<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"><channel><title>Érudit | </title><description>2012 N4</description><link>http://www.erudit.org/revue/rbanq/</link><item><title>Le fil de notre histoire</title><description>Guy Berthiaume </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1012092ar</link></item><item><title>Cartographier la terre des païens : la géographie des missionnaires jésuites en        Nouvelle-France au xvii
          e siècle</title><description>Jean-François Palomino 
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 						La conversion des « sauvages » fut l’une des plus importantes motivations à la base        des voyages de découverte en Amérique du Nord. Très souvent formés dans les meilleurs        collèges d’Europe, où ils ont apprivoisé les sciences théoriques et expérimentales de leur        époque, les missionnaires jésuites ne sont pas seulement prêcheurs mais également        explorateurs, ethnographes, astronomes et botanistes, sachant interroger l’autochtone,        observer les astres et prendre les mesures nécessaires pour cartographier la terre des        païens. Par divers exemples puisés à même les multiples lettres écrites en Amérique,        l’article démontre que les Jésuites firent un usage relativement important de la        cartographie et des savoirs connexes, non seulement pour véhiculer et consigner des        connaissances mais aussi pour obtenir le soutien du pouvoir royal et pour propager le        catholicisme parmi les autochtones. Utilisés comme outils pédagogiques, les cartes et les        globes appuyaient la rhétorique des missionnaires, leur conférant à la fois prestige et        crédibilité.
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 						The conversion of the “savages” was one of the most important driving forces behind        the expeditions to discover North America. Very often trained in the best schools in Europe,        where they mastered the theoretical and experimental sciences of their time, the Jesuit        missionaries were not merely preachers, but also explorers, ethnographers, astronomers and        botanists, who were able to communicate with the Amerindians, observe the stars and take the        necessary measurements to map the land of the pagans. Using various examples obtained from        the many letters written in North America, the article demonstrates that Jesuits use        cartography and the related fields of knowledge to a rather significant degree not only to        transmit and record knowledge, but also to obtain the support of the Royal authority and        spread Roman Catholicism among the Native Peoples. Used as pedagogical tools, maps and        globes supported the rhetoric of the missionaries, investing them with both prestige and        credibility.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1012093ar</link></item><item><title>De l’armée au séminaire : l’itinéraire et l’oeuvre de Pierre Collas, migrant éphémère        en Nouvelle-France (1698-1703)</title><description>Éva Guillorel 
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 						Pierre Collas fait partie des nombreux migrants éphémères qui ont contribué au        développement de la Nouvelle-France, mais dont la mobilité et l’absence d’ancrage dans la        société coloniale expliquent la rareté des traces laissées dans les archives. Une enquête        minutieuse menée dans les sources manuscrites conservées dans les dépôts français et        québécois permet toutefois de retracer assez précisément le parcours mouvementé de cet homme        méconnu. Entre 1698 et 1703, Pierre Collas est tour à tour soldat, séminariste et chirurgien        de navire en Nouvelle-France. Il est ainsi le témoin des transformations de la vie civile,        militaire et religieuse à une période-clé de l’évolution de la colonie. Son itinéraire, à        première vue atypique, rejoint partiellement celui de nombreux migrants non permanents.        Reconstituer son parcours permet ainsi, plus largement, de documenter toute une catégorie de        population qui apparaît rarement dans les sources archivistiques. En outre, Pierre Collas a        composé un manuscrit de cantiques à l’intention des élèves du Petit Séminaire de Québec,        témoignage tout à fait original sur la perception de cette institution éducative par l’un de        ses pensionnaires, et dont la réalisation même est remarquable dans le contexte d’une        industrie du livre dépourvue d’imprimerie sous le Régime français.
