Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Recherches sociographiques

Volume 31, numéro 3, 1990, p. 339-357

La santé

Direction : Simon Langlois (éditeur)

Rédaction : Marc-André Lessard (rédacteur)

Éditeur : Département de sociologie, Faculté des sciences sociales, Université Laval

ISSN : 0034-1282 (imprimé)  1705-6225 (numérique)

DOI : 10.7202/056546ar

rs
< PrécédentSuivant >
Article

La provincialisation des services de santé

Gérard Bélanger

Résumé

Trente ans après l'assurance-hospitalisation et vingt ans après l’assurance-maladie, les soins de santé se présentent comme un système provincialisé financé à 80% par la taxation. Plusieurs de ses caractéristiques entraînent une affectation centralisée des ressources. Depuis 1970, les dépenses en ce domaine accusent une tendance à la hausse beaucoup moins prononcée par rapport à une production intérieure brute que pendant les décennies précédentes et connaissent même des périodes de stabilité, grâce aux contrôles gouvernementaux sur la capacité du système. Malgré les récents discours décentralisationistes, la question n'est pas celle du choix entre décentralisation et centralisation —puisque le financement est centralisé—, mais plutôt celle du moyen d'aménager la centralisation qui est sujette à ne répondre qu'aux crises, réelles ou artificielles.

Abstract

Thirty years after hospitalization insurance and twenty years after health insurance, health care presents itself as a provincialized system with 80% of its financing coming from taxes. Several of its characteristics result in a centralized allocation of resources. Since 1970, expenditures in this field have shown an upward trend, in comparison to a gross domestic product, much weaker than during the preceding decades and have even gone through periods of stability due to government controls on the capacity of the system. In spite of recent talk in favour of decentralization, the issue is not a choice between decentralization and centralization—since the financing is centralized— but rather the means by which to organize the centralization, which has a tendency to respond only to crises, either real or artificial.

Auteur : Gérard Bélanger
Titre : La provincialisation des services de santé
Revue : Recherches sociographiques, Volume 31, numéro 3, 1990, p. 339-357
URI : http://id.erudit.org/iderudit/056546ar
DOI : 10.7202/056546ar

Tous droits réservés © Recherches sociographiques, Université Laval, 1990

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2013