La multinationalisation des firmes canadienens-françaises
Jorge Niosi
Résumé
Depuis une dizaine d'années, l'activité étrangère des firmes canadiennes s'est considérablement accrue. Jusqu'au milieu des années 1970, cette activité était quasi exclusivement du ressort des sociétés anglo-canadiennes, et notamment d'une poignée de grandes firmes multinationales ainsi que des grandes banques canadiennes-anglaises. Au cours des dernières années, cependant, un certain nombre de firmes contrôlées par des francophones ont commencé à avoir des filiales à l'étranger. Ce sont des entreprises de grande envergure, souvent le chef de file québécois dans les industries concentrées. Le plus souvent, ces sociétés commencent aux États-Unis leur expansion outre-frontières, pour ensuite s'installer en Europe et aux Caraïbes ; elles adoptent ainsi un cheminement géographique semblable à celui des multinationales anglo-canadiennes. Au point de vue industriel, ces sociétés francophones sont plus nombreuses dans la finance, les services et le commerce, mais quelques firmes industrielles commencent aussi à produire à l'étranger.
Rappelant les principales théories sur la question, l'article présente cinq cas d'expansion internationale : la B.N.C., Bombardier, Provigo, Campeau et Power Corporation, et déduit les comportements politiques probables de la bourgeoisie francophone qui contrôle ces sociétés.
| Auteur : | Jorge Niosi |
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| Titre : | La multinationalisation des firmes canadienens-françaises |
| Revue : | Recherches sociographiques, Volume 24, numéro 1, 1983, p. 55-73 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/056015ar |
| DOI : | 10.7202/056015ar |
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