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 						Pierre Collas was one of the many ephemeral migrants who contributed to the        development of New France, although there are few traces of him in the archives as a result        of both his mobility and his lack of roots in colonial society. A painstaking investigation        conducted in the handwritten sources preserved in the French and Québec archive collections        has provided an opportunity to trace, with a certain degree of accuracy, the eventful life        journey of this little-known man. Between 1698 and 1703, Pierre Collas served as a soldier,        seminarian, and ship’s surgeon in New France. He therefore witnessed the transformation of        civil, military and religious life during a key period in the evolution of the colony. His        career path, which appears atypical at a first glance, resembles that of numerous        non-permanent migrants, in certain respects. Thus, reconstituting his life serves, in a        broader extent, to document an entire category of people that appears only rarely in archive        sources. Moreover, Pierre Collas wrote a book of songs intended for the students of the        Petit Séminaire de Québec, a truly original testimonial about one student’s view of that        educational institution and a remarkable accomplishment considering the lack of printing        facilities under the French Régime.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1012094ar</link></item><item><title>Qui donc est l’architecte de l’église Saint-Patrice de Rivière-du-Loup ?</title><description>Josette Michaud 
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 						La paroisse Saint-Patrice de Rivière-du-Loup conserve dans ses archives plusieurs        dessins de son église néogothique, tracés sur carton par ses architectes successifs.        Certains dessins sont anonymes, certains sont signés Charles Baillairgé, d’autres Napoléon        Bourassa, d’autres encore David Ouellet, et pourtant, une bonne partie des honoraires ont        été payés à François-Xavier Berlinguet. Plusieurs questions surgissent : le décor conçu par        Baillairgé a-t-il jamais été réalisé ? Pourquoi les dessins de Bourassa pour le décor        sont-ils datés d’avant l’incendie de 1883 ? Dans quel état Ouellet a-t-il trouvé l’église en        1883 ? En quoi le projet de reconstruction de Ouellet diffère-t-il du projet de Baillairgé ?        Les réponses à ces questions se trouvent dans différents fonds d’archives au Québec.        L’article montre que la construction de l’église Saint-Patrice s’est faite par interventions        successives et que l’étude comparative des dessins, des photographies, des devis et des        contrats permet de distinguer les interventions respectives de chacun des architectes. Il        montre aussi qu’il est nécessaire d’établir des ponts entre les différents fonds d’archives        pour documenter l’ensemble d’une oeuvre architecturale. Enfin, il donne un aperçu de        l’ampleur des richesses iconographiques des paroisses du Québec tout en sonnant l’alarme        quant à leur état de conservation et au risque de perdre la trace de nombreux documents au        cours des prochaines décennies.
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 						In its archives, the parish of Saint-Patrice de Rivière-du-Loup has several        drawings of its neo-gothic church, drawn on cardboard by successive architects. Some of the        drawings are anonymous, whereas others are signed by Charles Baillairgé, Napoléon Bourassa,        or David Ouellet. Yet, a good portion of the fees were paid to François-Xavier Berlinguet.        This raises several questions. Was the décor designed by Baillairgé ever completed? Why are        the drawings prepared by Bourassa for the décor dated prior to the fire of 1883? In what        condition did Ouellet find the church in 1883? How did Ouellet’s reconstruction project        differ from Baillairgé’s? The answers to these questions can be found in various archive        collections in Québec. The article demonstrates that the construction of the church of        Saint-Patrice was completed in successive stages and that a comparative study of the        drawings, photographs, specifications and contracts reveals the differences between the        respective interventions of each of the architects. It also indicates that it is necessary        to establish links between the various archive collections in order to document an entire        architectural work. Finally, it provides an overview of the scope of the iconographic wealth        of Québec’s parishes while sounding the alarm with respect to the state of their        preservation and the risk of losing track of numerous documents over the coming        decades.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1012095ar</link></item><item><title>Magog’s Church of Sainte-Marguerite-Marie and the Architectural Dynamics Between Two        of Québec’s Founding Institutions During the Twentieth Century: The Roman Catholic Church        and the Corporate Industrial Manufactory </title><description>Caroline Beaudoin 
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 						This case study conducts a spatial and visual analysis of Magog’s church of        Sainte-Marguerite-Marie, located in the Eastern Townships of Québec, based on the plans        designed by Sherbrooke architect Joseph Aimé Poulin between 1946 and 1949. The working class        community’s social history will be considered in terms of the factory workers’ collective        commitment to build a rare and exceptional church in the shadow of the Dominion Textile        Company’s imposing factory. The intent is to illustrate how the relative monumentality of        the church and its streamlined design respond to the factory both directly and indirectly.        The building is not only a product of the architect’s creative vision and technical logic        and skill; his clients’, the factory workers’, expectations and motivations merit        significant consideration as well. The professional climate of religious architecture during        the period also deserves attention, as does the environment within which the building was        inserted, and how that building responded to its existing surrounding urban landscape.        Finally, this essay presents the church’s architecture as a rather extra-ordinary example of        the modern design influence inserted into an otherwise marginalized neighbourhood        historically rooted in traditional values, practices and beliefs, positioned at the        crossroads between the textile industry and the Roman Catholic Church.
