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Recherches féministes

Volume 20, numéro 2, 2007, p. 7-36

Les féminismes

Sous la direction de Diane Lamoureux

Direction : Estelle Lebel (directrice)

Rédaction : Estelle Lebel (rédactrice en chef)

Éditeur : Revue Recherches féministes

ISSN : 0838-4479 (imprimé)  1705-9240 (numérique)

DOI : 10.7202/017604ar

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Article

Le genre, structure sérielle : penser les femmes comme un groupe social

Iris Marion Young

Résumé

À la suite des critiques formulées par des femmes de couleur et par des lesbiennes quant à la conception ethnocentrique blanche et hétérosexiste d’une bonne partie de la réflexion féministe, l’auteure essaie de penser la catégorie « femmes » en dehors des définitions essentialisantes et totalisantes. Elle propose, à cette fin, de recourir à la notion sartrienne de structure sérielle pour penser les femmes comme un groupe social dont les membres n’ont pas nécessairement à partager les mêmes attributs. Cela lui permet d’envisager la possibilité d’un féminisme qui ne repose pas sur la catégorie « femmes » dans son ensemble, mais qui émerge plutôt des pratiques, nécessairement parcellaires, de femmes qui transforment en enjeux politiques certains aspects de la « condition féminine ». Ainsi, il devient possible de penser le féminisme comme théorie et pratique politiques sans le faire procéder de « femmes » dont la condition serait identique en tous points, mais plutôt de coalitions qui remettent en cause un aspect particulier des rapports de pouvoir entre hommes et femmes.

Abstract

Gender as Seriality

Taking into consideration critiques from women of color or lesbians on the white ethnocentric and heterosexist character of a large part of feminist theorizing, I try to conceptualize the category “women” while avoiding both essentialism and totalisation. For this purpose, I propose to use the Sartrian concept of seriality in order to think about women as a social group, without implying that all women share a set of social attributes. This allows me to adopt a conception of feminism that does not proceed from the category “women” as a whole, but stems out of the partial practices that politicize various aspects of “women’s condition”. Thus, one can define feminism as a theory and a political practice that is not exclusive to the domain of “women”, but rather draw on various coalitions that challenge the power relation between men and women in some respect.

Auteur : Iris Marion Young
Titre : Le genre, structure sérielle : penser les femmes comme un groupe social
Revue : Recherches féministes, Volume 20, numéro 2, 2007, p. 7-36
URI : http://id.erudit.org/iderudit/017604ar
DOI : 10.7202/017604ar

Tous droits réservés © Recherches féministes, Université Laval, 2007

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