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Revue québécoise de linguistique

Direction : Philippe Barbaud (directeur)

Rédaction : Philippe Barbaud (co-rédacteurs) et Denis Bouchard (co-rédacteurs)

Éditeur : Université du Québec à Montréal

ISSN : 0710-0167 (imprimé) 1705-4591 (numérique)

Précédé de : Cahier de linguistique

rql

Volume 24, numéro 2, 1996, p. 17-200

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Articles  

   

Colette Beaumont-James

Analyse de discours d’enseignants de FLÉ en classe maternelle

Pages 17–37

[PDF 1,9 Mo]  [Résumé

RÉSUMÉ

L’auteure procède à l’analyse du discours d’enseignants de FLÉ en classe maternelle exerçant dans le cadre d’écoles françaises en Espagne et ayant adopté une approche communicative. Elle observe comment la situation de communication construite par des enseignants peut infléchir leur propre discours et comment ce discours peut infléchir à son tour les productions langagières des enfants. Sont analysées d’un point de vue linguistique des représentations de l’enseignant, de l’enfant, de la langue. Enfin, des propositions sont formulées en vue de mieux prendre en considération certains paramètres de la communication

   

Claude Bégin

Characterizing the Type of Outcome Evoked by the Perfect Simple and the Perfect Progessive in English

Pages 39–52

[PDF 1,2 Mo]  [Résumé

RÉSUMÉ

La plupart des grammairiens reconnaissent que les formes simple et progressive du Perfect expriment des résultats de nature différente. Soit l’exemple suivant : I have mowed the lawn où le Perfect Simple porte notre attention sur l’état présent de la pelouse (elle est maintenant tondue), alors que la forme progressive I have been mowing the lawn évoquerait plutôt un effet de l’activité et pourrait servir à expliquer pourquoi le sujet est couvert de sueur, par exemple. Bien qu’évidente, cette différence de nature des résultats n’a jamais fait l’objet d’une description permettant d’expliquer comment chaque type est engendré par la forme verbale, chose que je me propose de faire dans le présent article.

   

Laurent Gajo

Entre enjeux communicatifs et moyens linguistiques, la gestion de l’impact dans l’interaction exolingue : l’exemple de c’est

Pages 53–69

[PDF 1,6 Mo]  [Résumé

RÉSUMÉ

Cet article s’inscrit dans une perspective qui essaie de décrire les parcours et les processus d’acquisition d’une langue seconde à travers l’analyse de l’interaction verbale. Nous essaierons de voir quels enjeux sous-tendent la dynamique d’apprentissage suivie par le locuteur moins compétent. Ces enjeux, loin d’être prioritairement morphosyntaxiques, se situent au niveau de la gestion de l’interaction. Pour l’apprenant, devenir compétent signifie pouvoir agir sur la relation d’interlocution à titre d’interactant à part entière. Il s’agit notamment pour lui de savoir gérer l’impact de son discours, par exemple à travers une maîtrise adéquate de l’argumentation et de la modalisation. Cette maîtrise suppose cependant l’acquisition d’outils linguistiques de type morphosyntaxique. Nous analyserons alors la dialectique qui s’instaure entre enjeux interactionnels et moyens linguistiques. Si l’interaction sert à apprendre, elle doit en quelque sorte être apprise.

   

Montserrat Planelles Iváñez

L’influence de la planification linguistique dans la féminisation des titres en France et au Québec : deux résultats différents en ce qui a trait à l’usage

Pages 71–106

[PDF 3,2 Mo]  [Résumé

RÉSUMÉ

Notre propos dans cet article est d’analyser le rôle de la planification linguistique pour l’implantation d’usages concrets dans la féminisation des titres. Nous présentons l’état de la question de la planification dans deux points clés de la francophonie : la France et le Québec, ainsi que les normes proposées dans ces deux pays. Ensuite, nous tentons d’établir comment s’emploient certains noms de profession qui se rapportent à la femme, sur la base d’un corpus de presse écrite à caractère informatif. Nous avons constaté que, au Québec, cette planification a supposé une vraie révolution dans l’usage linguistique. En France, cependant, l’évolution du phénomène a eu une trajectoire différente où l’influence de la planification a été minime.

   

Jean-Marcel Léard

Ti / -tu, est-ce que, qu’est-ce que, ce que, hé que, don : des particules de modalisation en français?