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 						Cette étude de cas propose une analyse spatiale et visuelle de l’église        Sainte-Marguerite-Marie de Magog, dans les Cantons-de-l’Est, au Québec, en se fondant sur        les plans dessinés par l’architecte sherbrookois Joseph Aimé Poulin entre 1946 et 1949.        L’histoire sociale de la communauté ouvrière est étudiée sous l’angle de la volonté        collective des ouvriers de bâtir une église unique et exceptionnelle, à l’ombre de        l’impressionnante usine de la Dominion Textile Company. Le but recherché est d’illustrer        comment la monumentalité et le plan simplifié de l’église dialoguent avec l’usine sur un ton        à la fois direct et indirect. Cet édifice n’est pas uniquement le fruit de la vision        créative, du talent et de la maîtrise technique de l’architecte : les attentes et les        motivations de ses clients, les ouvriers de l’usine, méritent également d’être prises en        considération. La conjoncture sociale et académique de l’architecture religieuse au cours de        cette période mérite aussi qu’on s’y attarde, de même que le milieu auquel l’édifice a été        intégré et la manière dont on a tenu compte du paysage urbain existant. Enfin, cet article        présente l’architecture de l’église comme un exemple extraordinaire de l’influence d’une        construction moderne dans un quartier marginalisé à tous autres égards, bien ancré dans les        valeurs, les pratiques et les croyances traditionnelles, à la croisée des chemins entre        l’industrie textile et l’Église catholique.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1012096ar</link></item><item><title>Faire confiance au Canadien moyen – Les manuels techniques de Louis-Alexandre        Bélisle</title><description>Josée Vincent 
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 						C’est à la veille de la Deuxième Guerre mondiale que Louis-Alexandre Bélisle,        journaliste et enseignant devenu imprimeur, conçoit plusieurs collections de manuels à        l’usage des ouvriers et des élèves des écoles techniques. Inspirée en partie d’ouvrages        produits aux États-Unis, la série « Arts, métiers et technique » n’en est pas moins collée à        la réalité québécoise. En effet, Bélisle ne se contente pas de transposer des données        factuelles dans le contexte canadien, il adapte les contenus et, surtout, il accorde une        importance capitale à la terminologie, n’hésitant pas à conserver des anglicismes et à avoir        recours à des canadianismes pour mieux rendre compte de l’univers ouvrier. Ainsi, avec ses        manuels, non seulement Bélisle reconnaît l’originalité et l’exactitude du vocabulaire        ouvrier, mais il en revendique l’utilisation et en défend la légitimité. Les manuels de        Bélisle s’adressent à une classe ouvrière économiquement et culturellement dominée. Certes,        l’éditeur y transpose sa vision du monde, soit celle d’un enseignant de l’École de commerce        et d’un patron d’entreprise, mais il y transmet aussi sa conception de la culture, qui lui        fait préférer au français standard la vivacité de la langue du peuple. C’est cet intérêt        pour la langue qui fait des manuels de Bélisle un cas à part, à la frontière des cultures        bourgeoise et ouvrière.
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 						On the eve of World War II, Louis-Alexandre Bélisle, a journalist and teacher        turned printer, designed several collections of manuals for workers and students of        technical schools. Inspired in part by works produced in the United States, the series        “Arts, métiers et technique” was nevertheless closely tied to the Québec reality. In fact,        Bélisle did not settle for merely transposing factual data for the Canadian context, he        adapted the content and, above all, he gave a major role to terminology, preserving        Anglicisms and using Canadianisms so as to better render the working-class universe. Thus,        with his manuals, not only did Bélisle recognize the originality and the accuracy of the        working-class vocabulary, he also demanded that it be used and defended its legitimacy.        Bélisle’s manuals were intended for a working class that was economically and culturally        dominated. Of course, the publisher transposed his vision of the world onto these works,        namely that of a teacher at the École de commerce and a corporate manager, but he also        transmitted his concept of culture, preferring the liveliness of the language spoken by the        people over standard French. It was this interest in language that set Bélisle’s manuals        apart, at the boundary between the middle-class and working-class cultures.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1012097ar</link></item><item><title>« Il y a des choses qu’une personne cultivée ne peut ignorer » – Le Bulletin        de la Société d’étude et de conférences (1951-1967) : sa genèse, ses actrices et son        contenu</title><description>Fanie St-Laurent 
