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Recherches féministes

Volume 20, numéro 1, 2007, p. 27-54

Femme et gestion

Sous la direction de Isabelle Fortier et Francine Harel Giasson

Direction : Estelle Lebel (directrice)

Rédaction : Estelle Lebel (rédactrice en chef)

Éditeur : Revue Recherches féministes

ISSN : 0838-4479 (imprimé)  1705-9240 (numérique)

DOI : 10.7202/016115ar

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Article

L’ascension professionnelle et le plafond de verre dans les entreprises privées au Québec 

Isabelle Marchand

Johanne Saint-Charles

Christine Corbeil

Résumé

En dépit du consensus social québécois sur l’égalité de fait à atteindre, l’histoire de l’émancipation des femmes reste à parachever. Sur le marché du travail, les échelons supérieurs des organisations, tant privées que publiques, demeurent la prérogative des hommes qui occupent, dans une proportion très élevée, les postes les plus influents dans la majorité des entreprises au Québec et ailleurs. Le présent article s’intéresse au phénomène du plafond de verre et, plus précisément, à la pérennité des facteurs qui contribuent à son édification au sein d’une culture organisationnelle donnée, soit les milieux de la gestion et des finances dans les entreprises privées au Québec. À la suite de l’évolution des valeurs sociétales en matière d’égalité des sexes en Occident, comment peut-on en effet expliquer le maintien de cet effet frontière au cours de la carrière ascendante des femmes cadres? Pour répondre à cette question centrale, les auteures proposent un exposé en quatre temps. Elles tracent d’abord un portrait de la présence des femmes dans les échelons supérieurs des organisations québécoises et canadiennes. Par la suite, elles mettent en évidence les principaux facteurs qui érigent le plafond de verre, puis elles décrivent brièvement les orientations théoriques et méthodologiques qui ont guidé leur étude. Enfin, elles présentent un bref aperçu des résultats préliminaires de recherche et esquissent quelques pistes d’analyse.

Abstract

The « Glass Ceiling » in Private Enterprises of Quebec

Despite Quebec’s social consensus on reaching a factual equality, the history of women’s emancipation is yet to be completed. In the work place, staff position within private and public organisations remain men’s prerogative, since they occupy a very high proportion of the influent positions of most enterprises here and abroad. The current article investigates the « glass ceiling » phenomenon, and more precisely the sustainability of the factors contributing to its edification within a given organizational culture in the midst of management and finance in private enterprises of Quebec. Following the evolution of societal values of the Western world in matters of equality between sexes, how can we indeed explain the containment of this frontier effect while the career of leading women is ascending? To answer this crucial question, we propose a four steps analysis. First, we will draw a brief picture of women presence in the higher levels of canadian and quebequer organisation. Second, we will identify the main factors that erect the « glass ceiling » and, third, we will try to understand in which way the gender relations within the organizational culture contribute to the reproduction of theses factors. Finally, we will present and comment our preliminary research results.

Auteurs : Isabelle Marchand, Johanne Saint-Charles et Christine Corbeil
Titre : L’ascension professionnelle et le plafond de verre dans les entreprises privées au Québec 
Revue : Recherches féministes, Volume 20, numéro 1, 2007, p. 27-54
URI : http://id.erudit.org/iderudit/016115ar
DOI : 10.7202/016115ar

Tous droits réservés © Recherches féministes, Université Laval, 2007

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