Pages 107–124

[PDF 1,5 Mo]  [Résumé

RÉSUMÉ

Nous montrons qu’il faut désormais recourir dans le domaine de l’interrogation et de l’exclamation à la notion de « particule de modalisation de phrase » pour caractériser le comportement et le rôle de certains morphèmes du français. Contestées ou non définies, ces particules concurrencent pourtant depuis longtemps les inversions et leur nombre aussi bien que leur emploi n’a cessé de croître. Le français et le français du Québec, tout en évoluant différemment, ont en commun d’avoir développé des particules variées pour faire des phrases interrogatives et exclamatives.

   

Dong-Ho Pak

À propos des propriétés syntaxiques et sémantiques des verbes aspectuels du coréen

Pages 125–149

[PDF 2 Mo]  [Résumé

RÉSUMÉ

Les verbes aspectuels du coréen présentent un certain nombre de propriétés qui nous permettent de les distinguer des autres verbes non seulement sur le plan syntaxique, mais aussi sur le plan sémantique. Ces différences se manifestent à travers la construction qui contient le complément phrastique. Sur le plan syntaxique, les verbes aspectuels imposent des restrictions de temps et de coréférentialité au complément phrastique. Sur le plan sémantique, les verbes aspectuels ont comme fonction d’apporter une modification d’ordre aspectuel à l’événement décrit par le complément phrastique et présentent un caractère implicationnel. Ils imposent aussi des restrictions aspectuelles au complément phrastique. Toutes les différences nous montrent que les verbes aspectuels sont syntaxiquement ainsi que sémantiquement plus étroitement liés à leur complément phrastique que ne le sont les autres verbes.

   

Driss Rhaïb

Le mélange de langues dans le discours d’enseignants marocains de français au Maroc, en dehors de la classe

Pages 151–163

[PDF 1,2 Mo]  [Résumé

RÉSUMÉ

À travers cet article, nous nous sommes intéressé à une des conséquences directes des langues en contact, à savoir celle du mélange de langues : français-arabe chez des enseignants marocains du français au Maroc en dehors de la classe. À l’observation d’un corpus oral recueilli auprès d’un groupe d’enseignants de sexe masculin, nous nous sommes aperçus de la mixité des codes dans leurs discussions, une mixité qui se caractérise par le mélange de deux codes linguistiques totalement opposés. L’analyse que nous avons développée est orientée vers la composante lexicale à travers laquelle nous avons essayé de mettre à jour les facteurs susceptibles de provoquer le mélange des deux langues en contact. Cette analyse nous amène à conclure que même des enseignants — arabophones — de la langue française n’échappent pas aux mélanges de langues français-arabe.

   

Marie-Thérèse Vinet

Lexique, emprunts et invariants : une analyse théorique des anglicismes en français du Québec

Pages 165–181

[PDF 1,7 Mo]  [Résumé

RÉSUMÉ

Cet article traite de l’emprunt, à savoir les anglicismes en français du Québec (FQ), dans le cadre d’une théorie grammaticale. Le programme minimaliste de Chomsky (1995) émet l’hypothèse que la variation est restreinte aux parties non substantives du lexique et aux propriétés générales des éléments lexicaux. En d’autres termes, nous posons que les propriétés des catégories fonctionnelles de la grammaire créditrice sont toujours exclues de cet échange.

Notre étude de cas porte sur l’étude du système du déterminant et du mot fun en FQ : c’est l’fun/*it's the fun, on a eu un fun noir/*we had a black fun (on s’est follement amusés), c'est full fun/*it's full fun (c’est très amusant). On y montre que les valeurs catégorielles doubles, en tant que N ou A attribuées exceptionnellement à ce mot dans la grammaire de l’anglais, se retrouvent également en FQ, mais d’une façon totalement nouvelle, innovatrice.

 

Comptes rendus  

   

Anne-Marie Benoit

Nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne, Joseph Hanse, 1994, Éditions De Boek - Duculot, 983 p.

Pages 185–189

[PDF 523 ko]  [Notice

   

Natalia Golubéva-Monatkina

La négation : actes du colloque de Paris X-Nanterre, 12-13-14 novembre 1992, Pierre Attal (réd.), 1994, numéro spécial de LINX.

Pages 191–193

[PDF 291 ko]  [Notice

 

 

   

Ouvrages reçus

Pages 197–200

[PDF 296 ko]  [Notice

URI : http://www.erudit.org/revue/rql/1996/v24/n2/

Tous droits réservés © Université du Québec à Montréal, 1996

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