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 						La Société d’étude et de conférences, fondée à Montréal en 1933, est un regroupement féminin à l’origine de plusieurs manifestations littéraires et culturelles du milieu du xx e siècle au Québec. Privilégiant l’étude et la recherche en cercles d’une douzaine de femmes, elle invite aussi, entre 1933 et 1967, au-delà de 500 conférenciers reconnus, dont les Français Pierre Emmanuel et Jean-Paul Sartre ainsi que les Québécois Paul-Émile Borduas et René Lévesque. De 1951 à 1967, le regroupement fait paraître son Bulletin, qui propose des textes des membres et des conférenciers invités. Au sommaire, il est question de littérature, d’histoire, de critique et d’actualités littéraires et culturelles. Il s’agit d’un organe d’information, certes, mais surtout d’un lien tangible entre les membres. Pour la Société d’étude et de conférences, le Bulletin est une nouvelle façon, après les recherches personnelles, les conférences et le concours littéraire, de réfléchir et de partager des connaissances. Oublié des chercheurs, le Bulletin de la Société d’étude et de conférences mérite d’être analysé pour comprendre chacune des étapes qui ont mené les femmes à occuper l’espace public. Cette analyse a été rendue possible grâce au fonds Société d’étude et de conférences (section Montréal), conservé au Centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
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 						The Société d’étude et de conférences, founded in Montréal in 1933, was a women’s        group that gave rise to several literary and cultural manifestations in the mid-20th century        in Québec. Promoting study and research in groups of a dozen or so women, it also invited        more than 500 renowned speakers, between 1933 and 1967, including Frenchmen Pierre Emmanuel        and Jean-Paul Sartre, as well as Québecers Paul-Émile Borduas and René Lévesque. From 1951        to 1967, the group published its Bulletin, which contained the texts of members and        guest speakers. The topics covered included: literature, history, critiques, and literary        and cultural current events. It was an information vehicle, of course, but above all a        tangible link among the members. For the Société d’étude et de conférences, the        Bulletin was a new means, following personal research, lectures and literary        competitions, to reflect and share knowledge. Forgotten by researchers, the        Bulletin of the Société d’étude et de conférences deserves to be studied so as to        clarify each of the steps that led women to occupy the public space. This examination was        made possible as a result of the Société d’étude et de conférences (Montréal section) fonds        preserved at BAnQ’s Montréal archives centre.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1012098ar</link></item><item><title>Les collections d’imprimés et les fonds d’archives de banq : des ressources importantes pour l’histoire de        la caricature et de la satire graphique québécoises avant 1960</title><description>Dominic Hardy 
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 						Pour toute étude sur l’histoire de la caricature et de la satire graphique au        Québec avant 1960, les fonds et les collections de Bibliothèque et Archives nationales du        Québec (BAnQ) sont d’une richesse exceptionnelle. Ce texte présente les collections        d’imprimés et les fonds d’archives utiles à la recherche en deux temps. Nous examinons        d’abord les lieux de publication des documents pour faire ressortir les grandes étapes de        l’évolution de la pratique caricaturale sur le territoire québécois. Ensuite, nous décrivons        deux fonds d’archives pour indiquer comment des corpus très différents, composés de        caricatures et d’autres documents, peuvent être utiles aux chercheurs. Premièrement, un        fonds de 3600 caricatures originales signées par Albéric Bourgeois (1876-1962), véritable        témoignage de l’avènement de la modernité culturelle au xx e siècle. Ensuite, un ensemble de documents associés au peintre Louis        Dulongpré (1759-1843) qui montre comment la circulation de caricatures est étroitement liée        aux débuts de la vie démocratique de la collectivité. Ainsi, BAnQ est riche de documents        divers  – originaux et reproductions – qui permettent de voir comment artistes et éditeurs        ont été les artisans d’une forme d’expression qui a longtemps été au coeur de polémiques        dans la société québécoise.
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 						For any study of the history of caricatures and graphic satire in Québec prior to        1960, the Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) fonds and collections are        exceptionally valuable. This text presents the printed materials and archival collections        that can be of use for research from two angles. First, we will examine the places where the        documents were published so as to highlight the major steps in the development of caricature        across Québec. Following this, we will describe two archival collections so as to indicate        how very different corpora, including caricatures and other documents, can be of use to        researchers. The first corpus is a collection of 3600 original caricatures signed by Albéric        Bourgeois (1876-1962), a veritable testimonial to the advent of 20th century modernity. The        second is a series of documents pertaining to painter Louis Dulongpré (1759-1843), which        demonstrates how the circulation of caricatures was closely tied to the early days of the        democratic life of the people. Thus, BAnQ holds a wealth of diverse documents—both originals        and reproductions—that can be used to see how artists and publishers were the creators of a        form of expression that remained at the heart of the controversies of Québec society for a        long time.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1012099ar</link></item><item><title>Le pouvoir créateur d’Alfred et de Clémence</title><description>Julie Roy ,Hélène Fortier </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1012100ar</link></item></channel></rss>