robert Crépeau ,Maude Désilets 
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 						Ce texte présente des données inédites concernant l’un des plus importants
        auxiliaires des chamanes kaingangs contemporains, une figure énigmatique connue dans le sud
        du Brésil sous le nom de São João Maria ou « o Monge », le moine. Il s'agit du moine
        itinérant d’origine italienne, Giovanni Maria de Agostini, qui a parcouru les Amériques de
        1838 à 1869. Bien qu’il n’ait jamais été canonisé, ce dernier est considéré comme étant l'un
        des plus importants saints du catholicisme populaire régional. De plus, il est associé par
        les historiens au mouvement messianique « Guerra do Contestado », un soulèvement populaire
        qui s'est déroulé dans le sud du Brésil de 1912 à 1916. Les témoignages recueillis auprès
        des Kaingangs sont ici comparés avec des récits provenant du Nouveau-Mexique et du Pérou,
        récits qui se sont formés de façon indépendante après la rencontre avec
        Agostini.
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 						This paper presents the role of the most important spiritual helper of contemporary
        Kaingang shamans, an enigmatic Italian figure known in Southern Brazil as Saint João Maria
        or “o Monge”, the Monk. The latter is Giovanni Maria de Agostini, an itinerant Italian monk,
        who traveled through the Americas between 1838 and 1869. Though the Catholic Church never
        canonized him, he is still today a very influential religious figure in Southern Brazil.
        Historically, his name is related to a messianic movement known as “Guerra do Contestado”,
        which occurred between 1912 and 1916. This paper compares Kaingang’s narratives related to
        São João Maria with stories from New Mexico and Peru that have formed independently
        following contact with Agostini.
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 						Este trabajo presenta el papel del espíritu auxiliar más importante de los chamanes
        Kaingang contemporáneos, un personaje enigmático conocido en el sur de Brasil como São João
        Maria u “o Monge”, el Monje. Este último es Giovanni María de Agostini, un monje itinerante
        italiano, que viajó por las Américas entre 1838 y 1869. Aunque nunca la Iglesia Católica lo
        canonizó, es todavía hoy un santo popular muy influyente en el sur de Brasil.
        Históricamente, su nombre está relacionado con un movimiento mesiánico conocido como “Guerra
        del Contestado”, que se produjo entre 1912 y 1916. Este trabajo compara las narraciones
        Kaingang relacionadas a São João Maria con narraciones de Nuevo México y Perú que se han
        formado de forma independiente siguiendo el contacto con Agostini.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007499ar</link></item><item><title>La mémoire orale contemporaine des Metabenutins Uininis (Algonquins de Trois-Rivières1)</title><description>Denys Delâge  ,Claude Hubert 
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 						Cet article résulte de cinquante témoignages d’Algonquins (ou Magouas) de la région        de Trois-Rivières portant sur la mémoire familiale et les origines amérindiennes ainsi que        la perception de soi et celle de la population majoritaire envers soi. L’enquête a été        conduite dans le contexte de la réclamation du statut légal d’Indien, à titre d’Algonquins,        de trois cent cinquante personnes. Longtemps ségréguée et victime de préjugés (« Sauvages        non-civilisés »), cette population se caractérise par le maintien d’un réseau endogame de        mariage et par une parenté de type classificatoire. Les principaux marqueurs de l’identité        concernent la mémoire, l’histoire, la généalogie, la mobilité reliée aux activités de        prédation, au travail précaire et à la pauvreté, et, finalement, un rapport spécifique à la        nature. Les Algonquins sont toujours là.
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 						This article is based on fifty testimonies by Algonquins of Three Rivers or        ‘Magouas’. They deal with family memories, Indian origins, self perception and the dominant        group’s perception of their identity. The research is related to a legal claim for Indian        status by 350 Algonquins. Segregation and prejudice (“uncivilized savages”) have long        afflicted this population, which is characterized by the maintenance of an endogamous        marriage system and classificatory kinship. The main identity markers deal with memory,        history, genealogy, mobility related to hunting, unskilled jobs and poverty, and finally to        a specific relationship to nature. The Algonquins are still here.
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 						Este artículo se basa en cincuenta testimonios de Algonquinos (o Magouas) de la        región de Trois-Rivières que tematizan sobre la memoria familiar, los origines indígenas, la        percepción de sí mismos, tanto así como aquella que posee la sociedad mayoritaria sobre        ellos. La investigación fue llevada a cabo en el contexto del reclamo por el estatuto legal        de Indígena, tramitado por trescientas cincuenta personas algonquinas. Esta población,        segregada a lo largo del tiempo y víctima de prejuicios (“salvajes sin civilización”) se        caracteriza por sostener un sistema de matrimonio endogámico y un parentesco de tipo        clasificatorio. Las evocaciones marcantes de la identidad se refieren a la memoria, la        historia, la genealogía y a movilidad vinculada a las actividades de caza. En el mismo        sentido, esta identidad alude al trabajo precario, a la pobreza y a una relación particular        con la naturaleza. Los Algonquinos continúan allí.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007500ar</link></item><item><title>La « guerre du saumon » des années 1970-1980 | Entrevue avec Pierre Lepage</title><description>Gérald McKenzie ,Thierry Vincent </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007501ar</link></item><item><title>Note de recherche | évi-Strauss et Lacan autour de l’art et de l’acte. Propositions</title><description>Yvan  Simonis </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007502ar</link></item><item><title>Au fil du parcours</title><description>  Collectif</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007503ar</link></item><item><title>Rencontres dans quatre communautés</title><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007517ar</link></item><item><title>Serge-André Crête (1942 - 2011)</title><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007518ar</link></item><item><title>Vers une nouvelle exposition au Musée de la civilisation</title><description>Laurent Jérôme </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007519ar</link></item><item><title>Disrobing the Aboriginal Industry. The Deception Behind Indigenous Cultural Preservation

, Frances Widdowson et Albert Howard. McGill-Queen’s University Press, Montréal et Kingston, 2008, 330 p.</title><description>Paul Charest </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007520ar</link></item><item><title>L’Impasse amérindienne. Trois commissions d’enquête à l’origine d’une politique de tutelle et d’assimilation

. 1828-1858, Michel Lavoie et Denis Vaugeois. Septentrion, Québec, 2010, 499 p.</title><description>Jean-Jacques Simard </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007521ar</link></item><item><title>Le Domaine du roi, 1652-1859 : Souveraineté, contrôle, mainmise, propriété, possession, exploitation

, Michel Lavoie. Septentrion, Québec, 2010, 276 p.</title><description>Sigfrid Tremblay </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007522ar</link></item><item><title>Erratum</title><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007648ar</link></item><item><title>Publications québécoises récentes</title><description>Christian St-Pierre ,Éric Chalifoux </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007523ar</link></item><item><title>Thèses et mémoires</title><description>Christian St-Pierre </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007524ar</link></item><item><title>Livres reçus</title><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007525ar</link></item><item><title>Colloques et congrès</title><link>http://id.erudit.org/iderudit/1007526ar</link></item></channel></rss>
